{"id":24397,"date":"2021-07-14T09:00:03","date_gmt":"2021-07-14T07:00:03","guid":{"rendered":"https:\/\/chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com\/?p=24397"},"modified":"2021-07-14T09:00:03","modified_gmt":"2021-07-14T07:00:03","slug":"24397","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/2021\/07\/14\/24397\/","title":{"rendered":"La Bastille, juillet 1789\u00a0: les dessous d\u2019un massacre"},"content":{"rendered":"<table class=\"journal\" border=\"0\" width=\"999\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr align=\"center\" valign=\"top\">\n<td>\n<div id=\"rub\" class=\"pitto1\">\n<table border=\"0\" width=\"610\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr valign=\"top\">\n<td align=\"center\">\n<div class=\"titre\">La Bastille, juillet 1789\u00a0:<br \/>\nles dessous d\u2019un massacre<\/div>\n<div class=\"titre2\">(D\u2019apr\u00e8s \u00ab\u00a0L\u2019\u00c9ducation catholique. Revue de l\u2019enseignement primaire\u00a0\u00bb, paru en 1892)<\/div>\n<div class=\"publication\">Publi\u00e9 \/ Mis \u00e0 jour le SAMEDI 13 JUILLET 2019, par <span class=\"vcard author\"><a class=\"url fn spip_in\" href=\"https:\/\/www.france-pittoresque.com\/spip.php?auteur1\">LA R\u00c9DACTION<\/a><\/span><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td colspan=\"2\" align=\"center\"><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/td>\n<td valign=\"middle\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.france-pittoresque.com\/transp.gif\" width=\"340\" height=\"1\" \/><\/p>\n<div id=\"bulletin\" align=\"center\">\n<div id=\"fpbulletin\">\n<table border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr valign=\"top\">\n<td><a class=\"imbannieres\" href=\"http:\/\/www.france-pittoresque.tv\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.france-pittoresque.com\/Encart-TV-2017-1.jpg\" width=\"304\" height=\"146\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr valign=\"top\">\n<td align=\"center\">\n<div id=\"chronique\" class=\"pitto1\">\n<table border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><span style=\"color:#008000;\"><span class=\"arc2\">\u00a0<\/span><span class=\"chapo\"><b>Mythe r\u00e9volutionnaire et r\u00e9publicain, la \u00ab\u00a0prise\u00a0\u00bb de la Bastille, prison-forteresse qui se rendit sans opposer la moindre r\u00e9sistance<\/b> et n\u2019abritait que sept prisonniers, s\u2019inscrit, comme nombre d\u2019autres \u00e9v\u00e9nements jalonnant la R\u00e9volution dite fran\u00e7aise, au sein de ce que Bertrand de Molleville \u2014 tour \u00e0 tour conseiller au parlement de Toulouse, ma\u00eetre des requ\u00eates, ministre puis chef de la police secr\u00e8te royaliste \u2014 qualifie de <b>\u00ab\u00a0conspiration <i>philanthropique<\/i> \u00bb, sur fond de d\u00e9bauchage des troupes et d\u2019\u00e9meutes men\u00e9es par des brigands soudoy\u00e9s amen\u00e9s \u00e0 la capitale<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<div id=\"chronique2\">\n<p><span style=\"color:#008000;\">La science n\u2019admet qu\u2019une mani\u00e8re d\u2019\u00e9crire l\u2019Histoire\u00a0: c\u2019est de recourir aux sources, d\u2019exhumer les documents contemporains, de laisser, autant que possible, la parole aux acteurs et aux t\u00e9moins des faits eux-m\u00eames. Voici, d\u2019apr\u00e8s cette m\u00e9thode, le r\u00e9cit de la \u00ab\u00a0Prise de la Bastille\u00a0\u00bb emprunt\u00e9 \u00e0 des hommes qui ont \u00e9t\u00e9 plus ou moins m\u00eal\u00e9s aux \u00e9v\u00e9nements de cette \u00e9poque m\u00e9morable. Leurs t\u00e9moignages se compl\u00e8tent<\/span>.<\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\"><strong>Pr\u00e9liminaires de l\u2019attaque<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color:#008000;\">Le 12 juillet 1789, vers midi, \u00e0 la nouvelle du renvoi de Necker, un cri de fureur s\u2019\u00e9l\u00e8ve au Palais-Royal\u00a0; Camille Desmoulins donne le signal de l\u2019action. De toutes parts le tocsin sonne\u00a0; les boutiques d\u2019armuriers sont pill\u00e9es\u00a0; l\u2019H\u00f4tel-de-Ville est envahi\u00a0: quinze ou seize \u00e9lecteurs qui s\u2019y rencontrent d\u00e9cident que les districts seront convoqu\u00e9s et arm\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">Une arm\u00e9e de bandits avait \u00e9t\u00e9 appel\u00e9e dans Paris. D\u00e8s le 28\u00a0avril on avait \u00ab\u00a0vu entrer par les barri\u00e8res un nombre effrayant d\u2019hommes mal v\u00eatus, et d\u2019une sinistre figure.\u00a0\u00bb L\u2019aspect de la foule \u00e9tait chang\u00e9, il s\u2019y \u00e9tait m\u00eal\u00e9 \u00ab\u00a0une quantit\u00e9 d\u2019\u00e9trangers venus de tous les pays, la plupart d\u00e9guenill\u00e9s, arm\u00e9s de grands b\u00e2tons, et dont le seul aspect suffisait pour faire juger ce que l\u2019on devait craindre.\u00a0\u00bb (baron de Besenval, <i>M\u00e9moires<\/i>\u00a0; Jean-Fran\u00e7ois Marmontel, <i>M\u00e9moires<\/i>\u00a0; Hippolyte Taine, <i>Les origines de la France contemporaine\u00a0: la R\u00e9volution<\/i>\u00a0; Christophe Ventre de La Touloubre dit Galart de Montjoie, <i>Histoire de la R\u00e9volution de France<\/i>)<\/span><\/p>\n<table border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"6\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"center\"><span class=\"spip_document_9519 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"Incendie de la nouvelle barri\u00e8re des Gobelins le 12 juillet 1789. Gravure de Jean-Fran\u00e7ois Janinet (1752-1814)\" src=\"https:\/\/www.france-pittoresque.com\/IMG\/jpg\/barriere-gobelins.jpg\" alt=\"Incendie de la nouvelle barri\u00e8re des Gobelins le 12 juillet 1789. Gravure de Jean-Fran\u00e7ois Janinet (1752-1814)\" width=\"500\" height=\"739\" \/><\/span><\/p>\n<table border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"2\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"legende\" align=\"center\"><span style=\"color:#ff6600;\">Incendie de la nouvelle barri\u00e8re des Gobelins le 12 juillet 1789.