{"id":63080,"date":"2024-12-19T15:00:43","date_gmt":"2024-12-19T14:00:43","guid":{"rendered":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/?p=63080"},"modified":"2025-01-02T17:00:29","modified_gmt":"2025-01-02T16:00:29","slug":"jean-yves-pons-approche-de-lheraldique-ou-art-du-blason-8-etude-des-armoiries-des-dynastes-francais-contemporains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/2024\/12\/19\/jean-yves-pons-approche-de-lheraldique-ou-art-du-blason-8-etude-des-armoiries-des-dynastes-francais-contemporains\/","title":{"rendered":"Jean-Yves Pons. Approche de l\u2019h\u00e9raldique ou art du Blason ( 8)- Etude des armoiries des dynastes fran\u00e7ais contemporains"},"content":{"rendered":"<div id=\"io-ox-screens\" class=\"abs\">\n<div id=\"io-ox-windowmanager\" class=\"abs\">\n<div id=\"io-ox-windowmanager-pane\" class=\"atb\">\n<div id=\"window-0\" class=\"window-container io-ox-mail-window chromeless-window\" data-window-nr=\"0\" data-app-name=\"io.ox\/mail\">\n<div class=\"window-container-center\">\n<div class=\"window-body classic-toolbar-visible\" role=\"main\" aria-label=\"Fen\u00eatre principale\">\n<div class=\"abs window-content vsplit preview-none\">\n<div class=\"rightside mail-detail-pane selection-one preview-visible\" role=\"complementary\" data-page-id=\"io.ox\/mail\/detailView\" aria-label=\"D\u00e9tails du message\">\n<div class=\"thread-view-control back-navigation-visible\">\n<div class=\"thread-view-list scrollable abs\">\n<div class=\"thread-view list-view\">\n<article class=\"list-item mail-item mail-detail f6-target expanded\" tabindex=\"1\" data-cid=\"default0\/INBOX.713659\" aria-expanded=\"true\" data-loaded=\"true\">\n<section class=\"body user-select-text\">\n<div class=\"content noI18n colorQuoted\">\n<div id=\"ox-ee76e45f50\">\n<p><strong>Chronique d&#8217;h\u00e9raldique n\u00b0 8<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Apr\u00e8s les rappels th\u00e9oriques pr\u00e9c\u00e9dents, nous allons commencer \u00e0 traiter de l\u2019application des r\u00e8gles h\u00e9raldiques aux institutions et territoires de la France.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Nous avons d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9cis\u00e9 que les armoiries, syst\u00e8me embl\u00e9matique sans \u00e9gal, sont n\u00e9es en France dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XII \u00e8me si\u00e8cle puis se sont rapidement \u00e9tendues au reste de l\u2019Europe et, finalement, tr\u00e8s au-del\u00e0. Il est facile de s\u2019en convaincre en recherchant les armoiries des diff\u00e9rents Etats du monde et en observant l\u2019importance de l\u2019influence du syst\u00e8me h\u00e9raldique initial. Ce qui nous permet de souligner d\u2019embl\u00e9e l\u2019ahurissant paradoxe qui fait de la France le seul pays occidental qui n\u2019a plus d\u2019armoiries d\u2019Etat depuis septembre 1870 et les d\u00e9buts de la Troisi\u00e8me R\u00e9publique. Nous aurons bient\u00f4t \u00e0 exposer cela en d\u00e9tail et \u00e0 pointer du doigt cette<strong>\u00a0face volontairement cach\u00e9e de l\u2019identit\u00e9 de la France.<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Auparavant, il nous semble n\u00e9cessaire de d\u00e9buter la r\u00e9flexion sur l&#8217;h\u00e9raldique institutionnelle de notre pays par\u00a0<strong>l\u2019\u00e9tude des armoiries des dynastes fran\u00e7ais contemporains.\u00a0<\/strong>Nous commencerons par les dynastes cap\u00e9tiens.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Par dynastes cap\u00e9tiens, il faut entendre tous les princes issus par m\u00e2les d\u2019Hugues Capet, par lignes l\u00e9gitimes c\u2019est-\u00e0-dire r\u00e9sultant d\u2019unions matrimoniales consacr\u00e9es par le sacrement du mariage (<strong>excluant donc de fait non seulement les enfants adult\u00e9rins mais aussi ceux qui ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7us ou sont n\u00e9s avant le mariage de leurs parents<\/strong>). Ceci exclut formellement les pr\u00e9tentions r\u00e9centes g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par des enqu\u00eates g\u00e9n\u00e9tiques qui pr\u00e9tendent \u00e0 d&#8217;\u00e9ventuelles lignes jusque l\u00e0 inconnues au sein de la maison de Bourbon :<\/span>(<a