{"id":1348,"date":"2013-07-07T19:45:09","date_gmt":"2013-07-07T19:45:09","guid":{"rendered":"http:\/\/chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com\/?p=1348"},"modified":"2013-07-07T19:45:09","modified_gmt":"2013-07-07T19:45:09","slug":"derapages-mercredi-a-lelysee-lettre-ouverte-de-madeleine-des-veilleurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/2013\/07\/07\/derapages-mercredi-a-lelysee-lettre-ouverte-de-madeleine-des-veilleurs\/","title":{"rendered":"DERAPAGES (des gendarmes et des CRS) mercredi 3 juillet 2013 \u00e0 l\u2019ELYSEE, lettre ouverte de Madeleine, des Veilleurs"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/chartedefontevraultprovidentialisme.files.wordpress.com\/2013\/07\/gourdin_dun_millier_dours_marteau.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1361\" alt=\"Gourdin_d'un_millier_d'ours_(marteau)\" src=\"http:\/\/chartedefontevraultprovidentialisme.files.wordpress.com\/2013\/07\/gourdin_dun_millier_dours_marteau.jpg\" width=\"490\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/gourdin_dun_millier_dours_marteau.jpg 490w, https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/gourdin_dun_millier_dours_marteau-300x138.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 490px) 100vw, 490px\" \/><\/a><\/p>\n<p><span style=\"font-size:12pt;font-family:Verdana;\"><a href=\"http:\/\/fr.guildwars.wikia.com\/wiki\/Gourdin_d'un_millier_d'ours_(marteau\">http:\/\/fr.guildwars.wikia.com\/wiki\/Gourdin_d&#8217;un_millier_d&#8217;ours_(marteau<\/a>)<\/span><\/p>\n<p>J\u2019arrive devant l\u2019Elys\u00e9e avec trois autres Veilleurs : deux personnes sont d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sentes. Nous nous pla\u00e7ons sur le trottoir et lisons en silence. Tout d\u2019un coup, une cinquantaine de policiers et de CRS solidement cuirass\u00e9s arrivent, tandis que d\u2019autres Veilleurs nous rejoignent : nous sommes dix, puis trente, puis cinquante, debout, en silence, \u00e0 plusieurs m\u00e8tres d\u2019intervalle les uns des autres. Les CRS et gendarmes ne cessent d\u2019affluer, la disproportion de leurs dispositifs, comme toujours, est flagrante. Soudain, une directive fuse dans le silence de la nuit : <em>\u00ab Allez les gars, on les pousse !<\/em> \u00bb L\u2019objectif de ces hommes : cr\u00e9er un attroupement et provoquer une situation ill\u00e9gale. Nous n\u2019avons pourtant re\u00e7u aucune sommation.<\/p>\n<p>Nous restons debout, en silence, mais les policiers commencent \u00e0 charger. Certains Veilleurs se laissent faire, docilement ; d\u2019autres choisissent de s\u2019asseoir, mais tous se mettent \u00e0 chanter L\u2019Esp\u00e9rance. Soudain, une jeune fille crie de douleur : un policier la pousse tout en lui pin\u00e7ant tr\u00e8s violemment la colonne vert\u00e9brale. Les forces de l\u2019ordre pr\u00e9cipitent sur nous les veilleurs qui n\u2019ont pas eu le temps de s\u2019asseoir. Je suis pi\u00e9tin\u00e9e et me recroqueville en me couvrant tant bien que mal le visage. Je finis par lever la t\u00eate et demande avec d\u00e9tresse au premier CRS que j\u2019aper\u00e7ois de venir me porter secours, car je suis \u00e9cras\u00e9e dans la bousculade : il m\u2019extrait de la cohue, tout en me faisant une cl\u00e9 de bras, alors que je ne demandais qu\u2019\u00e0 \u00eatre retir\u00e9e de cette pouss\u00e9e aveugle. Je comprime ma douleur et subis cette violence