{"id":51864,"date":"2023-02-25T10:32:16","date_gmt":"2023-02-25T09:32:16","guid":{"rendered":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/?p=51864"},"modified":"2023-02-25T09:47:38","modified_gmt":"2023-02-25T08:47:38","slug":"jean-yves-pons-a-propos-dun-jugement-de-dieu-au-xii-eme-siecle-2-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/2023\/02\/25\/jean-yves-pons-a-propos-dun-jugement-de-dieu-au-xii-eme-siecle-2-2\/","title":{"rendered":"Jean-Yves Pons. A propos d\u2019un jugement de Dieu au XII \u00e9me si\u00e8cle (2\/2)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Un Jugement de Dieu au XII\u00e8me si\u00e8cle (deuxi\u00e8me partie).<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt; color: #ff6600;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Voici, comme promis, la traduction en langue vernaculaire de la charte de 1179, promulgu\u00e9e par le vicomte Raymond II de Turenne et autorisant le duel judiciaire entre les protagonistes de la famille de Saint-C\u00e9r\u00e9 ainsi que nous le pr\u00e9sentions ici :<a style=\"color: #ff6600;\" tabindex=\"9999\" href=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/2023\/02\/22\/jean-yves-pons-a-propos-dun-jugement-de-dieu-au-xii-eme-siecle-1-2\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"color: #0000ff;\">https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/2023\/02\/22\/jean-yves-pons-a-propos-dun-jugement-de-dieu-au-xii-eme-siecle-1-2\/<\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt; color: #ff6600;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Nous l&#8217;accompagnerons, chemin faisant, de quelques commentaires sur les circonstances territoriales de ce duel et les coutumes du temps en la mati\u00e8re.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt; color: #ff6600;\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0 Que tous pr\u00e9sents et \u00e0 venir sachent qu\u2019au sujet de la seigneurie que le comte Guillaume d\u2019Auvergne (Guillaume VII -appel\u00e9 Guillaume VIII par certains-) avait donn\u00e9e au vicomte Raymond (Raymond II, fils posthume de Boson de Turenne et d&#8217;Eustorgue d&#8217;Anduze) \u00e0 Saint-C\u00e9r\u00e9, Rigal (Rigaud) de Saint-C\u00e9r\u00e9 et Hugues sont venus devant le vicomte Raymond comme devant leur seigneur \u2013 <strong>ils en sont les hommes liges par le don que le comte d\u2019Auvergne avait fait au vicomte de Turenne de toute la seigneurie qu\u2019il avait en leur ch\u00e2teau : en effet, tous les autres seigneurs de la ville avaient fait au vicomte, sur commandement du comte, les all\u00e9geances dues au comte<\/strong><\/em> (1).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt; color: #ff6600;\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0 Rigal et Hugues ont accus\u00e9 Aimeric de Saint-C\u00e9r\u00e9 de meurtre envers son parent Astorg de Saint-C\u00e9r\u00e9, fr\u00e8re d\u2019Ugo, cousin de Rigal et de Bertrand de Saint C\u00e9r\u00e9, tu\u00e9 le premier lundi de Car\u00eame apr\u00e8s la messe, alors qu\u2019il \u00e9tait en train d\u2019adorer la croix de Notre Seigneur que l\u2019hospitalier de Saint-Jean de J\u00e9rusalem avait rapport\u00e9e jusqu\u2019ici<\/em> (2) <em>mais aussi\u00a0de crime envers Aymeric son p\u00e8re, aupr\u00e8s de qui il \u00e9tait ce m\u00eame jour, et envers Bernairet et Bertrand Garner (ces deux personnages nous demeurent inconnus) ainsi que l&#8217;attaque\u00a0du\u00a0ch\u00e2teau qu\u2019il leur a enlev\u00e9 le jour m\u00eame par la force.