tabindex=\"9999\" href=\"https:\/\/histoiresroyales.fr\/revelation-exclusive-nouvelle-branche-ainee-bourbons-famille-royale-france-test-adn\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/histoiresroyales.fr\/revelation-exclusive-nouvelle-branche-ainee-bourbons-famille-royale-france-test-adn\/<\/a>)<\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Tous ces dynastes descendent aujourd\u2019hui, <span style=\"font-size: 10pt;\">apr\u00e8s extinction des autres branches (Dreux et Courtenay)\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Maison_cap\u00e9tienne_de_Dreu\">\u00a0<\/a><\/span><\/span><span style=\"color: #008000; font-size: 10pt;\"><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Maison_cap\u00e9tienne_de_Dreux\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Maison_cap\u00e9tienne_de_Dreux<\/a>\u00a0 \u00a0\u00a0 <\/span><span style=\"color: #008000; font-size: 10pt;\"><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Maison_cap\u00e9tienne_de_Courtenay\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Maison_cap\u00e9tienne_de_Courtenay<\/a> <\/span><span style=\"color: #008000;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">,\u00a0<\/span> \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span><span style=\"color: #008000;\">de Louis XIII. Ils forment une seule et unique maison, divis\u00e9e en plusieurs branches, et que Louis XIV nomma officiellement en f\u00e9vrier 1662 (Trait\u00e9 de Montmartre) <strong>l\u2019auguste maison de Bourbon,<\/strong>\u00a0apr\u00e8s qu\u2019elle ait \u00e9t\u00e9 appel\u00e9e, \u00e0 partir de la fin du XIII \u00e8me si\u00e8cle,\u00a0<strong>maison du roi de France<\/strong>\u00a0ou\u00a0<strong>maison <\/strong><strong>de France.<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">L\u2019Almanach royal de 1830 (sous le r\u00e8gne de Charles X) groupait d\u2019ailleurs sous cette appellation, et dans l\u2019ordre de primog\u00e9niture, tous les dynastes de France, d\u2019Espagne, des Deux-Sicles et de Parme). C\u2019est ainsi que l\u2019on peut affirmer, sans qu\u2019aucune contradiction ne soit possible (les textes venant \u00e0 l\u2019appui de cette affirmation sont nombreux et irr\u00e9futables), qu\u2019il n\u2019a jamais exist\u00e9 de maisons nationales ind\u00e9pendantes comme le pr\u00e9tendent les tenants de la branche d&#8217;Orl\u00e9ans, cadette de la maison de Bourbon.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">L\u2019interd\u00e9pendance fut, au contraire, constante depuis Louis XIV et les exemples qui le d\u00e9montrent sont l\u00e9gion (des attributions respectives des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit dans un sens comme de la Toison d\u2019or dans l\u2019autre, selon les r\u00e8gles d\u2019usage vis-\u00e0-vis des fils de France et des infants d\u2019Espagne, aux pactes de famille successifs, malgr\u00e9 des relations rendues parfois conflictuelles par la situation \u00a0politique europ\u00e9enne sous la r\u00e9gence de Philippe d\u2019Orl\u00e9ans ou le r\u00e8gne de Louis XV). Jusqu\u2019\u00e0 l\u2019appel de Louis XVI \u00e0 son cousin Charles IV d\u2019Espagne en octobre 1789 (\u00ab\u00a0<em>J\u2019ai choisi Votre Majest\u00e9 comme chef de la seconde branche pour d\u00e9poser en vos mains la protestation solennelle que j\u2019\u00e9l\u00e8ve contre tous les actes contraires \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 royale qui m\u2019ont \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9s par la force depuis le 15 juillet\u2026\u00a0\u00bb<\/em>) ou la protestation de Charles X en avril 1830 contre la pragmatique de Ferdinand VII qui changeait la loi successorale en Espagne (et m\u00eame si l\u2019on admet aujourd\u2019hui que cette d\u00e9cision de Ferdinand VII, en faveur de sa fille Isabelle, est l\u2019un des \u00e9l\u00e9ments essentiels qui ont rendu caduques les renonciations d\u2019Utrecht !).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Ainsi d\u00e9finie, la maison de Bourbon comprend d\u00e9sormais deux branches et quelques lignes. Nous allons en pr\u00e9senter les armoiries pleines ainsi que les brisures lorsqu\u2019elles existent, ce qui permettra facilement de situer chacun de ces dynaste et de mieux comprendre leur rang au sein de cette illustre maison. Nous y d\u00e9couvrirons, s\u2019il en \u00e9tait besoin, pourquoi G\u00e9rard de Nerval a pu \u00e9crire: \u00ab\u00a0<em>Le blason est la cl\u00e9 de l\u2019Histoire<\/em>\u00ab\u00a0.