<\/span><br \/>\n<span style=\"color:#ff6600;\">Gravure de Jean-Fran\u00e7ois Janinet (1752-1814)<\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><span style=\"color:#008000;\">Il ne restait plus \u00e0 employer que la force. Mais \u00ab\u00a0la force elle-m\u00eame se d\u00e9robait sous la main du gouvernement et la d\u00e9sob\u00e9issance, croissante comme une contagion, apr\u00e8s avoir gagn\u00e9 la peuple se r\u00e9pandait dans la troupe. D\u00e8s le 23\u00a0juin, deux compagnies des gardes fran\u00e7aises avaient refus\u00e9 le service. Consign\u00e9s aux casernes le 27, ils violent la consigne et d\u00e9sormais chaque soir on les voit entrer au Palais-Royal en marchant sur deux rangs. L\u2019endroit leur est connu\u00a0; c\u2019est le rendez-vous des filles dont ils sont les amants et les parasites.\u00a0\u00bb Elles \u00e9taient au nombre de plus de deux mille. \u00ab\u00a0Tous les patriotes s\u2019accrochent \u00e0 ces soldats, on leur paye des glaces, du vin\u00a0; on les d\u00e9bauche \u00e0 la barbe de leurs officiers.\u00a0\u00bb (Hippolyte Taine, Les origines de la France contemporaine\u00a0: la R\u00e9volution\u00a0; Camille Desmoulins, Correspondance\u00a0; baron de Besenval, M\u00e9moires\u00a0; P\u00e9tition des 2100 filles du Palais-Royal)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0On pille dans la nuit du 12 au 13 les boutiques des armuriers.\u00a0\u00bb (l\u2019abb\u00e9 Andr\u00e9 Morrelet, <i>M\u00e9moires<\/i>) \u00ab\u00a0Toutes les barri\u00e8res, depuis le faubourg Saint-Antoine, jusqu\u2019au faubourg Saint-Honor\u00e9, outre celles des faubourgs Saint-Marcel et Saint-Jacques, sont forc\u00e9es et incendi\u00e9es. Des brigands arm\u00e9s de b\u00e2tons et de piques sont port\u00e9s partout, en plusieurs divisions, pour se livrer au pillage. Durant cette nuit effrayante, la bourgeoisie se tenait enferm\u00e9e, chacun tremblant chez soi, pour soi et pour les siens.\u00a0\u00bb (Jean-Sylvain Bailly, <i>M\u00e9moires d\u2019un t\u00e9moin oculaire de la R\u00e9volution<\/i>\u00a0; Jean-Fran\u00e7ois Marmontel, <i>M\u00e9moires<\/i>)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0Le 13 fut marqu\u00e9 par le pillage des maisons de Saint-Lazare, celui du Garde-Meuble, l\u2019enl\u00e8vement des armes d\u00e9pos\u00e9es aux Invalides, l\u2019armement du peuple&#8230;\u00a0\u00bb (l\u2019abb\u00e9 Andr\u00e9 Morrelet, <i>M\u00e9moires<\/i>) Ce jour-l\u00e0, veille de la prise de la Bastille, \u00ab\u00a0la capitale semble livr\u00e9e \u00e0 la derni\u00e8re pl\u00e8be et aux bandits. Une bande enfonce \u00e0 coups de hache la porte des Lazaristes, brise la biblioth\u00e8que, les armoires, les tableaux, les fen\u00eatres, le cabinet de physique, se pr\u00e9cipite dans les caves, d\u00e9fonce les tonneaux et se so\u00fble\u00a0; vingt-quatre heures apr\u00e8s, on y trouve une trentaine de morts et de mourants, noy\u00e9s dans le vin, hommes et femmes, dont une enceinte de neuf mois.\u00a0\u00bb (Hippolyte Taine, <i>Les origines de la France contemporaine\u00a0: la R\u00e9volution<\/i>\u00a0; R\u00e9sum\u00e9 du r\u00e9cit du <i>Moniteur<\/i>du 17\u00a0juillet 1789.)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">Voici les paroles d\u2019un t\u00e9moin oculaire\u00a0: \u00ab\u00a0Je passai \u00e0 mes fen\u00eatres, dans la rue Saint-Honor\u00e9, pr\u00e8s la place Vend\u00f4me, une grande partie de. la nuit du 13 au 14, \u00e0 voir des hommes de la plus vile populace, arm\u00e9s de fusils, de broches, de piques, se faisant ouvrir les portes des maisons, se faisant donner \u00e0 boire, \u00e0 manger, de l\u2019argent, des armes. Les canons tra\u00een\u00e9s dans les rues, les rues d\u00e9pav\u00e9es, des barricades, le tocsin de toutes les \u00e9glises, une illumination soudaine annoncent le danger du lendemain. Le lendemain, les boutiques sont ferm\u00e9es, le peuple s\u2019amasse, l\u2019effroi et la fureur se peignent ensemble dans les yeux.\u00a0\u00bb (l\u2019abb\u00e9 Andr\u00e9 Morrelet, <i>M\u00e9moires<\/i>)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\"><strong>La Bastille<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0De Launay [le gouverneur de la Bastille], avait esp\u00e9r\u00e9 intimider le peuple, mais il est \u00e9vident qu\u2019il voulait l\u2019\u00e9pargner. Il avait quinze pi\u00e8ces de canon sur les tours, et, quoi qu\u2019en ait dit la calomnie pour pallier le crime de son assassinat, pas un seul coup de canon de ces tours ne fut tir\u00e9, Il y avait de plus dans l\u2019int\u00e9rieur du ch\u00e2teau, trois canons charg\u00e9s \u00e0 mitraille, braqu\u00e9s en face du pont-levis. Ceux-ci auraient fait du carnage dans le moment que le peuple vint se jeter en foule dans la premi\u00e8re cour\u00a0; il n\u2019en fit tirer qu\u2019un et qu\u2019une seule fois. Il \u00e9tait pourvu d\u2019armes \u00e0 feu de toute esp\u00e8ce, de six cents mousquetons, de douze fusils de rempart d\u2019une livre et demie de balle [fusils dont la balle pesait une livre et demie], et de quatre cents bisca\u00efens. Il avait fait venir de l\u2019Arsenal des caissons, des boulets, quinze mille cartouches et vingt milliers de poudre. Mais, dans tous ces appr\u00eats pour soutenir un si\u00e8ge, il avait oubli\u00e9 les vivres, et, enferm\u00e9 dans son ch\u00e2teau avec quatre-vingts invalides, trente-deux soldats suisses et son \u00e9tat-major, il n\u2019avait le jour de l\u2019attaque, pour toutes provisions de bouche, que deux sacs de farine et un peu de riz\u00a0: preuve \u00e9vidente que tout le reste n\u2019\u00e9tait qu\u2019un \u00e9pouvantail.