<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt; color: #ff6600;\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0 Aimeric de Saint-C\u00e9r\u00e9 r\u00e9pondit \u00e0 cette accusation, et dit que ce n\u2019\u00e9tait pas une trahison, mais une mauvaise action envers toutes ces personnes, qu\u2019il avait d\u00e9fi\u00e9es dans le ch\u00e2teau et en dehors ; ceux qui accusaient Aimeric ni\u00e8rent avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9fi\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du ch\u00e2teau. Apr\u00e8s que les deux parties eurent expos\u00e9 cela et bien d\u2019autres choses encore, la cour du vicomte fit savoir qu\u2019Aimeric devait se d\u00e9fendre en duel, duel que le tra\u00eetre ne pouvait mener que contre un chevalier qui serait son \u00e9gal en richesse et en grandeur. Aimeric consentit au jugement et dit qu\u2019il se d\u00e9fendrait volontiers et selon la forme que la cour de son seigneur avait dite. Le jugement ayant \u00e9t\u00e9 accept\u00e9 par les deux parties, le vicomte fit conna\u00eetre la date \u00e0 laquelle se ferait le duel, \u00e0 Beaulieu, et <strong>cette date \u00e9tait le premier mardi suivant l\u2019octave de la Saint-Hilaire (soit le mardi 23 janvier 1179, la Saint-Hilaire tombant le samedi 13 janvier 1179)<\/strong>.<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt; color: #ff6600;\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0 Quand ce jour fut arriv\u00e9, le vicomte vint \u00e0 Beaulieu, et avec lui Aymar V, vicomte de Limoges, Archambaud V, vicomte de Comborn et son fils Elias (Elie), Elias (Elie), vicomte de Gimel et Talleyrand, le seigneur de Lastours, Jourdain VII de Chabanais, Raoul de Castelnau, Fortanier et Giraud de Gourdon ainsi que bien d\u2019autres barons<\/em> (3)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt; color: #ff6600;\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0Ce jour-l\u00e0 les deux parties, celle de Rigal de Saint-C\u00e9r\u00e9 et d\u2019Hugues d\u2019une part, celle d\u2019Aimeric d\u2019autre part, se rendirent \u00e0 Beaulieu devant leur seigneur le vicomte. Rigal de Saint-C\u00e9r\u00e9 et Hugues vinrent avec leur conseil et pr\u00e9sent\u00e8rent une grande assembl\u00e9e de chevaliers \u00e0 leur seigneur le vicomte. Parmi ces chevaliers, on dut admettre qu\u2019<strong>aucun n\u2019\u00e9tait l\u2019\u00e9gal d\u2019Aimeric, donc apte \u00e0 se battre contre lui selon le verdict rendu par la cour du vicomte<\/strong>. Finalement, le vicomte trouva un membre de la famille du\u00a0seigneur de Fontanges qu&#8217;il jugea digne d\u2019Aimeric. Il le d\u00e9signa comme adversaire \u00e9gal pour sire Aimeric afin de mettre \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve ce forfait dans le combat qui serait poursuivi jusqu&#8217;\u00e0 \u00eatre jet\u00e9 \u00e0 terre.\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt; color: #ff6600;\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0 Le duel fut fait ce jour-l\u00e0 en la ville de Beaulieu, et tous ceux qui le virent purent constater qu\u2019Aimeric fut vaincu et tu\u00e9.<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt; color: #ff6600;\"><em>Apr\u00e8s la mort d\u2019Aimeric, Rigal de Saint-C\u00e9r\u00e9 et Hugues vinrent devant leur seigneur le vicomte, et demand\u00e8rent qu\u2019on leur rembourse les frais li\u00e9s au duel et qu\u2019on leur rende la terre et le pouvoir qu\u2019Aimeric avait dans le ch\u00e2teau de Saint-C\u00e9r\u00e9 et en dehors. \u00c0 ces paroles, le vicomte r\u00e9pondit et dit que<strong> les d\u00e9penses leur seraient rembours\u00e9es comme il se devait, mais que pour tout ce qui \u00e9tait dans le ch\u00e2teau et en dehors de ce dernier, il le gardait pour lui-m\u00eame et n\u2019avait rien \u00e0 leur rendre, car la confiscation des biens d\u2019un tra\u00eetre revenait au seigneur dont le tra\u00eetre \u00e9tait l\u2019homme-lige<\/strong>.