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Mais \u00e0 l\u2019appui de cette phrase po\u00e9tique il nous faut\u00a0citer le baron\u00a0Herv\u00e9 Pinoteau, toujours tr\u00e8s pragmatique en la mati\u00e8re: \u00ab\u00a0<em>\u00a0Les cap\u00e9tiens naissent, se marient, meurent, acc\u00e8dent \u00e0 des souverainet\u00e9s (Luxembourg, Espagne), manifestent des pr\u00e9tentions, des droits\u2026bref, vivent. Pour s\u2019y retrouver au milieu de cette for\u00eat, le blason est souvent un excellent aide-m\u00e9moire: il indique, enseigne, manifeste et m\u00eame, en quelque sorte, d\u00e9clare la guerre aux blasons identiques ill\u00e9gitimement port\u00e9s. Par les tristes temps qui sont les n\u00f4tres, alors que la R\u00e9volution universelle semble ma\u00eetresse du terrain,\u00a0<strong>le blason comme l\u2019ordre de chevalerie (le v\u00e9ritable, pas celui de contrebande, et Dieu sait s\u2019il y a de faux ordres !) ou encore le titre, sont \u00e0 peu pr\u00e8s les seuls signes d\u2019identit\u00e9, de droit et parfois de volont\u00e9<\/strong>, cette qualit\u00e9 \u00e9tant rare chez les dynastes; on a souvent remarqu\u00e9 que ce sont ceux qui ont les droits les plus contestables qui sont les plus explicites dans l\u2019expos\u00e9 de leurs motifs. Il faut donc rester la t\u00eate froide devant les dynastes trop bavards, devant un \u00ab\u00a0consensus\u00a0\u00bb souvent truqu\u00e9 depuis longtemps\u2026; revenons aux sources, au droit, \u00e0 l\u2019histoire des nations et au service du Juge d\u2019arme c\u00e9leste.<\/em>\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>PREMIERE BRANCHE OU BRANCHE AINEE.<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Elle est issue de Philippe de France, duc d\u2019Anjou, petit-fils de Louis XIV, apr\u00e8s qu\u2019il soit devenu Philippe V, roi d\u2019Espagne en 1700. Elle est l\u2019a\u00een\u00e9e depuis l\u2019extinction de la branche rest\u00e9e fran\u00e7aise, issue de Louis, duc de Bourgogne, dauphin de Viennois et petit-fils aussi de Louis XIV, \u00e0 la mort de Henri V, comte de Chambord, le 24 ao\u00fbt 1883.<\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #008000;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-63084\" src=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/CoA_Anjou_collars.svg_-216x300.png\" alt=\"\" width=\"216\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/CoA_Anjou_collars.svg_-216x300.png 216w, https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/CoA_Anjou_collars.svg_.png 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 216px) 100vw, 216px\" \/>Armoiries de Philippe duc d&#8217;Anjou puis Philippe V d&#8217;Espagne<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Son chef de nom et d\u2019armes est aujourd\u2019hui Monseigneur Louis-Alphonse de Bourbon (n\u00e9 le 24 avril 1974, soit 760 ans jour pour jour apr\u00e8s Saint-Louis), second fils du prince Alphonse, duc d\u2019Anjou et de Cadix, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1989, qui \u00e9tait lui-m\u00eame le fils a\u00een\u00e9 du prince Jacques-Henri, duc d\u2019Anjou et de S\u00e9govie (d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1975) dont le p\u00e8re n\u2019\u00e9tait autre que le dernier roi d\u2019Espagne avant la guerre civile, Alphonse XIII.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Jusqu\u2019\u00e0 la disparition du dernier repr\u00e9sentant de la branche a\u00een\u00e9e espagnole, dite carliste, en 1936 (qui avait relev\u00e9 les pleines armes de France apr\u00e8s la mort du comte de Chambord), Alphonse XIII portait ce que l\u2019on appelle \u00ab\u00a0les petites armes d\u2019Espagne\u00a0\u00bb (\u00e9cartel\u00e9 de Castille, de Leon, d&#8217;Aragon et de Navarre, ent\u00e9 en pointe de Grenade) avec, sur le tout, un \u00e9cusson\u00a0<strong>d\u2019azur \u00e0 trois fleurs de lys d\u2019or, \u00e0 la bordure de gueules<\/strong>\u00a0(d\u2019Anjou moderne, issu de Philippe V). Apr\u00e8s 1936, Alphonse XIII, devenu le nouveau chef de nom et d\u2019armes de la maison de Bourbon, retira la bordure de gueules ainsi que le permettent les r\u00e8gles h\u00e9raldiques. Il porta donc les pleines armes de France sur le tout de ses armes dEspagne.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>Armoiries d&#8217;Alphonse XIII de Bourbon, roi d&#8217;Espagne.