Bien chers amis et pauvres Pèlerins du Roi,
Avril !
Avril, est reconnu pour être le mois par excellence de la fête de Pâques.
Et c’est vrai !
La fête de Pâques étant une fête mobile, le jour anniversaire de la Résurrection du Christ, depuis 1582 année du passage du calendrier julien au grégorien, prend place entre le 22 mars et le 25 avril selon l’année ; mais, statistiquement parlant, Pâques tombe avec autant de chances entre le 28 mars et le 20 avril, avec cependant une petite préférence pour le 17 avril.
Le jour de Pâques surpasse tous les autres anniversaires ; c’est certain !
Mais il ne faudrait pas sous-estimer toutes les autres fêtes et cérémonies religieuses de ce mois de printemps.
Avril !
Avril, c’est aussi le mois de l’Eucharistie et de la Présence Réelle manifestées lors du Jeudi Saint, comme également le mois de la Divine Miséricorde manifestée au bon larron Dismas lors du Vendredi Saint et solennisée par le 1er dimanche de Pâques.
Mais c’est aussi le mois de la Litanie Majeure célébrée tous les 25 avril (le même jour que la saint Marc), litanie signifiant « supplication, supplique, prière ou imploration ».
La Litanie Majeure a deux autres noms : La Procession septiforme, et Les Croix noires.
Ces trois expressions demandent quelques explications, ou rappel, que voici :
. « Litanie Majeure »,
Parce qu’instituée par un grand Pape, Grégoire Ier le Grand (540 / pape 590-604) en avril 590 ; parce qu’instituée dans la ville de Rome, capitale de l’Empire et ville du saint siège apostolique où est inhumé le corps de saint Pierre, prince des Apôtres ; parce qu’instituée à cause d’une grande épidémie de peste à Rome (hiver 589-590), « peste si violente que tous, hommes, femmes, enfants, nourrissons, vieillards, tous mourraient subitement, en grand nombre, en tout lieu, en toute circonstance », punition divine en châtiment et en pénitence de la licence sans frein et de la débauche que s’autorisaient les Romains immédiatement après le carême dans la continence, et à la suite de la communion pascale.
. « La Procession septiforme »,
Parce que se déroulant en une procession des divers corps de la société, ordonnés selon sept rangs d’importance : d’abord le clergé ; ensuite tous les moines et les religieux ; puis les religieuses ; au quatrième rang tous les enfants ; au cinquième, tous les laïcs ; au sixième, toutes les veuves ; et enfin au septième rang toutes les personnes mariées.
. « Les Croix Noires »,
Parce que les hommes se revêtaient d’habits noirs, en signe de deuil, à cause de la mortalité extraordinaire, monstrueuse et démesurée de cette peste, et comme pénitence, et c’est aussi pour cela qu’on couvrait de noir les croix et les autels… Les fidèles doivent aussi revêtir alors des habits de pénitence.
Alors chers pèlerins, aujourd’hui, OUI, PLUS QUE JAMAIS, ne craignons pas de porter notre écharpe pénitentielle de la Supplique lors de ses manifestations chaque 17 du mois à Pontmain. Ne sommes-nous pas confrontés à une autre peste bien pire, celle de l’esprit révolutionnaire et de ses prolongements qui, depuis 234 ans, défigurent la France et la tuent inexorablement à petit feu ?
Nous sommes tous touchés !
. Individuellement, dans notre corps, notre âme et notre esprit,
. Collectivement surtout, c’est-à-dire ce que nous avons fait, et que nous continuons à faire de pire en pire, de notre société.
Car comme le dit saint Augustin d’Hippone :
« A force de tout voir on finit par tout supporter… A force de tout supporter on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer on finit par tout accepter… A force de tout accepter on finit par tout approuver ! »… NOUS EN SOMMES LÀ !
Comprenons bien notre situation et l’état de la France toute entière, et transposons alors pour nos jours actuels ce que disait le Pape Grégoire le Grand quand il institua la Litanie Majeure :
« Il nous faut, bien-aimés frères, quand nous n’avons pas su les prévenir, craindre du moins les fléaux de Dieu lorsqu’ils nous accablent. Que la douleur nous ouvre la porte de la conversion ; que la peine qui nous frappe brise le rocher de nos cœurs. « Le glaive, comme dit Jérémie, pénètre aujourd’hui jusqu’à l’âme. » (Jérémie IV, 10).
