Jean-Yves Pons. Dernier Billet d’Aquilée : Ces hordes-là sont-elles préférables aux autres ? Pas si sûr..

      Sinon qu’elles apportent avec elles les subsides qui sont confisqués par celles dont nous parlions ici : https://charte-fontevrault-providentialisme.fr/index.php/2022/08/11/nouveau-billet-daquilee-vivement-le-25-septembre-2022-jour-des-elections-generales-anticipees-italiennes/

La saison touristique s’annonce très bonne cette année en Italie. Pourtant, les habitants commencent à se plaindre des conséquences de ces hordes, bien différentes certes de celles qui débarquent à Lampedusa ou en Sicile en provenance de Libye, mais porteuses elles aussi de bien des désagréments. Rappelant à ceux qui l’auraient oubliée cette lucide affirmation de Jean Mistler : » Le tourisme est l’industrie qui consiste à transporter des gens qui seraient mieux chez eux, dans des endroits qui seraient mieux sans eux. »

C’est ainsi que, sur le sentier côtier spectaculaire qui relie les villages médiévaux des Cinque Terre, accrochés aux falaises de la côte ligure dans le nord-ouest de l’Italie, la circulation des touristes est devenue un problème grave. Niché entre mer et montagne, large d’à peine 30 cm par endroits, ce sentier rocailleux est présenté comme un must dans tant de guides touristiques que sous le soleil brûlant de ce matin d’août, ça coince entre les villages de Monterosso et Vernazza. Ainsi, un étudiant chinois venu avec sa famille depuis la province du Yunnan, est dithyrambique : « Les mots me manquent, c’est tellement magnifique, lâche-t-il. Et vous savez, en Chine, il y a partout autant de monde… » Est-ce une raison pour que les tongs y remplacent les espadrilles ?

Parc national inscrit au patrimoine de l’Unesco, les Cinque Terre comptent environ 5 000 habitants mais ont attiré…2,5 millions de touristes l’année dernière. Et il pourrait y en avoir jusqu’à 20 % de plus cette année !

D’autres perles italiennes comme Venise, Florence ou Capri subissent la même pression, qui pousse certains à réclamer des mesures pour limiter l’accès à certains sites saturés de touristes. « La relation entre les visiteurs et les habitants risque de devenir conflictuelle », a récemment prévenu le maire de Venise, Luigi Brugnaro, qui réclame avec d’autres responsables locaux la possibilité de limiter l’accès à certains sites.

Au parc des Cinque Terre, Vittorio Alessandro, président du parc national, a annoncé cette année un plan pour contrôler le nombre de visiteurs et un nouveau système de billets : l’accès aux sentiers est désormais payant (7,5 euros) et le train coûte plus cher pour les touristes que pour les habitants, le surplus encaissé servant à entretenir les sentiers. L’initiative a poussé certains de ses détracteurs à agiter le spectre d’un numerus clausus, qui verrait des touristes bloqués par des barrières sur les routes ou empêchés de monter dans les trains, ce qui commence d’ailleurs à être mis en pratique chez nous… (https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/08/11/sites-naturels-sur-reservation-face-au-surtourisme-la-france-entre-dans-l-ere-des-quotas_6137732_3234.html).

       « Nous n’avons pas de portails, nous n’avons pas de barrières, le parc est ouvert, les gares sont ouvertes », assure M. Alessandro. Mais les 43 km2 du parc sont « un territoire petit et fragile, et oui, il faut rationaliser les flux ». « Le paysage ne peut être préservé que s’il y a des gens qui y vivent, sinon cela devient seulement un décor de cinéma », ajoute le président du parc. Les efforts se concentrent maintenant sur une expansion du trafic ferroviaire, afin de mieux répartir dans la journée le flux des départs et des arrivées. Malgré l’augmentation du nombre de visiteurs, ce système a permis de limiter les embouteillages dans les ruelles et d’éviter une densité trop dangereuse sur les quais des petites gares.

      Reste le défi des navires de croisière et de leurs impressionnantes vagues de voyageurs en excursion. « Ils descendent à terre en grands groupes et se déplacent en paquets concentrés, sur des périodes très courtes », explique M. Alessandro. « Un tourisme durable doit bénéficier à la zone, aux hôtes et aux visiteurs, mais quand le tourisme est aussi rapide et frénétique, il ne laisse rien au territoire », déplore-t-il. Se souvenant peut-être de ce que nous écrivions ici : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/05/09/vive-les-toutous/

   Selon Chiara Gasparini, une guide née dans la région, la renommée des Cinque Terre a contribué à l’amélioration du niveau de vie à la plupart des habitants, d’autant que l’intérêt croissant en Asie a rallongé la saison jusqu’aux mois d’ordinaire plus calmes de janvier et février. « Évidemment, cela dépend à qui on pose la question, reconnaît-elle. Mais c’est grâce au tourisme que les gens peuvent rester et travailler dans leur village. » Pourtant, Camille L., une française amoureuse de l’Italie, a vu la région se transformer depuis 30 ans qu’elle y vient. « En mieux ou en moins bien ? Je ne sais vraiment pas »

Nous pencherions plutôt pour la seconde hypothèse !