<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-63105\" src=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Unknown-3.jpeg\" alt=\"\" width=\"145\" height=\"160\" \/>Son fils a\u00een\u00e9 Jacques-Henri, duc d\u2019Anjou et de S\u00e9govie, qui avait renonc\u00e9 au tr\u00f4ne d\u2019Espagne pour des raisons de sant\u00e9, choisit une composition diff\u00e9rente (officiellement r\u00e9gl\u00e9e en 1969) et porta un \u00e9cu\u00a0<strong>parti de France et d\u2019Espagne, timbr\u00e9 de la couronne royale de France (ferm\u00e9e et fleurdelis\u00e9e), entour\u00e9 des colliers de la Toison d\u2019or, de<\/strong><strong>Saint-Michel et du Saint-Esprit<\/strong>\u00a0(par ordre d\u2019anciennet\u00e9),\u00a0<strong>tenu par deux anges en robe blanche, aux ailes multicolores et surmont\u00e9 d\u2019un sacr\u00e9-coeur de J\u00e9sus de gueules navr\u00e9 d\u2019or<\/strong><strong>au centre d\u2019un coeur de Marie d\u2019azur <\/strong><strong>dont il est s\u00e9par\u00e9 par un filet d\u2019or, ensemble plac\u00e9 sur un soleil d\u2019or \u00e0 12 rais droits et 12 rais ond\u00e9s<\/strong>. Le prince Alphonse, duc d\u2019Anjou et de Cadix, porta les m\u00eames armes que son p\u00e8re mais son secr\u00e9tariat n\u2019utilisait en r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019un \u00e9cu\u00a0<strong>d\u2019azur \u00e0 trois fleurs de lys d\u2019or avec couronne royale fran\u00e7aise et colliers des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit<\/strong>\u00a0(donc sans les armoiries d\u2019Espagne ni l&#8217;ordre de la Toison d&#8217;Or).<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-63090 alignleft\" src=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Greater_Coat_of_Arms_of_the_Duke_of_Anjou_and_Cadix.svg_.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"298\" srcset=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Greater_Coat_of_Arms_of_the_Duke_of_Anjou_and_Cadix.svg_.png 300w, https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Greater_Coat_of_Arms_of_the_Duke_of_Anjou_and_Cadix.svg_-150x150.png 150w, https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Greater_Coat_of_Arms_of_the_Duke_of_Anjou_and_Cadix.svg_-180x180.png 180w, https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Greater_Coat_of_Arms_of_the_Duke_of_Anjou_and_Cadix.svg_-60x60.png 60w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\"><span style=\"color: #ff6600;\">Armoiries du prince Jacques-Henri de Bourbon, duc d&#8217;Anjou et de S\u00e9govie et du prince Alphonse de Bourbon, duc d&#8217;Anjou et de Cadix.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\"><strong>Ce sont aujourd\u2019hui les armoiries du prince Louis-Alphonse de Bourbon, duc d\u2019Anjou, ou pleines armes de France.<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Armoiries du prince Louis-Alphonse de Bourbon, duc d&#8217;Anjou ou pleines armes de France.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Les r\u00e8gles en la mati\u00e8re sont formelles: nul n\u2019est autoris\u00e9, en dehors de lui, \u00e0 les porter sauf \u00e0 devenir, en droit, un usurpateur. Le probl\u00e8me s\u2019est d\u2019ailleurs pos\u00e9 lorsque le prince Henri d\u2019Orl\u00e9ans, alors comte de Clermont, intenta un proc\u00e8s au prince Alphonse, duc d\u2019Anjou et de Cadix, devant le Tribunal de grande instance de Paris au motif de lui faire interdire de porter le titre de duc d\u2019Anjou et les pleines armes de France. Le jugement fut rendu le 21 d\u00e9cembre 1988 et le prince Henri d\u2019Orl\u00e9ans fut d\u00e9bout\u00e9 de sa requ\u00eate, le Tribunal pr\u00e9cisant que ni lui ni sa famille ne pouvaient \u00e9tablir qu\u2019ils poss\u00e9daient un droit sur le titre de duc d\u2019Anjou, pas plus qu\u2019ils ne pouvaient faire interdire le port des pleines armes de France \u00e0 la branche a\u00een\u00e9e des Bourbon (rappelant en passant que, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019usage dans les branches cadettes, la famille d\u2019Orl\u00e9ans avait toujours port\u00e9, m\u00eame au temps du roi Louis-Philippe, les armes de France bris\u00e9es d\u2019un lambel d\u2019argent). Fort m\u00e9content de cette d\u00e9cision rendu au nom du peuple fran\u00e7ais, le prince Henri d\u2019Orl\u00e9ans en fit appel devant la Cour d\u2019Appel de Paris. L\u2019arr\u00eat de la Cour (22 novembre 1989) fut identique.