gratuite en silence. Seulement, une fois debout, je suis pouss\u00e9e par un autre policier qui m\u2019administre au passage une grande claque dans le dos, me faisant voler sur plus d\u2019un m\u00e8tre. Un coll\u00e8gue, en l\u2019apercevant, intervient et lui demande alors de se calmer : il faut dire que la vue d\u2019un mastodonte cuirass\u00e9 en train de frapper une jeune fille d\u20191m67 pour 48 kilos doit \u00eatre difficilement supportable. Je contemple interdite les sc\u00e8nes semblables qui se multiplient autour de moi : des CRS administrent cl\u00e9s de bras et claques dans le dos, pincent les oreilles de certains, bien que nous n\u2019opposions pas d\u2019autre r\u00e9sistance que de nous tenir les uns aux autres. Certains CRS sont manifestement hors de contr\u00f4le. L\u2019un d\u2019eux jette brutalement une m\u00e8re de famille \u00e0 terre, au milieu d\u2019autres Veilleurs debout : deux autres CRS l\u2019attrapent alors par son gilet, et le retirent du lieu sans dire un mot. Les personnes encore assises sont tra\u00een\u00e9es sur plusieurs m\u00e8tres avant d\u2019\u00eatre l\u00e2ch\u00e9s brutalement, \u00e0 quelques dizaines de centim\u00e8tres du sol. Un CRS ne rel\u00e2che l\u2019un de ces jeunes qu\u2019apr\u00e8s s\u2019\u00eatre assur\u00e9 d\u2019avoir arrach\u00e9 tous les boutons de sa chemise. Un autre jeune, rouge et suffocant, est quant \u00e0 lui tir\u00e9 par le cou. Les personnes qui obtemp\u00e8rent et ne demandent qu\u2019\u00e0 avancer sont projet\u00e9es la face la premi\u00e8re, qui contre les vitrines, qui contre les voitures.<\/p>\n<p>C\u2019en est trop, les larmes me viennent aux yeux devant pareil spectacle. Malgr\u00e9 la col\u00e8re et l\u2019indignation qui m\u2019\u00e9tranglent la voix, je supplie les policiers qui restent \u00e0 l\u2019\u00e9cart, manifestement \u00e9c\u0153ur\u00e9s de ce qu\u2019ils observent, d\u2019intervenir pour calmer leurs coll\u00e8gues et mettre fin \u00e0 ces d\u00e9rapages. Ils baissent la t\u00eate, et soupirent, tout comme leurs voisins. Je demande \u00e0 voir le commissaire, que je commence \u00e0 bien conna\u00eetre puisqu\u2019il est pr\u00e9sent \u00e0 chacune de nos veill\u00e9es, et avec lequel il me semblait jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent avoir construit une vraie relation de confiance : on me refuse ce droit, et malgr\u00e9 mes appels d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s, le commissaire, scotch\u00e9 \u00e0 son talkie, semble ne pas me voir.<\/p>\n<p>Une jeune fille est alors violemment projet\u00e9e au sol, \u00e0 mes pieds, et se cogne la t\u00eate sur l\u2019angle du trottoir. Je me pr\u00e9cipite avec d\u2019autres Veilleurs pour la secourir, d\u2019autant que les CRS continuent \u00e0 pousser les gens alors m\u00eame que plusieurs personnes sont au sol : la jeune fille reste \u00e0 moiti\u00e9 inconsciente, puis se recroqueville et se frotte lentement le cr\u00e2ne, sous l\u2019effet de la douleur. On demande un m\u00e9decin, mais la bousculade reprend de plus belle. Une jeune fille indique aux CRS qu\u2019<em>elle ne se sent pas bien<\/em>. Malgr\u00e9 cette pr\u00e9cision, elle est transport\u00e9e manu militari par 2 ou 3 CRS et pos\u00e9e au num\u00e9ro 70 de la rue du Faubourg Saint-Honor\u00e9. Deux personnes, bless\u00e9es, devront aussit\u00f4t \u00eatre ramen\u00e9es chez elles afin d\u2019\u00eatre soign\u00e9es. Un jeune homme est extrait \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du cordon de CRS par un policier visiblement hors de lui, qui continue \u00e0 le pousser violemment sur plusieurs m\u00e8tres en le prenant au cou, alors m\u00eame que le jeune se trouve hors de la zone dont on veut nous \u00e9loigner : \u00ab <em>Mais arr\u00eatez l\u00e0 ! C\u2019est bon, je suis sorti !