\u00a0\u00bb (Jean-Fran\u00e7ois Marmontel, <i>\u0152uvres<\/i>)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0De la relation fort impartiale de Louis Hue (qui commandait une partie des Suisses enferm\u00e9s dans la place), il r\u00e9sulte que la Bastille e\u00fbt \u00e9t\u00e9 inexpugnable si on l\u2019e\u00fbt d\u00e9fendue, ou seulement si l\u2019on s\u2019\u00e9tait content\u00e9 de tenir les ponts lev\u00e9s et les portes closes.\u00a0\u00bb (<i>Revue historique<\/i>, 1876)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\"><strong>Attitude du gouverneur<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0&#8230; Une heure apr\u00e8s, ils amen\u00e8rent trois voitures de paille et mirent le feu au corps de garde avanc\u00e9, au gouvernement et aux cuisines\u00a0; ce fut dans ce moment que l\u2019on tira un coup de canon \u00e0 mitraille, le seul qui soit parti de la Bastille pendant le combat, qui a dur\u00e9 cinq heures\u00a0; on ne se d\u00e9fendit qu\u2019avec des fusils.\u00a0\u00bb (<i>La Bastille d\u00e9voil\u00e9e, ou recueil de pi\u00e8ces authentiques pour servir \u00e0 son histoire<\/i>, 1789)<\/span><\/p>\n<table border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"6\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"center\"><span class=\"spip_document_9518 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"Prise de la Bastille le 14 juillet 1789. Gravure r\u00e9alis\u00e9e en 1790 par Jean-Fran\u00e7ois Janinet (1752-1814)\" src=\"https:\/\/www.france-pittoresque.com\/IMG\/jpg\/prise-bastille-14juillet1789.jpg\" alt=\"Prise de la Bastille le 14 juillet 1789. Gravure r\u00e9alis\u00e9e en 1790 par Jean-Fran\u00e7ois Janinet (1752-1814)\" width=\"550\" height=\"441\" \/><\/span><\/p>\n<table border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"2\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"legende\" align=\"center\"><span style=\"color:#ff6600;\">Prise de la Bastille le 14 juillet 1789. Gravure r\u00e9alis\u00e9e en 1790 par Jean-Fran\u00e7ois Janinet (1752-1814)<\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0\u00c0 la premi\u00e8re demande, le gouverneur fait retirer ses canons des embrasures, il fait jurer \u00e0 la garnison de ne point tirer si elle n\u2019est attaqu\u00e9e\u00a0; il invite \u00e0 d\u00e9jeuner la premi\u00e8re d\u00e9putation, il permet \u00e0 l\u2019envoy\u00e9 de l\u2019H\u00f4tel-de-Ville de visiter toute la forteresse\u00a0; il subit plusieurs d\u00e9charges sans riposter, et laisse emporter le premier pont sans br\u00fbler une amorce. S\u2019il tire enfin, c\u2019est \u00e0 la derni\u00e8re extr\u00e9mit\u00e9, pour d\u00e9fendre le second pont, et apr\u00e8s avoir pr\u00e9venu les assaillants qu\u2019on va faire feu. Bref, sa longanimit\u00e9, sa patience sont excessives.\u00a0\u00bb (Hippolyte Taine, <i>Les origines de la France contemporaine\u00a0: la R\u00e9volution<\/i>\u00a0; Confirm\u00e9 par <i>La Bastille d\u00e9voil\u00e9e<\/i> et Marmontel)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\"><strong>La capitulation<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0Pour enivrer le peuple, on a outr\u00e9ment exalt\u00e9 comme un exploit l\u2019attaque et la prise de la Bastille. Voici ce que j\u2019ai appris de la bouche m\u00eame de celui qui fut proclam\u00e9 et port\u00e9 en triomphe, comme ayant conduit l\u2019entreprise et comme en \u00e9tant le h\u00e9ros\u00a0:<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0<i>La Bastille n\u2019a point \u00e9t\u00e9 prise de vive force<\/i>, m\u2019a dit le brave \u00c9lie [officier au r\u00e9giment de la reine, infanterie], <i>elle s\u2019est rendue avant d\u2019\u00eatre attaqu\u00e9e. Elle s\u2019est rendue sur la parole que j\u2019ai donn\u00e9e, foi d\u2019officier fran\u00e7ais, et de la part du peuple, qu\u2019il ne serait fait aucun mal \u00e0 personne si on se rendait<\/i>. Voil\u00e0 le fait dans sa simplicit\u00e9, tel qu\u2019\u00c9lie me l\u2019a attest\u00e9\u00a0; en voici les d\u00e9tails \u00e9crits sous sa dict\u00e9e\u00a0: alors, il vit par une ouverture du tablier du pont-levis une main passer et lui pr\u00e9senter un billet. Ce billet \u00e9tait con\u00e7u en ces mots\u00a0: <i>Nous avons vingt milliers de poudre\u00a0; nous ferons sauter le ch\u00e2teau si n\u2019acceptez pas la capitulation. Sign\u00e9\u00a0: DE LAUNAY<\/i>. \u00c9lie, apr\u00e8s avoir lu le billet, cria qu\u2019il acceptait, et, du c\u00f4t\u00e9 du fort, toutes hostilit\u00e9s cess\u00e8rent.\u00a0\u00bb (Jean-Fran\u00e7ois Marmontel, <i>\u0152uvres<\/i>)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0Il est ais\u00e9 de voir que la Bastille n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 prise d\u2019assaut. L\u2019on n\u2019a point fait de br\u00e8che, nous d\u00e9fions qui que ce soit de le prouver\u00a0; l\u2019on est entr\u00e9 lorsque nous avons eu baiss\u00e9 le pont, et M.\u00a0\u00c9lie est le premier militaire que nous ayons vu dans la cour.