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-63130\" src=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Unknown-5.png\" alt=\"\" width=\"252\" height=\"294\" \/><strong>Armoiries du prince Henri d&#8217;Orl\u00e9ans<\/strong>, comte de Clermont puis comte de Paris mais aussi du prince Jean d&#8217;Orl\u00e9ans, son fils a\u00een\u00e9, devenu comte de Paris apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">De guerre las, le prince Henri d\u2019Orl\u00e9ans renon\u00e7a \u00e0 se pourvoir en Cassation. En d\u2019autres termes, l\u2019h\u00e9raldique avait eu raison de pr\u00e9tentions dynastiques infond\u00e9es et de \u00ab\u00a0<em>s\u00e9quelles d\u2019un conformisme de salon<\/em>\u00a0\u00bb puisque, comme le rappelait Herv\u00e9 Pinoteau: \u00ab\u00a0<em>Hors de toute r\u00e9clamation d\u2019un tr\u00f4ne, de toute affirmation politique, le chef de maison s\u2019est donc vu reconna\u00eetre la possession d\u2019un signe relatif \u00e0 une tradition multis\u00e9culaire, celle qui va du bapt\u00eame de Clovis \u00e0 la prise d\u2019Alger\u00a0\u00bb.<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Vous observerez par ailleurs l&#8217;usage du Sacr\u00e9-Coeur de J\u00e9sus et du coeur de Marie dans les armoiries des princes de Bourbon d\u00e8s la cons\u00e9cration de la France prononc\u00e9e par le duc d&#8217;Anjou et de S\u00e9govie en avril 1962. Il\u00a0d\u00e9montre que les cr\u00e9ations h\u00e9raldiques de feu le prince Henri d&#8217;Orl\u00e9ans en d\u00e9cembre 2018 (<a style=\"color: #008000;\" tabindex=\"9999\" href=\"https:\/\/infocatho.fr\/un-mois-avant-sa-mort-le-comte-de-paris-modifiait-les-armoiries-de-la-france-en-y-ajoutant-le-sacre-coeur-de-jesus\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/infocatho.fr\/un-mois-avant-sa-mort-le-comte-de-paris-modifiait-les-armoiries-de-la-france-en-y-ajoutant-le-sacre-coeur-de-jesus\/<\/a>) sont non seulement irrecevables mais path\u00e9tiques dans leur recherche d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e d&#8217;une l\u00e9gitimit\u00e9q&#8230; qui n&#8217;existe pas. L\u00e0 encore l&#8217;h\u00e9raldique permet de remettre les pendules \u00e0 l&#8217;heure.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Disons un mot maintenant\u00a0du titre de\u00a0<strong>duc d\u2019Anjou<\/strong>. Le prince Jacques-Henri de Bourbon, fils a\u00een\u00e9 du roi Alphonse XIII et grand-p\u00e8re du prince Louis-Alphonse, fut le premier \u00e0 relever ce titre, en mars 1946, apr\u00e8s qu\u2019il eut \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 \u00e9pisodiquement par quelques princes de la ligne carliste et \u00e0 l\u2019instigation des milieux traditionalistes et l\u00e9gitimistes fran\u00e7ais. Son fils a\u00een\u00e9, le prince Alphonse de Bourbon, d\u00e9j\u00e0 duc de Cadix (d\u00e9cret du chef de l\u2019Etat espagnol du 22 novembre 1972), releva le titre de duc d\u2019Anjou apr\u00e8s la mort de son p\u00e8re, le 3 ao\u00fbt 1975.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">En v\u00e9rit\u00e9, le titre de duc d\u2019Anjou qui avait \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 par Louis XIV \u00e0 Philippe de France, deuxi\u00e8me fils du Grand Dauphin (apr\u00e8s Bourgogne et avant Berry), est un titre de cadet.\u00a0<strong>Il revint \u00e0 la couronne en 1700, apr\u00e8s que le duc d\u2019Anjou fut devenu roi d\u2019Espagne sous le nom de Philippe V.\u00a0<\/strong>Il fut d\u2019ailleurs attribu\u00e9 au futur Louis XV, avant qu\u2019il ne devint dauphin (1710-1712) puis \u00e0 un fils de celui-ci qui mourut tr\u00e8s jeune (1730-1733). Le futur Louis XVIII, d\u2019abord titr\u00e9 comte de Provence, re\u00e7ut plus tard (1771) le titre de duc d\u2019Anjou qui fit de nouveau retour \u00e0 la couronne en 1795 lorsque Louis XVIII, alors en exil, succ\u00e9da \u00e0 son neveu Louis XVII, mort au Temple.\u00a0<strong>Ce titre n\u2019a donc pu \u00eatre transmis par Philippe V \u00e0 sa descendance<\/strong>\u00a0mais, \u00e9tant de fait revenu \u00e0 la couronne dans sa branche a\u00een\u00e9e, il fut repris par la ligne traditionaliste espagnole comme rappelant le roi Philippe V. Il ne s\u2019agit donc que\u00a0<strong>d\u2019un titre de courtoisie ou d\u2019attente<\/strong>.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">En revanche, il est clair et indiscutable en droit que l\u2019attribution de quelque titre que ce soit appartenant \u00e0 la couronne ne peut relever que du chef de maison et, en aucun cas, d\u2019un autre prince, fut-il regard\u00e9 comme pr\u00e9tendant par certains. La d\u00e9signation du prince Charles-Philippe d\u2019Orl\u00e9ans comme duc d\u2019Anjou par son oncle le prince Henri d\u2019Orl\u00e9ans, comte de Paris, (8 d\u00e9cembre 2004) est sans fondement et n\u2019est donc pas recevable.