<\/em> \u00bb. Je cours avec d\u2019autres Veilleurs vers le jeune indign\u00e9 pour le supplier de rester calme, malgr\u00e9 cette violence gratuite qu\u2019il vient de subir.<\/p>\n<p>Autour de moi, les clameurs et les supplications des Veilleurs se multiplient : \u00ab Doucement, mais doucement ! \u00bb, \u00ab<em> A\u00efe ! A\u00efe, vous me faites mal, Monsieur !<\/em> \u00bb, \u00ab <em>Arr\u00eatez ! Arr\u00eatez, \u00e7a suffit !<\/em> \u00bb, \u00ab<em>\u00a0Du calme ! On se calme !<\/em> \u00bb, \u00ab <em>M\u00e9decin ! Un m\u00e9decin, s\u2019il vous pla\u00eet !<\/em> \u00bb, \u00ab <em>Quelle honte\u2026 Mais quelle honte, vraiment\u2026<\/em> \u00bb. Je vole d\u2019un Veilleur \u00e0 l\u2019autre pour les engager \u00e0 rester silencieux, et vais ensuite trouver un autre policier : \u00ab <em>Ce que vous faites est parfaitement ill\u00e9gal, vous en \u00eates conscient ?<\/em> \u00bb. R\u00e9ponse sid\u00e9rante, que l\u2019agent m\u2019adresse en me regardant dans le blanc des yeux, \u00e0 quelques centim\u00e8tres de mon visage, le sourire aux l\u00e8vres : \u00ab <em>Oui Madame, c\u2019est ill\u00e9gal, ce que nous faisons.<\/em> \u00bb. Je n\u2019arrive pas \u00e0 croire ce que je viens d\u2019entendre. Un jeune homme, son portable \u00e0 la main, filme la sc\u00e8ne et demande au fonctionnaire de redire les propos qu\u2019il vient de tenir, mais celui-ci se reprend et r\u00e9torque alors, \u00e9nergiquement : \u00ab <em>Non, ce n\u2019est pas ill\u00e9gal !<\/em> \u00bb. Un Veilleur distribue alors des papiers sur lesquels sont \u00e9num\u00e9r\u00e9s les articles du code que les forces de l\u2019ordre sont en ce moment-m\u00eame en train de violer impun\u00e9ment.<\/p>\n<p>J\u2019ai peine \u00e0 croire qu\u2019une semaine auparavant, nous \u00e9tions re\u00e7us au Conseil de l\u2019Europe afin de t\u00e9moigner des violences polici\u00e8res en France. Cette audition avait permis, le lendemain, l\u2019adoption d\u2019une r\u00e9solution par le Parlement du Conseil de l\u2019Europe, condamnant la France, au m\u00eame titre que la Turquie, pour son \u00ab <em>usage disproportionn\u00e9 des forces de l\u2019ordre face aux manifestations<\/em> \u00bb. J\u2019\u00e9tais convaincue que ce rappel \u00e0 l\u2019ordre inciterait le gouvernement \u00e0 plus de prudence et de mod\u00e9ration dans son attitude face aux Veilleurs et, ing\u00e9nument, j\u2019esp\u00e9rais que cette visite \u00e0 Strasbourg inaugurerait une p\u00e9riode d\u2019apaisement. Mais les cinquante-deux interpellations, la semaine derni\u00e8re, ajout\u00e9es \u00e0 ces nouveaux d\u00e9rapages t\u00e9moignent du refus obstin\u00e9 du gouvernement d\u2019entendre notre mouvement et de garantir les libert\u00e9s fondamentales de tous les Fran\u00e7ais, quelles que soient leurs opinions.