Sous le coup des célestes vengeances, voilà que tout le peuple est frappé, et chacun est enlevé instantanément. La maladie ne précède pas la mort ; aucun avant-coureur : la mort est sa propre messagère ; vous le voyez, elle ne s’annonce qu’en foudroyant. Pas même entre elle et le pécheur le temps du repentir. Songez en quel état parait devant son juge le malheureux qui n’a pas eu une seconde pour pleurer ses fautes. Hélas ! ce ne sont pas des victimes isolées, c’est tout le peuple qui succombe. Les maisons restent vides, les pères voient mourir leurs enfants ; l’héritier précède dans la tombe ceux qui voulaient lui laisser leurs biens. C’est donc maintenant qu’il nous faut nous réfugier dans la pénitence, puisque nous pouvons encore pleurer avant que la mort ne frappe. Remettons sous les yeux de notre âme la suite de nos égarement ; effaçons dans les larmes la trace de nos iniquités. « Prévenons dans la confession du délut la face du juge. » (Psaume XCII, 2). « Élevons vers Dieu nos cœurs avec nos mains. » (Lamentations III, 41). Qu’est-ce à dire : « Élever à Dieu le cœur avec les mains ? » sinon soutenir la ferveur de nos prières par le mérite des bonnes œuvres. Il donne, ce grand Dieu, il donne à nos terreurs une pleine confiance, quand il nous dit par la bouche du prophète : « Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse & qu’il vive. » (Ezéchiel XXXIII, 1).
Donc, que nul ne désespère, quelle que soit l’énormité de ses forfaits. Ninive avait croupi des siècles dans la fange de ses crimes. Trois jours de pénitence sauvèrent Ninive.
Et le larron converti sur la croix, eut-il besoin, pour entendre la sentence de vie éternelle, de plus de temps qu’il n’en faut pour mourir ? Changeons le fond de nos cœurs, cela suffit pour nous donner la certitude que nous avons déjà reçu ce que nous demandons? Notre juge ne demande, pour révoquer la sentence de mort, que de nous voir à ses pieds suppliants et convertis. Ainsi, bien aimés frères, ouvrons nos cœurs à la contrition et nos mains aux bonnes œuvres.
La réponse est à notre portée… Si nous le voulons !
Chouandecoeur
Pour cette 169ème Supplique à Dieu pour le retour du Roi, le programme de ce vendredi 17 avril sera le suivant :
Programme et horaires de la Supplique :
Le matin,
. 10h30 > Messe tridentine dans la Chapelle des Missions, située dans la maisons des Oblats de Marie (Bât. derrière le chœur de la basilique).
. 12h00 >
Repas dans un des restaurants de Pontmain de votre choix.
Si vous amenez votre repas, une possibilité de pique-niquer à l’abri et au chaud, existe au Centre Pastoral.
La Belle Dame est ouverte en tant que salon-de-thé / restaurant (02 43 04 38 62). Ceux qui veulent y déjeuner doivent impérativement réserver leur place quelques jours avant.
L’après-midi :
. 13h45 précises !
Supplique selon le déroulement pendant les jours longs (du 29 mars au 25 octobre 2026) :
– Devant Marie-Enfant dans l’église de Pontmain (15 min.),
… déplacement en procession,
– Devant ND de Pontmain sur le parvis (15 min.),
… déplacement en procession,
– Devant sainte Jeanne la Pucelle (10 min.),
… déplacement en procession,
– Devant le Sacré-Cœur du jardin des Oblats (15 min.),
… déplacement en procession,
– A 14h30 / 14h45, Supplique dans la Chapelle des Missions de la Maison des Oblats.
Tout sera terminé vers 17h00, au plus tard.
- Merci de votre diligence et votre discipline pour être à l’heure.
A vendredi 17 qui vient, chers pèlerins !
N’OUBLIEZ PAS VOS ARMES : VOTRE LIVRET, VOTRE CHAPELET ET VOS BANNIERES POUR LA PROCESSION.
(il y aura des livrets uniquement pour les nouveaux pèlerins).
POUR CEUX QUI L’ONT, N’OUBLIEZ PAS VOTRE ÉCHARPE PÉNITENTIELLE.
Demandez la si vous n’en avez pas.
Elle est vraiment recommandée au vu de l’état de péché mortel de notre pays et de sa chute temporelle en cours !
de grâce, venez nombreux !
En union de prière à Jésus, Christ et Roi de France, par Marie Reine.
Bien à vous,
Chouandecoeur