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Le prince Louis-Alphonse de Bourbon a \u00e9pous\u00e9 le 6 novembre 2004 Maria-Margarita Vargas y Santaella (n\u00e9e le 21 octobre 1983). Selon la tradition h\u00e9raldique, toutes les princesses \u00e9pouses de cap\u00e9tiens portent les armes de leur \u00e9poux auxquelles elles peuvent associer les leurs. Aucun r\u00e8glement sp\u00e9cifique d\u2019armoiries ne semble intervenu publiquement en ce qui concerne la princesse Marie-Marguerite mais nous pouvons simplement noter que les Vargas portent, tant dans leurs branches d\u2019Espagne que dans celles d\u2019Am\u00e9rique latine, un \u00e9cu\u00a0<strong>d\u2019argent \u00e0 trois faces ond\u00e9es d\u2019azur.\u00a0<\/strong>Nous y ajouterons une cr\u00e9ation non confirm\u00e9e officiellement par le duc d&#8217;Anjou et dont vous trouverez les tenants et aboutissants ici <strong><a style=\"color: #008000;\" tabindex=\"9999\" href=\"https:\/\/conseildansesperanceduroi.wordpress.com\/2020\/11\/26\/in-memoriam-suite-pour-la-petite-histoire\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/conseildansesperanceduroi.wordpress.com\/2020\/11\/26\/in-memoriam-suite-pour-la-petite-histoire\/<\/a><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">\u00a0 \u00a0 Le prince Louis-Alphonse et la princesse Marie-Marguerite de Bourbon ont eu une fille, la princesse Eug\u00e9nie (pr\u00e9nom de l\u2019\u00e9pouse du roi Alphonse XIII), n\u00e9e le 5 mars 2007 puis deux gar\u00e7ons, jumeaux, n\u00e9s le 28 mai 2010, et enfin un troisi\u00e8me gar\u00e7on n\u00e9 le <time datetime=\"2019-02-01\">1<sup>er<\/sup>\u00a0f\u00e9vrier 2019<\/time><sup><a style=\"color: #008000;\" tabindex=\"9999\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Louis_de_Bourbon_(1974)#cite_note-27\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">.<\/a><\/sup>.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0Le premier de ces fils, le prince Louis, dauphin de France (ou de Viennois selon l\u2019antique usage), a \u00e9t\u00e9 titr\u00e9 duc de Bourgogne. Le second, le prince Alphonse, a \u00e9t\u00e9 titr\u00e9 duc de Berry. Le troisi\u00e8me, le prince Henri, a \u00e9t\u00e9 titr\u00e9 duc de Touraine.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Le choix de ces titres est particuli\u00e8rement significatif. En effet, celui de duc de Bourgogne revient traditionnellement au dauphin de France ou \u00e0 son fils a\u00een\u00e9 depuis 1682 (ce fut le cas de l\u2019a\u00een\u00e9 des enfants du Grand dauphin -fr\u00e8re a\u00een\u00e9 de Philippe V d\u2019Espagne- puis de l\u2019a\u00een\u00e9 des enfants de Louis XVI -Louis-Joseph-Xavier). Le titre de duc de Berry est titre de cadet, comme le fut Charles, troisi\u00e8me fils du Grand dauphin et Charles-Ferdinand, fils du roi Charles X et p\u00e8re du comte de Chambord. Le titre de duc de Touraine est aussi titre de cadet apanag\u00e9, g\u00e9n\u00e9ralement le troisi\u00e8me gar\u00e7on. Un r\u00e8glement d\u2019armoiries est intervenu pour ces trois\u00a0jeunes princes.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-63085\" src=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Arms_of_the_capetian_dauphins_du_Viennois.svg_.png\" alt=\"\" width=\"199\" height=\"233\" \/><strong><span style=\"color: #ff6600;\">Le prince Louis de Bourbon, duc de Bourgogne<\/span>, fils du duc d&#8217;anjou ( Louis XX<span style=\"color: #ff6600;\">) <\/span><\/strong><\/span><span style=\"color: #ff6600; font-size: 1rem;\">( armoiries ci-contre)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">porte d\u00e9sormais et comme tous les dauphins de France avant lui, un \u00e9cu <strong>\u00e9cartel\u00e9, aux 1 et 4 d\u2019azur \u00e0 trois fleurs de lys d\u2019or, aux 2 et 3 d\u2019or au dauphin d\u2019azur, cr\u00eat\u00e9, oreill\u00e9 et barbet\u00e9 de gueules,<\/strong>\u00a0autrement dit:\u00a0<strong>\u00e9cartel\u00e9 de France et du Dauphin\u00e9 de Viennois. \u00a0Il faut y ajouter la couronne delphinale\u00a0<\/strong>(ferm\u00e9e par 4 dauphins),\u00a0<strong>les colliers des ordres et les anges d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crits.