<\/p>\n<p>Des \u00e9trangers sont t\u00e9moins des violences que nous subissons : quelques touristes japonais, alert\u00e9s par les clameurs qu\u2019ils ont pu entendre de loin, arrivent sur les lieux, effar\u00e9s de ce qu\u2019ils voient. Sortant leurs portables et leurs cam\u00e9ras, ils demandent aux forces de l\u2019ordre de quoi il retourne : celles-ci, quoiqu\u2019embarrass\u00e9es, tentent de faire bonne figure. Pendant ce temps, les gardiens de la paix continuent leur travail : nous avons \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9s de quelques m\u00e8tres sur le trottoir, et sommes d\u00e9sormais non plus devant le portail de l\u2019Elys\u00e9e, mais face \u00e0 l\u2019ambassade de Colombie. Les fen\u00eatres de l\u2019Ambassade s\u2019illuminent. Soudain, l\u2019une d\u2019elles s\u2019entrouvre, et une main d\u00e9pose alors une bougie sur le rebord. La bousculade a cess\u00e9. Nous nous asseyons, en silence, pour reprendre notre veill\u00e9e, en fredonnant le Chant des Partisans. Progressivement, les CRS sont remplac\u00e9s par des gendarmes, et l\u2019atmosph\u00e8re se d\u00e9tend aussit\u00f4t. Un Veilleur tente d\u2019avoir un \u00e9change avec un gendarme, mais ce dernier, mal \u00e0 l\u2019aise, affirme qu\u2019il n\u2019y a pas eu de charge. Le Veilleur lui propose alors de lui montrer des photos, ce que le gendarme refuse aussi net. Certains de ses coll\u00e8gues demandent \u00e0 des veilleurs debout d\u2019arr\u00eater de filmer et de prendre des photos.<\/p>\n<p>Nous lisons, comme \u00e0 notre habitude, des textes et des po\u00e8mes, de P\u00e9guy \u00e0 Camus, de Gramsci \u00e0 Tillinac. Je me l\u00e8ve malgr\u00e9 l\u2019\u00e9motion qui m\u2019\u00e9treint encore, et m\u2019adresse aux forces de l\u2019ordre qui nous encerclent : je leur dis ma tristesse et ma honte, ce soir, d\u2019avoir vu des fonctionnaires de cette R\u00e9publique fran\u00e7aise que j\u2019aime tant et au service de laquelle je me suis moi aussi engag\u00e9e, qui ont d\u00e9sert\u00e9 leur mission en agissant sciemment en d\u00e9pit de tout droit et de toute justice. Leur r\u00e9action est saisissante : certains ont les larmes aux yeux, d\u2019autres se mordent les l\u00e8vres, la plupart baissent la t\u00eate. Un p\u00e8re de famille, qui raconte avoir entra\u00een\u00e9 pendant trente ans des hommes \u00e0 des situations de violence extr\u00eame, nous engage \u00e0 rester bienveillants \u00e0 l\u2019\u00e9gard de ceux qui nous ont maltrait\u00e9s, malgr\u00e9 la situation r\u00e9voltante que nous venons de traverser.<\/p>\n<p>Ces discours, nos chants et les po\u00e8mes que nous lisons apaisent rapidement nos esprits. Toutefois, nous avons \u00e0 c\u0153ur de marquer la responsabilit\u00e9 individuelle de ces policiers qui nous entourent : conscients de l\u2019obligation qu\u2019ils ont d\u2019ex\u00e9cuter les ordres qu\u2019ils re\u00e7oivent, nous les engageons toutefois \u00e0 avoir le courage de s\u2019unir pour faire remonter \u00e0 leurs sup\u00e9rieurs, \u00e0 l\u2019instar du syndicat Alliance Police Nationale le 2 juillet, des documents d\u00e9non\u00e7ant les ordres absurdes qu\u2019ils re\u00e7oivent et les situations ill\u00e9gales auxquelles ils sont accul\u00e9s. Alix enfin lit un extrait du Myst\u00e8re de la charit\u00e9 de Jeanne d\u2019Arc de Charles P\u00e9guy : \u00ab<em> Complice, complice, c\u2019est pire que coupable !