\u00a0\u00bb (<i>La Bastille d\u00e9voil\u00e9e, ou recueil de pi\u00e8ces authentiques pour servir \u00e0 son histoire<\/i>, 1789)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\"><strong>Les prisonniers de la Bastille<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0&#8230; Dans l\u2019ivresse de la victoire, on avait oubli\u00e9 les malheureux enferm\u00e9s dans la forteresse et l\u2019on portait en triomphe les clefs des verrous sous lesquels ils g\u00e9missaient.\u00a0\u00bb (<i>Moniteur universel<\/i> du 24\u00a0juillet 1789)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0On n\u2019a trouv\u00e9 que sept prisonniers, tous vivants\u00a0; point de cadavres, point de squelettes, point d\u2019hommes encha\u00een\u00e9s\u00a0; ce sont des bruits populaires d\u00e9nu\u00e9s de preuves et de fondement. Dans l\u2019armoire du chirurgien, il y avait des pi\u00e8ces d\u2019anatomie qui ont pu servir \u00e0 accr\u00e9diter cette erreur.\u00a0\u00bb (<i>La Bastille d\u00e9voil\u00e9e<\/i>, 1789)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"color:#ff00ff;\">\u00ab\u00a0Les sept prisonniers qui se trouv\u00e8rent au ch\u00e2teau de la Bastille au moment de sa prise sont\u00a0: MM.\u00a0Pujade, B\u00e9chade, La Roche, La Caur\u00e8ge, accus\u00e9s de falsification de lettres de change\u00a0; M.\u00a0de Solages, arr\u00eat\u00e9 \u00e0 la r\u00e9quisition de son p\u00e8re pour d\u00e9rangement d\u2019affaires\u00a0: M.\u00a0Tavernier, fils naturel de M.\u00a0Paris-Duverney\u00a0; enfin M.\u00a0Whyte (on ne sait au juste qui il est). C\u2019est ce prisonnier qui fut promen\u00e9 dans toutes les rues de Paris. Il avait perdu la t\u00eate, ainsi que le pr\u00e9c\u00e9dent, et les \u00e9lecteurs furent oblig\u00e9s de les faire transf\u00e9rer \u00e0 Charenton, peu de jours apr\u00e8s leur d\u00e9livrance.\u00a0\u00bb (<i>Moniteur universel<\/i> du 24\u00a0juillet 1789)<\/span> <span style=\"color:#ff0000;\">En r\u00e9sum\u00e9, quatre faussaires, un jeune homme enferm\u00e9 sur la demande de sa famille pour inconduite, et deux fous.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\"><strong>Pillage et massacres<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0Le peuple se porta en foule dans le logement des officiers de l\u2019\u00e9tat-major, en brisa les meubles, les portes, les crois\u00e9es. Pendant ce temps, des citoyens qui \u00e9taient dans la cour tiraient sur ces m\u00eames citoyens qu\u2019ils prenaient pour des gens de la garnison\u00a0; il y en eut plusieurs de tu\u00e9s.\u00a0\u00bb (<i>La Bastille d\u00e9voil\u00e9e<\/i>, 1789)<\/span><\/p>\n<table border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"6\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"center\"><span class=\"spip_document_9523 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"Arrestation du gouverneur Bernard-Ren\u00e9 Jourdan de Launay lors de la prise de la Bastille le 14 juillet 1789. Gravure de Martial Deny (1789)\" src=\"https:\/\/www.france-pittoresque.com\/IMG\/jpg\/arrestation-launay.jpg\" alt=\"Arrestation du gouverneur Bernard-Ren\u00e9 Jourdan de Launay lors de la prise de la Bastille le 14 juillet 1789. Gravure de Martial Deny (1789)\" width=\"550\" height=\"669\" \/><\/span><\/p>\n<table border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"2\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"legende\" align=\"center\"><span style=\"color:#ff6600;\">Arrestation du gouverneur Bernard-Ren\u00e9 Jourdan de Launay<\/span><br \/>\n<span style=\"color:#ff6600;\">lors de la prise de la Bastille le 14 juillet 1789. Gravure de Martial Deny (1789<\/span>)<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0D\u00e8s que le grand pont fut baiss\u00e9, le peuple se jeta dans la cour du ch\u00e2teau, et, plein de furie, il se saisit de la troupe des invalides. Les Suisses qui n\u2019\u00e9taient v\u00eatus que de sarraus de toile [blouses de travail ample \u00e0 manches longues, port\u00e9es par-dessus les v\u00eatements] s\u2019\u00e9chapp\u00e8rent parmi la foule\u00a0; tout le reste fut arr\u00eat\u00e9&#8230; Plusieurs de ces soldats \u00e0 qui on avait promis la vie furent assassin\u00e9s, d\u2019autres furent tra\u00een\u00e9s dans Paris comme des esclaves. Vingt-deux furent amen\u00e9s \u00e0 la Gr\u00e8ve et, apr\u00e8s des humiliations et des traitements inhumains, ils eurent la douleur de voir pendre deux de leurs camarades. De Launay eut la t\u00eate tranch\u00e9e sous les murs de l\u2019H\u00f4tel-de-Ville. De Losme Salbray, son major, fut \u00e9gorg\u00e9 de m\u00eame. L\u2019aide-major Miray l\u2019avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e8s de la Bastille. Person, vieux lieutenant des invalides, fut assassin\u00e9 sur le port Saint-Paul&#8230; Un autre lieutenant, Caron, fut couvert de blessures. La t\u00eate du marquis de Launay fut promen\u00e9e dans Paris par cette m\u00eame populace qu\u2019il aurait foudroy\u00e9e s\u2019il n\u2019en avait pas eu piti\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0Tels furent les exploits de ceux qu\u2019on a, depuis, appel\u00e9s les h\u00e9ros et les vainqueurs de la Bastille. Le 14\u00a0juillet, vers les onze heures du matin, le peuple s\u2019y \u00e9tait assembl\u00e9\u00a0; \u00e0 quatre heures quarante minutes, elle s\u2019\u00e9tait rendue, et \u00e0 six heures et demie on portait la t\u00eate du gouverneur au Palais-Royal. Au nombre des vainqueurs, qu\u2019on a fait monter \u00e0 huit cents, ont \u00e9t\u00e9 mis des gens qui n\u2019avaient pas m\u00eame approch\u00e9 de la place.