Le mot du Connétable : Quand la physique jouxte la métaphysique !

Science – Article édité par Breizh Info (www.breizh-info.com)
        – Cet article est retranscrit ici dans son intégralité –

Il paraît sous le titre complet :
Le ciel, l’univers et Dieu : quand la cosmologie contemporaine interroge la notion de paradis.

La question paraît naïve, presqu’enfantine : Où se situe le paradis ?
Pourtant elle traverse les siècles, les religions et désormais… les sciences. A la frontière entre cosmologie moderne et réflexion théologique, certains chercheurs et vulgarisateurs scientifiques estiment que les découvertes récentes sur la structure de l’univers ouvrent des pistes inattendues sur ce que les traditions religieuses appellent “le ciel”.

Dans les textes bibliques, le ciel n’est pas un concept unique. Il est souvent décrit en strates : l’atmosphère terrestre, l’espace cosmique, et enfin un niveau supérieur, inaccessible, associé à la présence divine. Une vision symbolique, longtemps reléguée au domaine de la métaphore, mais qui trouve aujourd’hui un écho troublant dans certains modèles cosmologiques.

L’horizon cosmique, frontière absolue de notre univers observable
Depuis le XXème siècle, l’astronomie a profondément modifié notre compréhension de l’univers. Les travaux d’Edwin Hubble ont montré que les galaxies s’éloignent les unes des autres, et que plus elles sont lointaines, plus leur vitesse de fuite est élevée. Cette expansion implique l’existence d’une limite théorique : au-delà d’une certaine distance, l’espace s’éloigne de nous plus vite que la lumière elle-même.

Cette frontière est appelée horizon cosmique. Elle marque la limite ultime de ce que l’humanité peut observer ou atteindre. Aucun vaisseau, aussi avancé soit-il, ne pourrait jamais la franchir. Non par manque de technologie, mais parce que les lois mêmes de la relativité l’interdisent.

Un lieu sans temps, mais pas sans existence ?
Ce qui intrigue les physiciens, c’est que, selon les modèles relativistes, le temps cesse d’avoir un sens à l’horizon cosmique. Il n’y a plus de succession passé-présent-avenir telle que nous concevons. En revanche, l’espace, lui, ne disparaît pas nécessairement. Autrement dit, quelque chose peut exister, au-delà, mais hors de notre temporalité.
Pour certains chercheurs, cela signifie qu’un univers entier pourrait exister au-delà de cette frontière, totalement inaccessible à l’homme vivant, mais pas nécessairement vide. Un domaine où seules des entités non matérielles – lumière, énergie, réalités immatérielles – pourraient exister.

Une hypothèse, pas une preuve
C’est ici que la spéculation rejoint la théologie.

Les défenseurs de cette hypothèse avancent que cette zone hors du temps, antérieure même au Big Bang observable, correspondrait étonnamment bien à la description biblique du royaume éternel : hors du temps, inaccessible aux vivants, habité par des êtes non matériels, et lié à une cause première antérieure à l’univers.

Il ne s’agit évidemment pas d’une démonstration scientifique. Aucun astrophysicien sérieux ne prétend “prouver” l’existence du paradis. Mais cette convergence entre certaines données cosmologiques et les représentations religieuses anciennes interroge : et si la science moderne ne réfutait pas la transcendance, mais au contraire révélait ses limites ?

L’intérêt de cette réflexion n’est pas de transformer la cosmologie en catéchisme. Il est ailleurs : rappeler que la science, aussi puissante soit-elle, reconnaît aujourd’hui l’existence de frontières infranchissables. Des zones où les équations s’arrêtent, où le temps disparaît, où l’observable devient inaccessible.

Pour certains, ces limites réhabilitent une intuition ancienne : celle d’un réel qui dépasse l’homme, son intelligence et sa technique. Non pas contre la science, mais au-delà d’elle.

Dans une époque obsédée par le contrôle et la maîtrise totale du réel, cette humilité retrouvée n’est peut-être pas anodine.

Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breiz-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et d’affichage du lien de suivi vers la source d’origine.

Chouandecoeur

14 thoughts on “Le mot du Connétable : Quand la physique jouxte la métaphysique !