<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p>Qu\u2019il me soit permis, puisqu\u2019il faut conclure, de m\u2019adresser aux personnes qui r\u00e9duisent les forces de l\u2019ordre \u00e0 ces op\u00e9rations absurdes : \u00e0 travers ces injustices que vous leur faites commettre, vous manifestez semaine apr\u00e8s semaine votre refus de chercher \u00e0 nous comprendre, alors m\u00eame que vous auriez tout \u00e0 y gagner. Mais sachez-le : les Veilleurs n\u2019ont pas peur. Non pas par bravade insens\u00e9e, par provocation factieuse ou par t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 juv\u00e9nile. Non. Nous n\u2019avons pas peur, parce que nous sommes mus par la force d\u2019une conscience qu\u2019aucune menace ne saurait briser. Nous n\u2019avons pas peur parce que nous puisons notre courage dans l\u2019amour de notre Cit\u00e9 et de l\u2019Homme. Nous n\u2019avons pas peur, parce que nous aurons toujours \u00e0 c\u0153ur d\u2019opposer \u00e0 votre violence notre invincible bienveillance et notre confiance sereine en l\u2019avenir de notre pays. Nous resterons d\u00e9termin\u00e9s, parce que nous refusons que l\u2019homme devienne une esp\u00e8ce ind\u00e9termin\u00e9e. Nous resterons pacifiques, parce que nous sommes des amoureux de la paix sociale. Nous resterons patients, parce qu\u2019on ne \u00ab<em>triomphe[..] pas de la patience du pauvre<\/em> \u00bb. Nous resterons bienveillants, parce que nous demeurerons garants du bien commun, contre les sir\u00e8nes de l\u2019individualisme, du communautarisme et de ces int\u00e9r\u00eats particuliers et partisans que vous avez voulu honorer. Nous ne serons jamais r\u00e9sign\u00e9s, parce que l\u2019on ne se r\u00e9signe pas \u00e0 l\u2019injustice. Nous ne serons jamais indiff\u00e9rents, parce que seul le respect des diff\u00e9rences garantit le respect de la dignit\u00e9 humaine, notamment \u00e0 travers la reconnaissance de la diff\u00e9renciation et de la compl\u00e9mentarit\u00e9 sexuelles. Alors, \u00e0 d\u00e9faut de pouvoir nous entretenir avec vous \u00e0 travers un dialogue digne et apais\u00e9, face \u00e0 ces hommes b\u00e2illonn\u00e9s par un devoir de r\u00e9serve qui leur p\u00e8se de plus un plus, nous conversons avec ces grands penseurs qui nous parlent, et avec ces innombrables Fran\u00e7ais qui, interpell\u00e9s et silencieux, nous t\u00e9moignent leur sympathie. Car ce sont eux que nous voulons toucher par la flamme de notre jeunesse et de notre esp\u00e9rance, faisant na\u00eetre de la soci\u00e9t\u00e9 civile ces espaces de dialogue public dont ils ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9s. \u00ab <em>Ils \u00e9taient quelques-uns qui vivaient dans la nuit, En r\u00eavant du ciel caressant. (\u2026) Ils n\u2019\u00e9taient que quelques-uns, Ils furent foule soudain.<\/em> \u00bb (Paul Eluard)<\/p>\n<p>Madeleine<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"line-height:17.25pt;\"><span style=\"font-family:Verdana;color:black;\"><a href=\"http:\/\/www.ndf.fr\/nos-breves\/05-07-2013\/derapages-a-lelysee-lettre-ouverte-de-madeleine-des-veilleurs\">http:\/\/www.ndf.fr\/nos-breves\/05-07-2013\/derapages-a-lelysee-lettre-ouverte-de-madeleine-des-veilleurs<\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>http:\/\/fr.guildwars.wikia.com\/wiki\/Gourdin_d&#8217;un_millier_d&#8217;ours_(marteau) J\u2019arrive devant l\u2019Elys\u00e9e avec trois autres Veilleurs : deux personnes sont d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sentes. Nous nous pla\u00e7ons sur le trottoir et lisons en silence. 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