\u00a0\u00bb (Jean-Fran\u00e7ois Marmontel, <i>\u0152uvres<\/i>\u00a0; Suite du r\u00e9cit \u00e9crit sous la dict\u00e9e d\u2019\u00c9lie)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0La foule \u00e9pargne les Suisses qui ont tir\u00e9 sur elle, et qui, dans leur sarrau bleu, lui semblent des prisonniers. En revanche, elle s\u2019acharne sur les invalides qui lui ont ouvert la porte\u00a0; celui qui a emp\u00each\u00e9 le gouverneur de faire sauter la forteresse a le poignet abattu d\u2019un coup de sabre, est perc\u00e9 de deux coups d\u2019\u00e9p\u00e9e, pendu, et sa main, qui a sauv\u00e9 un quartier de Paris, est promen\u00e9e dans les rues en triomphe. On entra\u00eene les officiers, on en tue cinq, avec trois soldats, en route ou sur place.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0En sortant, M.\u00a0de Launay avait re\u00e7u un coup d\u2019\u00e9p\u00e9e dans l\u2019\u00e9paule droite\u00a0: arriv\u00e9 dans la rue Saint-Antoine, tout le monde lui arrachait les cheveux et lui donnait des coups\u00a0\u00bb, il est perc\u00e9 de ba\u00efonnettes, on le tra\u00eene dans le ruisseau, on frappe sur son cadavre&#8230; On invite un cuisinier [Desnot] sans place, demi-badaud, qui \u00ab\u00a0est all\u00e9 \u00e0 la Bastille pour voir ce qui s\u2019y passait\u00a0\u00bb, \u00e0 lui couper la t\u00eate. Avec un sabre qu\u2019on lui pr\u00eate il frappe sur le col nu\u00a0; mais le sabre mal affil\u00e9 ne coupant point, il tire de sa poche un petit couteau \u00e0 manche noir, et, \u00ab\u00a0comme en sa qualit\u00e9 de cuisinier il sait travailler les viandes\u00a0\u00bb, il ach\u00e8ve heureusement l\u2019op\u00e9ration. Puis mettant la t\u00eate au bout d\u2019une fourche \u00e0 trois branches&#8230; il se met en marche.\u00a0\u00bb (Hippolyte Taine, <i>Les origines de la France contemporaine\u00a0: la R\u00e9volution<\/i>)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0M.\u00a0de Flesselles, pr\u00e9v\u00f4t des marchands, s\u2019\u00e9tait montr\u00e9 ti\u00e8de, rien de plus. Nul t\u00e9moin n\u2019affirme avoir vu son pr\u00e9tendu billet \u00e0 M.\u00a0de Launay (billet par lequel il l\u2019aurait engag\u00e9 \u00e0 tenir bon jusqu\u2019au soir, lui promettant du renfort). D\u2019apr\u00e8s Dussaulx, M.\u00a0de Flesselles n\u2019aurait eu ni le temps, ni le moyen de l\u2019\u00e9crire.\u00a0\u00bb (Hippolyte Taine, <i>Les origines de la France contemporaine\u00a0: la R\u00e9volution<\/i>)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">De Flesselles avait d\u00e9j\u00e0 travers\u00e9 la Gr\u00e8ve lorsqu\u2019un jeune homme, qui le suivait pas \u00e0 pas, arr\u00eate sa marche au coin du quai Pelletier, et, lui pr\u00e9sentant son pistolet\u00a0: \u00ab\u00a0Tra\u00eetre, lui dit-il, tu n\u2019iras pas plus loin\u00a0\u00bb. Le magistrat chancelle et tombe perc\u00e9 de mille autres coups, que la foule press\u00e9e qui l\u2019environne fait pleuvoir encore sur son cadavre. On lui tranche la t\u00eate, on la porte en triomphe avec celle de de Launay.\u00a0\u00bb (<i>Moniteur universel<\/i>du 28\u00a0juillet 1789)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">La com\u00e9die se m\u00eale au drame. Un fusilier des gardes fran\u00e7aises, nomm\u00e9 Dubois, qui avait pass\u00e9 la journ\u00e9e \u00e0 boire dans un cabaret, entendant parler de la grande victoire du peuple, veut du moins contempler le champ de bataille. Il sort \u00e0 moiti\u00e9 ivre, s\u2019arr\u00eate, les yeux remplis de larmes, devant la Bastille envahie. Des ouvriers du faubourg l\u2019aper\u00e7oivent\u00a0; \u00e0 son uniforme ils le prennent pour un des vainqueurs, le saisissent malgr\u00e9 lui, le couronnent de laurier, lui attachent sur la poitrine la croix de Saint-Louis de l\u2019invalide de Person, qui vient d\u2019\u00eatre assassin\u00e9, le placent sur un brancard et le portent en triomphe, derri\u00e8re les t\u00eates coup\u00e9es de MM.\u00a0de Launay et de Flesselles. Durant cette ovation, le malheureux tremble de peur et s\u2019attend \u00e0 \u00eatre pendu. Le 3\u00a0septembre, il fait reporter \u00e0 l\u2019H\u00f4tel-de-Ville la croix qu\u2019il n\u2019a pas gagn\u00e9e. On le trouve trop modeste, on le maintient au nombre des h\u00e9ros du 14\u00a0juillet, et bient\u00f4t il re\u00e7oit vingt sous par jour \u00e0 titre de \u00ab\u00a0Vainqueur de la Bastille.\u00a0\u00bb (R\u00e9sum\u00e9 compos\u00e9 d\u2019apr\u00e8s Bertrand de Molleville, <i>Histoire de la R\u00e9volution de France pendant les derni\u00e8res ann\u00e9es du r\u00e8gne de Louis\u00a0XVI<\/i> (1801) et <i>La Bastille d\u00e9voil\u00e9e<\/i> (1789))<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\"><strong>Continuation des massacres par les \u00ab\u00a0vainqueurs de la Bastille\u00a0\u00bb<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0Le 22 juillet, deux administrateurs du premier rang, M.\u00a0Foulon, conseiller d\u2019\u00c9tat, et M.\u00a0Bertier, son gendre, sont arr\u00eat\u00e9s, l\u2019un pr\u00e8s de Fontainebleau, et l\u2019autre pr\u00e8s de Compi\u00e8gne. Foulon, ma\u00eetre s\u00e9v\u00e8re, mais intelligent et utile, a d\u00e9pens\u00e9 soixante mille francs, l\u2019hiver pr\u00e9c\u00e9dent, sur sa terre, pour donner de l\u2019ouvrage aux pauvres. M.