  1. Aum Guy Vandevelde

    Lumineux, c’est le cas de le dire! Surtout qu’entre cosmologie scientifique et théologie, s’insère la métaphysique : la connaissance de “l’être en tant qu’être” ; qui n’a plus de pertinence après Kant, mais éclairait néanmoins la synthèse jusqu’ici indépassée de saint Thomas d’Aquin. Et donc, en identifiant le Dieu vivant de la Révélation et l’Être de la métaphysique comme le fait l’Ecriture elle-même en Ex 3,14 (sic), on guérit l’intelligence de tous les divorces imposés par les Lumières auto-proclamées; et la Raison enfin affranchie de la mutilation scientiste, redevient l’outil qui nous permette de penser et de dire ce qui s’offre encore à nous. Tandis que l’Être est, nous devenons pour être !

    Reply
  2. DéGueu

    « Les travaux d’Edwin Hubble ont montré que les galaxies s’éloignent les unes des autres, et que plus elles sont lointaines, plus leur vitesse de fuite est élevée.»

    Leur vitesse selon quel référentiel ?

    La vulgarisation de l’astrophysique m’a toujours impressionné par sa capacité à enfreindre ses propres lois qu’elle assène pourtant comme des dogmes.
    🙂

    Reply
  3. Avatar photoChouandecoeur Post author

    Bonjour DéGueu,

    Je connais assez bien le Ceshe et sa thèse sur le géocentrisme qu’il tire de l’expérience de Michelson.
    Pour expliquer simplement et rapidement, l’expérience de Michelson et Morlay avait pour but de mesurer avec exactitude la vitesse de la lumière et prouver l’existence de « l’éther » (le milieu de l’espace, support dans lequel la lumiere se déplace), en déterminant « le vent d’éther » comme on peut sentir le vent de l’air quand on met le bras en dehors de la fenêtre ouverte d’une voiture.
    Il y eut plusieurs expériences entre 1881 et 1887, la dernière ayant confirmé la série entière. Ces expériences se sont renouvelées régulièrement jusqu’en 1924 au fur et à mesure des progrès techniques de la précision des instruments de mesure… mais tout était déjà dit en 1887.
    Là-dessus intervient Einstein et sa relativité restreinte puis générale, ainsi que d’autres mathématiciens qui interprètent les résultats comme indiquant que l’éther n’existe pas (puisqu’il on ne peut identifier un vent d’éther), que l’espace est donc vide et que c’est la déformation de celui-ci au voisinage des masses qui manifeste la gravité.

    Une autre façon équivalente pour interpréter les résultats de l’expérience de Michelson et Morlay, est de dire « la voiture est à l’arrêt, donc pas de mouvement ni de vent ressenti quand on met la main hors de l’habitacle ». C’est la thèse proposée par le Ceshe. Autrement dit la Terre est fixe et c’est tout le reste qui tourne autour d’elle.
    Seulement il y a un hic !
    Nous avons eu un prix Nobel d’économie français (c’est rare pour le souligner), Maurice Allais (1911-2010), polytechnicien, qui était aussi un grand savant en physique générale. Il a écrit plusieurs articles pour l’Académie des Sciences,
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Allais
    et a fait plusieurs expériences sur le sujet qui lui ont fait réinterpréter l’expérience de Michelson et Morlay. Il reprend donc ces dernières et constate dans les rapports et documents des deux auteurs l’existence de la détermination d’un vent d’éther de 8 km/sec (par rapport aux 30 km/sec qui auraient dû être trouvés, vitesse de la Terre sur son orbite), soit un écart 27%, ce qui n’est pas rien, mais valeur qui a été mise sur le compte de l’imprécision du détecteur de 1887. Or lui-même trouve, dans la 2nde moitié du XXème siècle, avec le même détecteur beaucoup modernisé, un vent d’éther de 7,95 km/sec.
    Son interprétation est alors la suivante :
    . L’éther existe,
    . Les masses sont en quelque sorte “une condensation de l’éther”, donc l’éther a une densité variable de plus en plus grande à leur voisinage (et pourquoi pas une viscosité faisant de même),
    . La Terre dans son mouvement sur son orbite entraîne une partie de l’éther qui lui est proche et donc le vent d’éther est beaucoup plus faible que prévu.

    Voilà un résumé rapide sur la question.

    Chouandecoeur

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  4. Avatar photoChouandecoeur Post author

    Et alors une petite question conséquente se lève en 2026 :
    Et si ” l’énergie sombre ” que l’on ne peut voir, mais dont on connaît les effets, qui est la partie la plus importante de l’univers, et que l’on recherche toujours sans la trouver, n’était tout simplement pas cet éther que l’on a rejeté tout au long du 20ème siècle et qui se rappelle à notre bon souvenir…?