<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt; color: #ff6600;\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0Apr\u00e8s cette r\u00e9ponse du vicomte, Rigal de Saint-C\u00e9r\u00e9 et Hugues d\u00e9lib\u00e9r\u00e8rent avec des hommes sages et avec l\u2019ensemble de leurs conseillers et admirent que le vicomte leur disait vrai, et que la terre et les biens d\u2019Aimeric, tout ce qu\u2019il avait dans le ch\u00e2teau et au dehors, \u00e9tait \u00e0 leur seigneur et vicomte en raison du crime qu\u2019Aimeric avait commis. Et puisqu\u2019en toute droiture on ne pouvait rien demander ni requ\u00e9rir de ce que Aimeric poss\u00e9dait au jour du crime, Rigal de Saint-C\u00e9r\u00e9 et Hugues, et tous les autres indivisaires du ch\u00e2teau, Giraud de Saint-C\u00e9r\u00e9, Guillaume et Raoul de Burbujo <\/em>(famille qui nous est inconnue)<em>,Pierre Astorg, le fils de Gilbert de Marcenac, c\u00e9d\u00e8rent, donn\u00e8rent et octroy\u00e8rent ces biens en paix et pour toujours \u00e0 leur seigneur vicomte ainsi qu\u2019\u00e0 son lignage. De plus, Bernard de Saint-C\u00e9r\u00e9 le Gros, qui \u00e9tait indivisaire et oncle d\u2019Aimeric le vaincu, donna et octroya et c\u00e9da en paix au vicomte le droit et la partie qu\u2019il avait alors et qui ne pourrait plus lui advenir\u00a0pour ce qui appartenait \u00e0\u00a0son neveu Aimeric. Son fils <\/em>(le fils de Bernard le Gros)<em> fit la m\u00eame chose (mot \u00e0 mot : et le m\u00eame don, octroi et cession en paix qu&#8217;avait fait Bernard le Gros des biens d\u2019Aimeric au vicomte fut fait par son fils\u2026 en paix).<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt; color: #ff6600;\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0 Tout ceci a \u00e9t\u00e9 fait l\u2019ann\u00e9e de l\u2019incarnation du Seigneur 1178 <\/em>(en r\u00e9alit\u00e9 janvier 1179 si l&#8217;on se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la Saint-Hilaire)<em>, sous le r\u00e8gne du pape Alexandre <\/em>(III)<em>, de Louis <\/em>(VII)<em> roi des Francs, d\u2019Henri <\/em>(II)<em> roi des Anglais, de Raymond <\/em>(VII)<em> comte de Toulouse, et de\u00a0G\u00e9raud\u00a0\u00e9v\u00eaque de Cahors, le si\u00e8ge de Limoges \u00e9tant vacant <\/em>(4)<em>.<\/em><\/span><\/p>\n<p><em>_____________________<\/em><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 10pt; color: #ff6600;\">(1) Saint-C\u00e9r\u00e9 est une\u00a0petite ville du Lot (Quercy) dont le ch\u00e2teau se trouvait en r\u00e9alit\u00e9 sur la motte surplombant la vall\u00e9e, sur le village\u00a0actuel de Saint-Laurent-les-Tours. Plusieurs\u00a0membres de la famille de Saint-C\u00e9r\u00e9, aux origine incertaines, en furent co-propri\u00e9taires. On appelait ces indivis des par\u00e7onniers et ils semblent avoir \u00e9t\u00e9 au nombre de sept. Leurs armes ne sont connus par aucun sceau ni dans aucun armorial de la r\u00e9gion, \u00e0 notre connaissance. Mais il se peut que les sept croissants d&#8217;or qui figurent sur le blason de la ville de Saint-C\u00e9r\u00e9 et\u00a0qui accompagnent une tour d&#8217;argent en soient le lointain souvenir h\u00e9raldique. D&#8217;autant que la coutume pr\u00e9tend que ce blason fut conc\u00e9d\u00e9\u00a0par le vicomte de Turenne (Raymond V) avec\u00a0une charte consulaire, en 1292.