\u00a0Bertier, homme appliqu\u00e9 et capable, a cadastr\u00e9 l\u2019Ile-de-France pour \u00e9galiser la taille, ce qui a r\u00e9duit d\u2019un huiti\u00e8me, puis d\u2019un qu\u2019un quart les cotes surcharg\u00e9es. Mais tous deux sont proscrits par le Palais-Royal. Une l\u00e9gende s\u2019est faite pour perdre Foulon. On a fabriqu\u00e9 un mot tragique\u00a0: <i>Il a dit que nous ne valions pas mieux que ses chevaux, et que si nous n\u2019avions pas de pain, nous n\u2019avions qu\u2019\u00e0 manger de l\u2019herbe<\/i>. Le vieillard de soixante-quatorze ans fut conduit \u00e0 Paris, une botte de foin sur la t\u00eate, un collier de chardons au cou et la bouche pleine de foin.\u00a0\u00bb (Hippolyte Taine, <i>Les origines de la France contemporaine\u00a0: la R\u00e9volution<\/i>)<\/span><\/p>\n<table border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"6\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"center\"><span class=\"spip_document_9521 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"Entr\u00e9e de Louis-B\u00e9nigne-Fran\u00e7ois Bertier de Sauvigny en cabriolet \u00e0 Paris, par la porte Saint-Martin, le 23 juillet 1789, le lendemain de son arrestation pr\u00e8s de Compi\u00e8gne. Le peuple lui montre la t\u00eate de Foulon de Dou\u00e9 fich\u00e9e sur une pique. Estampe du temps\" src=\"https:\/\/www.france-pittoresque.com\/IMG\/jpg\/bertier.jpg\" alt=\"Entr\u00e9e de Louis-B\u00e9nigne-Fran\u00e7ois Bertier de Sauvigny en cabriolet \u00e0 Paris, par la porte Saint-Martin, le 23 juillet 1789, le lendemain de son arrestation pr\u00e8s de Compi\u00e8gne. Le peuple lui montre la t\u00eate de Foulon de Dou\u00e9 fich\u00e9e sur une pique. Estampe du temps\" width=\"550\" height=\"351\" \/><\/span><\/p>\n<table border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"2\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"legende\" align=\"center\"><span style=\"color:#ff6600;\">Entr\u00e9e de Louis-B\u00e9nigne-Fran\u00e7ois Bertier de Sauvigny en cabriolet \u00e0 Paris, par la porte<\/span><br \/>\n<span style=\"color:#ff6600;\">Saint-Martin, le 23 juillet 1789, le lendemain de son arrestation pr\u00e8s de Compi\u00e8gne.<\/span><br \/>\n<span style=\"color:#ff6600;\">Le peuple lui montre la t\u00eate de Foulon de Dou\u00e9, (NDLRB . Son beau-P\u00e8re ) fich\u00e9e sur une pique. Estampe du temps<\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Pr\u00e9cisons que Foulon avait remis au roi un M\u00e9moire secret pour lui exposer les progr\u00e8s alarmants des conspirateurs et la n\u00e9cessit\u00e9 de faire arr\u00eater et de punir les deux principaux chefs. Il insistait sur le maintien des troupes aux environs de Paris. Une indiscr\u00e9tion fit conna\u00eetre \u00e0 la fille de M.\u00a0Necker l\u2019existence de ce M\u00e9moire, et les agitateurs en eurent connaissance par elle.<\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0On se saisit de ce vieillard, et d\u00e9j\u00e0 il est port\u00e9 avec la rapidit\u00e9 d\u2019une fl\u00e8che sous la lanterne fatale&#8230; Il demande gr\u00e2ce \u00e0 la multitude, la supplie de l\u2019enfermer et de lui laisser la vie. Mais on l\u2019accable d\u2019humiliations, de mauvais traitements\u00a0: enfin, on lui passe la corde fatale, on le suspend\u00a0; la corde casse, il tombe sur ses genoux et implore la piti\u00e9 du peuple. On l\u2019attache de nouveau, la corde casse une seconde fois&#8230; Une corde neuve arrive enfin et termine ses affreuses angoisses&#8230; Ses bourreaux se disputent son cadavre, le d\u00e9pouillent, s\u2019arrachent \u00e0 l\u2019envi des lambeaux de ses v\u00eatements, lui mettent une poign\u00e9e de foin dans la bouche, prom\u00e8nent sa t\u00eate ensanglant\u00e9e au bout d\u2019une pique, et tra\u00eenent dans la fange son corps nu, mutil\u00e9, et couvert des empreintes de leur barbarie.\u00a0\u00bb (<i>Moniteur<\/i> du 29\u00a0juillet 1789)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0M.\u00a0Bertier \u00e9tait p\u00e8re de huit enfants, tous recommandables par leurs m\u0153urs, leurs talents, et par la plus heureuse physionomie.\u00a0\u00bb (<i>Histoire de la R\u00e9volution de 1789<\/i>, par deux amis de la libert\u00e9, 1790)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0Exp\u00e9di\u00e9 de Compi\u00e8gne par la municipalit\u00e9, M.\u00a0Bertier arrive \u00e0 Paris en cabriolet. Une temp\u00eate effroyable d\u2019outrages \u00e9clate contre lui. Quoiqu\u2019il n\u2019ait jamais achet\u00e9 ni vendu un seul grain de bl\u00e9, on l\u2019appelle accapareur.\u00a0\u00bb (Hippolyte Taine, <i>Les origines de la France contemporaine\u00a0: la R\u00e9volution<\/i>)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0\u00c0 l\u2019H\u00f4tel-de-Ville les clameurs du peuple font retentir l\u2019\u00e9difice et \u00e9pouvantent les juges de Bertier. On lui annonce qu\u2019on va le faire conduire \u00e0 l\u2019Abbaye&#8230; \u00c0 peine a-t-il pass\u00e9 le seuil de l\u2019H\u00f4tel-de-Ville, son escorte est dispers\u00e9e\u00a0; dix mille bras le saisissent, et il se trouve transport\u00e9 sous le fatal r\u00e9verb\u00e8re. Une corde neuve l\u2019attendait. \u00c0 cette vue il arrache un fusil et fond sur la foule&#8230; il tombe frapp\u00e9 de deux cents coups de ba\u00efonnettes. Il respirait encore\u00a0: un cannibale plonge sa main jusqu\u2019au fond de ses entrailles palpitantes, lui arrache le c\u0153ur&#8230;\u00a0\u00bb (<i>Moniteur<\/i> du 29\u00a0juillet 1789) \u00ab\u00a0Par hasard, le cuisinier qui a coup\u00e9 la t\u00eate de M.\u00a0de Launay se trouvait l\u00e0 [il s\u2019agit donc de Desnot]\u00a0; on lui donne le c\u0153ur \u00e0 porter, un soldat prend la t\u00eate, et tous deux vont \u00e0 l\u2019H\u00f4tel-de-Ville pour montrer ces troph\u00e9es \u00e0 M.