Jean-Yves Pons, CJA.

13 thoughts on “Jean-Yves Pons. Dernier Billet d’Aquilée : Ces hordes-là sont-elles préférables aux autres ? Pas si sûr..

  1. Hervé J. VOLTO

    Originaire de Nice mais grandit entre la Provence et la Ligurie (Maman étant italienne, j’avais des tantes à San Remo, Bhordiguiera, Impéria et un oncle à Rapallo), je connait bien la région et je confirme : “ils” arrivent en Italie avec trente ans de retard…

    Les Cinques Terres, à côté de La Spezia, n’est qu’à une heure de Parme, où je réside avec mon épouse parmesanne, et là aussi je confirme.

    Les Accords du Latran sont comme un concordat qui fait que l’Italie est un pays encore Chrétien : les italiens sont encore maitre de leur religion et les “importés” ne sont pas encore chez eux comme en France. les allocs en -encore- réservés aux italens. C’est plus facile d’expulser les “radicalisés”.

    Mais ils continuent d’arriver. Et ils se multiplient…

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    1. Alain Texier Post author

      Hé bien à Limoges qui n’est pourtant pas une (trés) grande ville – autour de 130 000 habitants-, il en est de même.

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      1. Conseil dans l'Espérance du Roi

        Tant que la France et les Français refuseront de traiter l’islam dans notre pays comme l’Arabie saoudite traite le christianisme dans la péninsule arabique tout cela continuera… en pire. Jusqu’à substitution puisque l’islam n’est pas une religion mais une organisation spécifique et totale de la société. A nous de choisir.

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  2. Hervé J. VOLTO

    La loi sur le retrait de « contenus à caractère terroriste » validée en France malgré le recours de LFI existe en italie depuis 20 ans à peu près.

    Une légende métropolitaine circule au-delà des Alpes : la DIGOS, équivalant de notre Renseignement Territoriale (RT, ex-RG), possèderait un système d’espionage des communication on line -pardon, en ligne- des contenus radicalisés.

    Que celà soit vrai ou non, qui commence à parler de guerre sainte et de djihadisme est fiché, qui parle de passer à l’acte est expulsé sans façon ! Tout le monde en tête l’affaire de la Mosquée de Milan, via Hienner : j’était alors en poste au sein de la sécurité du siège de la Province de Milan, à deux entrées de mosquée…

    Si vous saviez combien d’attentats terroristes ont été prévenus Outre-Alpes avec cette loi !

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  3. Catoneo

    Bien sûr que le tourisme de masse est agaçant, mais les dépenses de masse le sont moins, surtout pour des “cantons” abandonnés des dieux, où on a vu des maires vendre des maisons à un euro à la seule condition que l’acquéreur les restaure et y vive (un peu de temps en temps).
    Que les tongues chinoises remplacent les espadrilles chinoises, où est l’embrouille si elles apportent de l’argent que les indiens de la réserve n’ont plus ?

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      1. C.

        Pour des maisons à un euro vous serez bien accueillis, surtout M. Volto, dans ces régions :
        Les Abruzzes à Lecce nei Mari et Aquila ;
        La Campanie à Avellino et Zungoli ;
        Le Latium à Patrica et Frosinone ;
        Le Piémont à Carrega ligure et Alessandria ;
        La Sardaigne à Nulvi et Ollolaï ;
        La Sicile à Gangi, Palerme, Regalbuto, Enna, Salemi, Trapani et Mussomeli la Caltanissetta ;
        et la Toscane à Montieri, Grosseto, Lucca et Vergemoli.

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    1. Conseil dans l'Espérance du Roi

      Et si nous posions la question autrement : pourquoi et comment se fait-il que “les indiens de la réserve” n’ont plus d’argent ? Est-il préférable de mendier plutôt que de renverser la table et mettre les mains dans le cambouis ? Car c’est bien de ce dilemme dont nous crevons. Et si, une fois encore, nous considérons (comme face à l’immigration) qu’il est trop tard, alors mettons la clé sous la paillasson et un terme une fois pour toute à notre existence.
      Heureusement, quelques-uns parmi nous auront connu un autre temps qui nous permet de rendre hommage à notre plus proche voisin ibérique et au dernier épisode de sa Reconquista : Arriba Espana ! Viva Franco !

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