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 10pt; color: #ff6600;\">Le Ma\u00eetre tapissier Jean Lur\u00e7at en fut l&#8217;acqu\u00e9reur en 1945 et y v\u00e9cut jusqu&#8217;\u00e0 sa mort, en 1962 (nombre de ses oeuvres honorent\u00a0actuellement la Cit\u00e9 de la Tapisserie d&#8217;Aubusson &#8211; Creuse &#8211; dont nous parlions ici <\/span>: <a tabindex=\"9999\" href=\"https:\/\/conseildansesperanceduroi.wordpress.com\/2016\/12\/20\/bulletin-climatique-quotidien-20-decembre-2016-de-la-republique-francaise\/)\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"color: #0000ff;\">https:\/\/conseildansesperanceduroi.wordpress.com\/2016\/12\/20\/bulletin-climatique-quotidien-20-decembre-2016-de-la-republique-francaise\/<\/span>)<\/a>.<\/p>\n<p>(<span style=\"font-size: 10pt; color: #ff6600;\">2) La tradition veut qu&#8217;un morceau de la Vraie Croix du Christ ait \u00e9t\u00e9 ramen\u00e9 de Palestine\u00a0jusqu&#8217;en Quercy par des chevaliers de l&#8217;Ordre de Saint-Jean de J\u00e9rusalem et qu&#8217;elle ait s\u00e9journ\u00e9 dans des \u00e9glises ou des commanderies de la r\u00e9gion.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 10pt;\"><span style=\"color: #ff6600;\">(3) Vous observerez que les vicomtes de Limoges et de Comborn cit\u00e9s sont tous des cousins du vicomte de Turenne puisqu&#8217;ils descendent tous d&#8217;Eble Ier, vicomte de Comborn et de Turenne, fils du fameux Archambaud Ier &#8220;Jambe pourrie&#8221; et de son \u00e9pouse, Sulpicia de Turenne. D&#8217;autre part, ces liens \u00e9taient\u00a0renforc\u00e9s par les mariages de tous ces personnages avec des femmes issues des m\u00eame lign\u00e9es. Une observation pourtant est importante : aucun membre de la famille des vicomtes de Ventadour n&#8217;y figure (bien que cousins dans les m\u00eames conditions), signifiant manifestement d\u00e9j\u00e0 que l&#8217;entente n&#8217;\u00e9tait pas parfaite au sein de l&#8217;ensemble des membres de ces quatre principales vicomt\u00e9s du Limousin, ainsi que la suite de l&#8217;histoire le montrera. D&#8217;ailleurs, la pr\u00e9sence \u00a0\u00e0 ce duel de Beaulieu du vicomte Elias de Gimel (branche cadette assez discr\u00e8te des vicomte d&#8217;Aubusson &#8211;<\/span> <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" tabindex=\"9999\" href=\"https:\/\/books.openedition.org\/pumi\/11055?lang=fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/books.openedition.org\/pumi\/11055?lang=fr<\/a>\u00a0&#8211;<\/span>), e<span style=\"color: #ff6600;\">n conflit avec les Ventadour et recherchant la protection du puissant vicomte de Turenne (tout en portant aussi les armes du comte de la Marche, Hugues de Lusignan), pourrait en \u00eatre une autre d\u00e9monstration.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff6600; font-size: 10pt;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 Rappelons enfin la pr\u00e9sence, cit\u00e9e dans la charte, du comte H\u00e9lias VI de P\u00e9rigord, surnomm\u00e9 d\u00e9j\u00e0 Talleyrand, un beau-fr\u00e8re de Raymond de Turenne (par sa soeur Marguerite), d&#8217;un autre de ses beaux-fr\u00e8res (du c\u00f4t\u00e9 de son \u00e9pouse) Raoul de Castelnau , de ses deux fr\u00e8res ut\u00e9rins (enfants du remariage de sa m\u00e8re Eustorgia) Fortanier et G\u00e9raud de Gourdon, ainsi que les seigneurs Olivier de Lastours (un des h\u00e9ros de la bataille de Malemort contre Henri II d&#8217;Angleterre<\/span> &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" tabindex=\"9999\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bataille_de_Malemort\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bataille_de_Malemort<\/a>\u00a0<\/span>-) <span style=\"color: #ff6600;\">et Jourdain de Chabanais (de la maison de Matha).