Mes Amis,
On ne peut s’empêcher de repenser à la séquence burlesque il y a quelques mois, des figures de la gauche bourgeoise annonçant les unes après les autres à grand renfort de twitts grandiloquents, qu’elles quittaient X parce que la plateforme devenait nauséabonde depuis son rachat ; les mêmes revenant quelques mois plus tard sans tambour ni trompette, parce que c’est le réseau le plus fréquenté dans de nombreux pays.
Plus sérieusement, la Charte de Fontevrault et du royalisme providentialiste est fondée sur deux demandes du Pater, prière enseignée par Notre Seigneur Jésus-Christ aux Apôtres en réponse à leur demande : apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l’a appris à ses disciples.
Fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra
Et dimitte nobis debita nostra sicut et nos dimittimus debitoribus nostris
Et voilà qu’on est horrifié en commentaire, de la publication sur ce blog, d’un texte de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi, seule prière publique en France pour cette noble cause qui est aussi le cœur métapolitique de la Charte. Le texte incriminé et d’emblée condamné, est celui d’une prière ; elle-même inspirée de la prière pour la France, de Madame Elisabeth, Soeur du Roy. Il s’agit concrètement d’un acte de consécration au Cœur immaculé de Marie, qui domine les temps où nous sommes : « Dieu veut établir dans le monde, la dévotion à mon Cœur immaculé » (Apparitions de Notre-Dame à Fatima, 1917).
Selon les commentateurs, la charte serait étrangère à un tel texte ; il n’est même pas à discuter : c’est lui ou nous ! Violence accusée par l’emploi des majuscules pour l’un d’entre eux : on sait que cela équivaut à crier sur internet. Il est plus que temps, avant tout mouvement, de réarmer l’intelligence, comme dit Upinsky ; il faut absolument revenir à son fonctionnement de base : le principe d’identité et le principe de non-contradiction.
Mais, toutes proportions gardées, l’Evangile éclaire aussi l’épisode de sa lumière crue : « qui n’est pas avec moi est contre moi ; qui n’amasse pas avec moi, disperse », Lc 11, 23 avertissement de Jésus, dans la suite du Pater précisément. Et en Lc 17, 31-37, pourtant bien avant le discours eschatologique : « .. que celui qui sera aux champs ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Lot. Qui cherchera à sauver sa vie la perdra, et qui la perdra la sauvera. Je vous le dis : en cette nuit-là, deux seront sur un même lit : l’un sera pris, l’autre laissé ; deux femmes seront à moudre ensemble : l’une sera prise, l’autre laissée. Prenant alors la parole, ils lui disent : où Seigneur ? Il leur dit : là où sera le Corps, là aussi se rassembleront les aigles. » (Allusion à l’Eucharistie, qui fait penser à Jn 6, 60-71).
Au fond, on commence à voir pourquoi la Charte se délitait ; à comprendre surtout pourquoi son blog peut connaître un nouvel essor, comme un phare dans la nuit pour tant de Français en déserrance de leur propre vie. Car c’est le moment de le dire à tous et à tout propos, à temps et à contre-temps : ce qui nous manque en France, c’est Jésus, Christ et vrai Roi de France.
Monsieur le Connétable, ça vous va comme ça, sans gant de velours ? Dire que c’est en dessous de l’article annonçant ma nomination : j’en suis tout marri. Au fait, qui a dit que le blog était moribond ?
N.B. Cet article est édité sans possibilité de commentaire.
Chouandecoeur