\u00a0<\/strong>Rappelons que cette disposition h\u00e9raldique remonte au trait\u00e9 de Villeneuve-les-Avignon entre le roi Philippe VI de Valois et Humbert II de la Tour du Pin, dauphin de Viennois, sign\u00e9 le 23 f\u00e9vrier 1343 et attribuant le Dauphin\u00e9 de Viennois, alors fief de l\u2019Empire, au fils a\u00een\u00e9 du roi. Le premier dauphin de France fut le fils a\u00een\u00e9 de Jean II le bon, le futur Charles V.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\"><span style=\"color: #ff6600;\">Armoiries du duc de Berry .(ci-contre)<\/span><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-63087\" src=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Arms_of_Charles_dArtois.svg_.png\" alt=\"\" width=\"199\" height=\"233\" \/><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Le prince Alphonse de Bourbon, duc de Berry, deuxieme<strong>\u00a0fils du duc d&#8217;anjou ( Louis XX<span style=\"color: #008000;\">)<\/span><\/strong> porte\u00a0<strong>d\u2019azur \u00e0 trois fleurs de lys d\u2019or, \u00e0 la bordure cr\u00e9nel\u00e9e de gueules.\u00a0<\/strong>En effet,\u00e0 partir de Louis XV les fils et petits-fils de France ont d\u2019abord \u00e9cartel\u00e9 de France et de leur apanage avant de prendre une bordure de gueules modifi\u00e9e (la bordure de gueules d\u2019Anjou \u00e9tant utilis\u00e9e par les bourbons d\u2019Espagne, de Sicile et de Parme), dentel\u00e9e ou cr\u00e9nel\u00e9e. Ce fut le cas du comte d\u2019Artois et de son fils cadet Fran\u00e7ois-Ferdinand puis du duc de Bordeaux, futur comte de Chambord.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ox-ee76e45f50\">\n<p><span style=\"color: #008000;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-63088 alignleft\" src=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Blason_fr_Touraine_moderne.svg_.png\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"220\" \/><span style=\"color: #ff6600;\">Armoiries du duc de Touraine (ci-contre), 3 \u00e9me fils<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">La boucle est boucl\u00e9e\u2026<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">Notons \u00e0 ce propos que les brisures des cap\u00e9tiens directs comme des Valois et des premiers Bourbons furent nombreuses et, pour certains, complexes. Un excellent r\u00e9sum\u00e9 en est fait dans un ouvrage d\u2019Ottfried Neubecker intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Le grand livre de l\u2019H\u00e9raldique\u00a0\u00bb (1). Mais \u00e0 partir de Louis XIII le syst\u00e8me fut tr\u00e8s nettement et judicieusement simplifi\u00e9: seuls ont subsist\u00e9 la\u00a0<strong>bordure de gueules<\/strong>\u00a0dont nous venons de parler et le\u00a0<strong>lambel d\u2019argent<\/strong>\u00a0dont nous reparlerons. La premi\u00e8re fut la brisure de la branche a\u00een\u00e9e de Bourbon (avec ses \u00e9ventuelles surbrisures), le second celle de la branche cadette d\u2019Orl\u00e9ans. La question des brisures a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e\u00a0dans cette chronique d&#8217;h\u00e9raldique: \u00a0\u00a0<strong><a style=\"color: #008000;\" tabindex=\"9999\" href=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/2024\/12\/10\/chroniques-heraldiques-de-jean-yves-pons-6-les-brisures\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/index.php\/2024\/12\/10\/chroniques-heraldiques-de-jean-yves-pons-6-les-brisures\/<\/a><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-63089\" src=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Blason_Charles_de_France_1446-1472_duc_de_Guyenne.svg_.png\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"220\" \/>Un exemple particuli\u00e8rement d\u00e9monstratif peut en \u00eatre donn\u00e9 avec les <span style=\"color: #ff6600;\">armoiries (ci-contre) du fr\u00e8re cadet du prince Alphonse de Bourbon, duc d\u2019Anjou et de Cadix.<\/span> Ce prince, pr\u00e9nomm\u00e9 Charles-Gonzalve (n\u00e9 le 5 juin 1937 et mort le \u00a027 mai 2000, sans enfant), fut titr\u00e9 duc d\u2019Aquitaine par son p\u00e8re le 21 septembre 1972. Il porta alors un \u00e9cu\u00a0<strong>\u00e9cartel\u00e9, aux 1 et 4 d\u2019azur \u00e0 trois fleurs de lys d\u2019or, \u00e0 la bordure engr\u00eal\u00e9e<\/strong>\u00a0(ligne de bordure d\u00e9coup\u00e9e en petites dents arrondies, les pointes dirig\u00e9es vers l\u2019ext\u00e9rieur)\u00a0<strong>de gueules, aux 2 et 3 de gueules au l\u00e9opard d\u2019or, arm\u00e9 et lampass\u00e9 d\u2019azur. L\u2019\u00e9cu est timbr\u00e9 de la couronne ouverte \u00e0 8 fleurs de lys\u00a0<\/strong>(des fils de France)<strong>, entour\u00e9e des colliers des ordres et tenu par deux anges.