\u00a0Lafayette.\u00a0\u00bb (Hippolyte Taine, <i>Les origines de la France contemporaine\u00a0: la R\u00e9volution<\/i>)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0&#8230; Il manquait un dernier trait \u00e0 la f\u00e9rocit\u00e9 de ces anthropophages\u00a0; ils y mirent le comble \u00e0 la fin de la journ\u00e9e, en donnant au peuple le spectacle du plus abominable festin.\u00a0\u00bb (Bertrand de Molleville, <i>Histoire de la R\u00e9volution de France pendant les derni\u00e8res ann\u00e9es du r\u00e8gne de Louis\u00a0XVI<\/i>, 1801) \u00ab\u00a0Le propri\u00e9taire du c\u0153ur de M.\u00a0Bertier, le vainqueur de la Bastille dont on vient de parler, entre \u00e0 la chute du jour au caf\u00e9 de Foy (Palais-Royal), s\u2019assied \u00e0 une table, avec les cinq ou six cannibales dont il est le chef, et demande un caf\u00e9\u00a0; on le leur sert&#8230; Le monstre soldat [Desnot avait rev\u00eatu un costume de dragon] d\u00e9tache le c\u0153ur de M.\u00a0Bertier de la ba\u00efonnette o\u00f9 il \u00e9tait fich\u00e9, le presse fortement entre ses mains, en exprime quelques gouttes de sang, les r\u00e9pand dans les tasses de caf\u00e9, et au m\u00eame instant la bande infernale porte ce breuvage \u00e0 ses l\u00e8vres et entonne, avec des \u00e9clats de rire barbares impossibles \u00e0 rendre, l\u2019ariette\u00a0: <i>Non, il n\u2019est pas de bonne f\u00eate quand le c\u0153ur n\u2019en est pas\u00a0!<\/i>\u00a0\u00bb (Guillaume-Honor\u00e9 Rocques de Montgaillard, <i>Histoire de France depuis la fin du r\u00e8gne de Louis\u00a0XVI jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ann\u00e9e 1825<\/i>) \u00ab\u00a0Desnot fut avec le soldat qui portait la t\u00eate de Bertier, dans un cabaret, et pendant qu\u2019ils y soupaient, le peuple ayant demand\u00e9 \u00e0 voir le c\u0153ur et la t\u00eate du sieur Bertier, ils les ont jet\u00e9s par la fen\u00eatre du premier o\u00f9 ils \u00e9taient, et le peuple les a ramass\u00e9s.\u00a0\u00bb (Interrogatoire de Desnot reproduit dans <i>Revue historique<\/i>, 1876)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">\u00ab\u00a0Je ne sache pas qu\u2019on ait jamais vu, sinon chez des esclaves, le peuple porter la t\u00eate des plus odieux personnages au bout des lances, boire leur sang, leur arracher le coeur. Je l\u2019ai vu dans Paris&#8230; J\u2019ai entendu les cris de joie du peuple effr\u00e9n\u00e9 qui se jouait avec des lambeaux de chair en criant\u00a0: <i>VIVE LA LIBERT\u00c9\u00a0!<\/i>\u00a0\u00bb (Louis-Antoine de Saint-Just, <i>L\u2019Esprit de la R\u00e9volution et de la Constitution de France<\/i>, 1791)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">Dussaulx, historien et pan\u00e9gyriste de l\u2019insurrection parisienne, t\u00e9moin oculaire de tous ces forfaits, avoue qu\u2019il a \u00ab\u00a0cru assister \u00e0 la d\u00e9composition totale de la soci\u00e9t\u00e9.\u00a0\u00bb (Jean Dussaulx, <i>De l\u2019Insurrection parisienne et de la prise de la Bastille<\/i>, 1790) \u00ab\u00a0La Terreur, dont les r\u00e9publicains purs ne proclament le r\u00e8gne qu\u2019en 1793, date, pour tout homme impartial, du 14\u00a0juillet 1789.\u00a0\u00bb (Pierre-Victor Molu\u00ebt, <i>M\u00e9moires<\/i>)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\"><strong>Les mains qui se cachent<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color:#008000;\">D\u00e8s le commencement de la R\u00e9volution, des \u00e9meutes, des incendies, des assassinats \u00e9clataient de toutes parts\u00a0; Hippolyte Taine se demande si la populace a \u00e9t\u00e9 excit\u00e9e \u00ab\u00a0par des mains soudoy\u00e9es qui se cachent\u00a0\u00bb, et il r\u00e9pond\u00a0: \u00ab\u00a0Les contemporains en sont persuad\u00e9s et la chose est probable.\u00a0\u00bb Louis Blanc, franc-ma\u00e7on, parlant de la franc-ma\u00e7onnerie, dit \u00e0 son tour\u00a0: \u00ab\u00a0Il importe d\u2019introduire le lecteur dans la mine que creusaient alors sous les tr\u00f4nes, sous les autels, des r\u00e9volutionnaires bien autrement profonds et agissants que les encyclop\u00e9distes.\u00a0\u00bb (Louis Blanc, <i>Histoire de la R\u00e9volution<\/i>)<\/span><\/p>\n<table border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"6\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"center\"><span class=\"spip_document_9522 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"Assembl\u00e9e de francs-ma\u00e7ons pour la r\u00e9ception des ma\u00eetres. Le r\u00e9cipiendaire est couch\u00e9 sur le cercueil dessin\u00e9 dans la Loge, le visage couvert d'un linge teint de sang. Et tous les assistants ayant tir\u00e9 l'\u00e9p\u00e9e lui pr\u00e9sentent la pointe au corps. Gravure de Philippe Le Bas. D\u00e9tail d'un dessin de Wachsmut appartenant \u00e0 une s\u00e9rie de gravures dites gravures Gabanon (XVIIIe si\u00e8cle) \u00e9dit\u00e9e par Martin Engelbrecht, \u00e0 Augsbourg\" src=\"https:\/\/www.france-pittoresque.com\/IMG\/jpg\/assemblee-francs-macons.jpg\" alt=\"Assembl\u00e9e de francs-ma\u00e7ons pour la r\u00e9ception des ma\u00eetres. Le r\u00e9cipiendaire est couch\u00e9 sur le cercueil dessin\u00e9 dans la Loge, le visage couvert d'un linge teint de sang. Et tous les assistants ayant tir\u00e9 l'\u00e9p\u00e9e lui pr\u00e9sentent la pointe au corps. Gravure de Philippe Le Bas. D\u00e9tail d'un dessin de Wachsmut appartenant \u00e0 une s\u00e9rie de gravures dites gravures Gabanon (XVIIIe si\u00e8cle) \u00e9dit\u00e9e par Martin Engelbrecht, \u00e0 Augsbourg\" width=\"550\" height=\"548\" \/><\/span><\/p>\n<table border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"2\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"legende\" align=\"center\"><span style=\"color:#ff6600;\">Assembl\u00e9e de francs-ma\u00e7ons pour la r\u00e9ception des ma\u00eetres. Le r\u00e9cipiendaire est couch\u00e9<\/span><br \/>\n<span style=\"color:#ff6600;\">sur le cercueil dessin\u00e9 dans la Loge, le visage couvert d\u2019un linge teint de sang. Et tous<\/span><br \/>\n<span style=\"color:#ff6600;\">les assistants ayant tir\u00e9 l\u2019\u00e9p\u00e9e lui pr\u00e9sentent la pointe au corps. Gravure de Philippe Le Bas.