    Chouandecoeur

    Reply
  5. Avatar photoChouandecoeur Post author

    Le référentiel que vous demandez dans votre premier commentaire est la vitesse de la lumière.

    Chouandecoeur

    Reply
    1. Dégueu

      Ce n’était pas ma question.
      Si deux astres se déplacent selon le même mouvement, leurs vitesses relatives seront nulles.

      Le référentiel cité dans l’article est-il le soleil ou un autre point de l’univers ? Et lequel ?

      Reply
      1. Chouandecoeur

        Bonjour DéGueu,

        Dans la physique relativiste, il n’y a plus de référentiel de lieu, ou localisé, comme c’est le cas dans la physique (mécanique) Newtonienne.
        Le seul référentiel alors dans l’univers EST une vitesse, et c’est la vitesse de la lumière (considérée comme constante), et donc peu importe la direction des mobiles l’un par rapport à l’autre.
        Tant que les mobiles, les galaxies par exemple, ont la même vitesse par rapport à celle de la lumière, leurs temps propres sont synchrones, c’est-à-dire que le temps s’écoule de la même façon (à la même vitesse) sur l’une et sur l’autre. Alors comme vous le dites leur vitesse l’une par rapport à l’autre est nulle.
        Par contre si l’une est (beaucoup) plus rapide, se rapproche plus de la vitesse de la lumière que l’autre, les deux temps propres ne sont plus synchrones et se décalent l’un par rapport à l’autre.
        L’article dit : « les galaxies s’éloignent les unes des autres, et que plus elles sont lointaines, plus leur vitesse de fuite est élevée. Cette expansion implique l’existence d’une limite théorique : au-delà d’une certaine distance, l’espace s’éloigne de nous plus vite que la lumière elle-même. »
        Vous l’avez compris, et la comparaison est toujours utilisée, l’univers est comme une baudruche sur laquelle les galaxies sont imprimées. L’expansion de la baudruche-univers fait que les galaxies à l’extrémité de la baudruche s’éloignent plus vite les unes des autres que ne le font celles proches de l’embouchure de la baudruche. Les plus éloignées tendent à atteindre la vitesse de la lumière, et au-delà d’une certaine expansion (et non une certaine distance comme dit dans l’article) de la baudruche-univers, la vitesse des points de l’espace portant les galaxies (horizon cosmique) dépasse la vitesse de la lumière et… ce n’est plus un monde où s’appliquent les lois de la physique relativiste !
        C’est un monde tout autre où le temps n’a plus de sens.

        Note : C’est le terme choisi « horizon cosmique » pour définir ces conditions extrêmes qui peut amener une confusion dans la compréhension, car qui dit « horizon » fait référence à une distance, et donc à un lieu d’où l’on voit l’horizon… alors disons que le référentiel newtonien que vous demandez serait notre propre galaxie, la Voie Lactée.

        Bien à vous,

        Chouandecoeur

        Reply
        1. Dégueu

          Cher Chouandecoeur,

          Il me paraît manquantes quelques définitions.

          Si dans certaines conditions peut importe la direction des mobiles, alors pourquoi parler de distance, d’éloignement ? (J’ai quand-même lu votre note).

          Si l’on se place dans un référentiel qui n’est plus nous comme le sous-entend l’article, mais ce fameux espace qui s’en éloigne plus vite que la vitesse C, ne serait-ce pas ce nous qui se déplace alors plus vite que C ? Il me semble que cette question repose la question du référentiel.

          Autre question : Les vitesses relatives, admettons. Quid des vitesses propres ? Et vitesses dans quoi ?

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  6. violette

    A tous
    Personne ici ne parle des dégâts , aussi je le fais en dehors du sujet. Récemment la tempête “Kristin” au Portugal a causé des dommages au sanctuaire de Fatima qui a été fortement endommagé dont la toiture de la Basilique. et tout autour 500 arbres abattus. Nous ne connaîtrons plus ce lieu.

    Reply
  7. Hervé

    Je ne possède aucune compétance en astrophysique : publicitaire de formation, j’ai été autrfois amené à faire de la vulgarisation sicentifique sur ce sujet.

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