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 10pt; color: #ff6600;\">(\u00a0 \u00a04) Apr\u00e8s la mort de son pr\u00e9d\u00e9cesseur en octobre 1177, l&#8217;\u00e9lection du nouvel \u00e9v\u00eaque, Sebrant Chabot (de l&#8217;illustre maison poitevine) fut refus\u00e9e par le roi d&#8217;Angleterre Henri II, duc d&#8217;Aquitaine. L&#8217;\u00e9v\u00eaque de Limoges ne put entrer en fonction que fin 1179 apr\u00e8s l&#8217;intervention vigoureuse du pape Alexandre III et du roi Louis VII.<\/span><\/p>\n<p>_______________________<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 10pt;\">\u00a0 \u00a0<span style=\"color: #ff6600;\"> \u00a0 En conclusion, nous voudrions insister sur deux points cruciaux. Le premier \u00e9tant l&#8217;importance des liens inter-familiaux \u00e0 cette \u00e9poque o\u00f9, \u00e0 peu de chose pr\u00e8s&#8230; les f\u00e9odaux se r\u00e9v\u00e8lent \u00eatre presque tous cousins \u00e0 divers degr\u00e9s; c&#8217;est la force mais aussi le poids de la PARENT\u00c8LE. A celle-ci s&#8217;ajoute d&#8217;autres liens qui resserrent et compl\u00e8tent celle-ci, issus de l&#8217;institution f\u00e9odale et de nature pyramidale, reconstituant ce que l&#8217;on connaissait d\u00e9j\u00e0 dans l&#8217;antiquit\u00e9, la CLIENT\u00c8LE. Le second est la rudesse des moeurs entre tous les acteurs de ce monde m\u00e9di\u00e9val o\u00f9 l&#8217;on voit que le suzerain a des droits indiscutables (sinon par la force) sur les personnes comme les biens de ses vassaux. Et que la plupart s&#8217;y plie. Ajoutons-y les r\u00e8gles impos\u00e9es par l&#8217;Eglise et le tableau sera presque complet. <strong>C&#8217;est le jugement de Dieu&#8230;<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 10pt; color: #ff6600;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 R\u00eavons enfin : en 1179, nous \u00e9tions au d\u00e9but des premi\u00e8res manifestations de l&#8217;h\u00e9raldique et plusieurs (sinon tous) les protagonistes de ce duel judiciaire y particip\u00e8rent peut-\u00eatre munis de leurs \u00e9cus ou de leurs oriflammes armori\u00e9s. Au point que nous pourrions dresser un petit armorial de cet \u00e9v\u00e8nement judiciaire ! Mais qui cela int\u00e9resserait-il encore ?<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff6600; font-size: 12pt;\">Pour le CER et la Charte de Fontevrault, Jean-Yves Pons, CJA.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un Jugement de Dieu au XII\u00e8me si\u00e8cle (deuxi\u00e8me partie). \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Voici, comme promis, la traduction en langue vernaculaire de la charte de 1179, promulgu\u00e9e par le vicomte Raymond&#8230; <a href=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/2023\/02\/25\/jean-yves-pons-a-propos-dun-jugement-de-dieu-au-xii-eme-siecle-2-2\/\">Cliquez pour lire davantage &raquo;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[32031],"tags":[6487,10395,12682,32908,32907],"class_list":["post-51864","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyses-proposees-par-jean-yves-pons","tag-encyclopedie-wikipedia","tag-https-conseildansesperanceduroi-wordpress-com","tag-jean-yves-pons-cja","tag-jugement-de-dieu","tag-raymond-ii-vicomte-de-turenne-1143-1191"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/51864","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=51864"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/51864\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":51884,"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/51864\/revisions\/51884"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=51864"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=51864"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=51864"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}