<\/span><br \/>\n<span style=\"color:#ff6600;\">D\u00e9tail d\u2019un dessin de Wachsmut appartenant \u00e0 une s\u00e9rie de gravures dites<\/span><br \/>\n<span style=\"color:#ff6600;\"><i>gravures Gabanon<\/i> (XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle) \u00e9dit\u00e9e par Martin Engelbrecht, \u00e0 Augsbourg<\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><span style=\"color:#008000;\">Un franc-ma\u00e7on anglais, John Robinson, secr\u00e9taire de l\u2019Acad\u00e9mie d\u2019Edimbourg, \u00e9crivait en 1797\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019ai observ\u00e9 les progr\u00e8s de ces doctrines se m\u00ealant et se liant de plus en plus \u00e9troitement aux diff\u00e9rents syst\u00e8mes de la Ma\u00e7onnerie&#8230; j\u2019ai remarqu\u00e9 que les personnages qui ont le plus de part \u00e0 la R\u00e9volution fran\u00e7aise \u00e9taient membres de cette association, que leurs plans ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7us d\u2019apr\u00e8s ses principes et ex\u00e9cut\u00e9s avec son assistance..\u00a0\u00bb (John Robison, <i>Preuves d\u2019une conspiration contre toutes les religions et gouvernements d\u2019Europe, men\u00e9 lors des r\u00e9unions secr\u00e8tes des francs-ma\u00e7ons<\/i>, 1797)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">Un franc-ma\u00e7on allemand, le comte Christian von Haugwitz, ministre de Prusse, apporte aussi son t\u00e9moignage\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c0 peine avais-je atteint ma majorit\u00e9 que d\u00e9j\u00e0 non seulement je me trouvais \u00e0 la t\u00eate de la Ma\u00e7onnerie, mais encore j\u2019occupais une place distingu\u00e9e au chapitre des hauts grades&#8230; J\u2019acquis alors l\u00e0 ferme conviction que le drame commenc\u00e9 en 1788 et 1789, la R\u00e9volution fran\u00e7aise, le r\u00e9gicide avec toutes ses horreurs, non seulement y avaient \u00e9t\u00e9 r\u00e9solus alors, mais encore \u00e9taient le r\u00e9sultat des associations et des serments.\u00a0\u00bb (Christian von Haugwitz, <i>M\u00e9moires sur les soci\u00e9t\u00e9s secr\u00e8tes<\/i>)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:#008000;\">Selon Bertrand de Molleville, La Fayette affirma\u00a0: \u00ab\u00a0Il faut donc, quelque r\u00e9pugnance que nous y ayons tous, se r\u00e9signer au sacrifice de quelques personnes marquantes.\u00a0\u00bb Le m\u00eame La Fayette fit pressentir que Foulon devait naturellement \u00eatre la premi\u00e8re victime&#8230; Il d\u00e9signa ensuite l\u2019intendant de Paris (M.\u00a0Bertier)\u00a0: \u00ab\u00a0Il n\u2019y a qu\u2019un cri, dit-il, contre les intendants\u00a0; ils pourraient mettre de grandes entraves \u00e0 la r\u00e9volution. M.\u00a0Bertier est g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9test\u00e9\u00a0; on ne peut pas emp\u00eacher qu\u2019il ne soit massacr\u00e9\u00a0; son sort intimidera ses confr\u00e8res, ils seront souples comme des gants.\u00a0\u00bb Et Molleville d\u2019\u00e9crire\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019ex\u00e9cution suivit de pr\u00e8s. Le massacre de M.\u00a0de Launay, de Flesselles, Foulon et Bertier, et leurs t\u00eates promen\u00e9es au bout d\u2019une pique, furent les premiers effets de cette conspiration <i>philanthropique<\/i>.\u00a0\u00bb (Bertrand de Molleville, <i>Histoire de la R\u00e9volution de France pendant les derni\u00e8res ann\u00e9es du r\u00e8gne de Louis\u00a0XVI<\/i>, 1801).<\/span><\/p>\n<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Bastille, juillet 1789\u00a0: les dessous d\u2019un massacre (D\u2019apr\u00e8s \u00ab\u00a0L\u2019\u00c9ducation catholique. Revue de l\u2019enseignement primaire\u00a0\u00bb, paru en 1892) Publi\u00e9 \/ Mis \u00e0 jour le SAMEDI 13 JUILLET 2019, par LA&#8230; <a href=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/2021\/07\/14\/24397\/\">Cliquez pour lire davantage &raquo;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[30957,7478,339,11075,12067,30958,13266,30959,20778,23169,23303],"class_list":["post-24397","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-limites-de-la-republique","tag-bertrand-de-molleville","tag-franc-maconnerie","tag-https-fr-wikipedia-org","tag-https-www-france-pittoresque-com","tag-jacques-de-flesselles","tag-joseph-francois-foulon","tag-la-fayette","tag-marquis-bernard-rene-jourdan-de-launay","tag-prise-de-la-bastille","tag-roi-louis-xvi-de-france-dit-le-bienfaisant-1754-1793","tag-rois-de-france-et-de-navarrre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24397","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=24397"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24397\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=24397"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=24397"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=24397"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}