\u00a0<\/strong>Dans cet \u00e9cu, la bordure engr\u00eal\u00e9e des 1 er et 4 \u00e8me quartiers ne figure pas les armes de la province du Berry, comme certains pourraient le penser; elle est une sur-brisure de la bordure d\u2019Anjou (dite de Bourbon en Espagne). En quelques signes tout est di<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">En marge de l\u2019h\u00e9raldique proprement dite, c\u2019est-\u00e0-dire des armes des princes de la premi\u00e8re branche de la maison de Bourbon, il nous faut faire un bref rappel des ordres de chevalerie (dits ordres du Roi) qui leurs sont associ\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #008000;\">Ordre de Saint-Michel<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-63113 alignleft\" src=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/download-2-1.jpg\" alt=\"\" width=\"196\" height=\"257\" \/> Le premier est l\u2019ordre de Saint-Michel (dit autrefois \u00ab\u00a0<em>ordre et aimable compagnie de monsieur Saint-Michel\u00a0\u00bb),\u00a0<\/em>fond\u00e9 par le roi Louis XI en 1469, en r\u00e9plique \u00e0 la Toison d\u2019or des ducs cap\u00e9tiens de Bourgogne. Illustre \u00e0 ses d\u00e9buts, Saint-Michel a fini par souffrir de son effacement \u00e0 la fin du XVI \u00e8me si\u00e8cle derri\u00e8re l\u2019ordre du Saint-Esprit (dit autrefois \u00ab\u00a0<em>ordre et milice du beno\u00eet Saint-Esprit\u00a0\u00bb),\u00a0<\/em>fond\u00e9 par le roi Henri III en 1578 et dont le prestige ne cessa de grandir avec le temps. Il est vrai que les r\u00e8gles d\u2019attribution du premier furent tr\u00e8s t\u00f4t assez anarchiques alors que celles du second rest\u00e8rent tr\u00e8s strictes.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #008000;\">Ordre du Saint-Esprit<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-63112\" src=\"https:\/\/charte-fontevrault-providentialisme.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/download-2.jpg\" alt=\"\" width=\"209\" height=\"241\" \/> D\u00e8s le XVIII \u00e8me si\u00e8cle, Saint-Michel devint un simple ordre de M\u00e9rite. Quoi qu\u2019il en soit, le roi de France se titrait chef et souverain grand-ma\u00eetre des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit, Saint-Michel passant toujours en premier comme \u00e9tant le plus ancien. Les chevaliers du Saint-Esprit devaient d\u2019ailleurs, avant de recevoir celui-ci, \u00eatre re\u00e7us chevaliers de Saint-Michel (d\u2019o\u00f9 le titre de \u00ab\u00a0<em>chevaliers\u00a0<strong>des <\/strong><\/em><em>ordres du Roi<\/em>\u00ab\u00a0). Le roi, comme les chevaliers, devaient \u00e9galement placer le collier de Saint-Michel au plus pr\u00e8s de l\u2019\u00e9cu et celui du Saint-Esprit \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. C\u2019est ainsi d\u2019ailleurs qu\u2019ils figurent autour des armoiries que nous venons de d\u00e9crire. A ce jour le chef et souverain grand-ma\u00eetre des ordres est le prince Louis-Alphonse de Bourbon, comme a\u00een\u00e9 de tous les cap\u00e9tiens et chef de la maison de Bourbon.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">A suivre\u2026<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff6600;\">Jean-Yves Pons, CJA.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">(1) Ottfried Neubecker, Le grand livre de l\u2019H\u00e9raldique, Ed. Elsevier S\u00e9quoia, Bruxelles, 1977.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/section>\n<\/article>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div id=\"in8-skyscraper-display\">\n<div class=\"in8-skyscraper-close\"><\/div>\n<div id=\"ora_1_300x250_messagerieboite.2\" class=\"up-show\" data-google-query-id=\"CMSS6pP8sIoDFXFiQQIde7sToQ\">\n<div id=\"google_ads_iframe_\/3513\/woo_rec_1_300x250_webmail_0__container__\">\n<div class=\"upo-label\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chronique d&#8217;h\u00e9raldique n\u00b0 8 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Apr\u00e8s les rappels th\u00e9oriques pr\u00e9c\u00e9dents, nous allons commencer \u00e0 traiter de l\u2019application des r\u00e8gles h\u00e9raldiques aux institutions et territoires de la France. 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