Jean-Yves Pons. La démographie française n’est pas au beau fixe. Voici pourquoi.

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La légère embellie de 2021, qui affichait une hausse inattendue des naissances (peut-être grâce aux confinements imposés par la pandémie au Covid-19 et aux “câlins” résultants de cette promiscuité imprévue !) aura été de courte durée. En 2022, non seulement les naissances sont reparties à la baisse, souligne le dernier bilan démographique de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), présenté mardi 17 janvier, mais s’ajoute à cela un nombre plus élevé que prévu de décès (dont les causes demeurent inconnues sauf à suspecter des conséquences cachées des campagnes de vaccination… Cela fait de l’année 2022 celle où le solde naturel atteint son plus bas niveau historique. La population française s’élève donc à 68 millions d’habitants au 1er janvier 2023, en hausse de seulement 0,3 %.

En 2022, l’espérance de vie à la naissance des Français est de 85,2 ans pour les femmes et de 79,3 ans pour les hommes. Après une baisse importante en 2020, directement liée à la pandémie virale et à ses effets délétères, les hommes gagnent seulement 0,1 an d’espérance de vie en 2022, par rapport à 2021. Quant à celle des femmes, elle ne progresse pas. Résultat : l’espérance de vie globale stagne ; elle est même inférieure de 0,4 an à celle de 2019. Hélas, le solde migratoire, lui, reste très largement positif ce qui donne beaucoup d’espoirs aux militants du “Grand Remplacement” !

« Sur la décennie 2010-2019, avant la pandémie, il y avait des gains d’espérance de vie pour les hommes et pour les femmes, bien que plus ralentis pour les femmes (ndcer : qui se voient de plus en plus frappées par des maladies par lesquelles elles étaient moins touchées que les hommes jusqu’à présent comme, par exemple, les cancers broncho-pulmonaires, tandis que les cancers du sein, de l’utérus ou des ovaires ont continué d’augmenter), rappelle Sylvie Le Minez, responsable de l’unité des études démographiques et sociales à l’Insee. Le phénomène que l’on observe en 2022 est directement lié au nombre de décès, qui reste très élevé », souligne l’experte. Avec 667 000 décès en 2022 (5 000 de plus qu’en 2021), le décompte est proche de celui de 2020, année noire, avec seulement 2 000 morts supplémentaires. Par rapport à l’ère pré-Covid, soit 2019, 54 000 personnes de plus sont décédées l’an passé.

Mais à cela ont peut ajouter des morts consécutives, comme nous l’avions hélas pronostiqué dans de précédents articles (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2021/03/01/aux-morts-dus-au-covid-noubliez-pas-dajouter-ceux-qui-resulteront-des-deprogrammations/), à la médecine de pénurie résultant de l’effondrement de nos systèmes de santé, aggravé par deux ans de Covid (depuis les campagnes de dépistage abandonnées jusqu’à la sélection des malades dans des services de soin devenus squelettiques). Les Français ne loueront jamais assez l’efficacité euthanasique de nos dirigeants politiques… Ainsi, l’écart entre la mortalité enregistrée en 2022 et celle qui était attendue dans les projections est considérable : on compte 46 000 décès supplémentaires.

Avec un solde naturel (c’est-à-dire la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès) à + 56 000, l’année 2022 atteint un plus bas historique depuis la fin de la seconde guerre mondiale. C’est l’autre enseignement majeur de ce bilan démographique. Deux trajectoires se conjuguent pour conduire à cette situation : le nombre élevé de décès, allié à des naissances en berne. Notons ici que nous cherchons toujours désespérément l’existence de la moindre politique nataliste dans les projets politiques de tous ceux qui se présentent aux suffrages des Français… En revanche, ils ne manquent pas de se manifester pour revendiquer l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution ! Mais il est vrai que ce sont les mêmes qui militent en faveur d’une immigration débridée de remplacement de notre population. Ils ont donc la “conscience” tranquille.

Selon les données disponibles, qui s’arrêtent fin novembre, 723 000 enfants sont nés en 2022, soit une baisse de 2,6 % par rapport à 2021. Cette année-là, pour la première fois depuis 2015, la natalité était repartie à la hausse. Le seul bienfait de la pandémie. Mais ce n’est plus le cas en 2022, année qui se caractérise par le plus faible nombre de naissances enregistré depuis 1946. C’est donc le solde migratoire, de + 161 000 en 2022, qui est le principal moteur de la progression de la population. Comme nous ne cessons de le répéter, le “Grand Remplacement” a le vent en poupe.

MERCI MACRON ! Et, ne l’oublions jamais aussi, aux Français qui l’ont réélu.

Pour le CER et la Charte de Fontevrault, Jean-Yves Pons, CJA.

6 thoughts on “Jean-Yves Pons. La démographie française n’est pas au beau fixe. Voici pourquoi.

  1. Catoneo

    Nous abordons à la convergence des refus.
    Refus du travail répétitif ou harassant, sauf en job étudiant ou temporaire. Moindre intérêt du salariat donc précarité acceptée. Goût d’une certaine liberté d’entreprendre et rebondir qui ne colle pas avec l’élevage d’une famille.

    Mais plus que tout, c’est l’horizon bouché par des crises que la jeunesse appréhende mieux que les générations anciennes : déréglement climatique sévère, décroissance quasi imposée aux vieilles nations, combat des empires qui efface les plans de réalisation personnelle et pandémies attendues de l’extinction des espèces.
    La Chine populaire et le Japon font des pieds et des mains pour freiner la régression démographique mais il n’y a pas d’échos dans la jeune génération devenue narcissique à certains égards. Est-ce une résurgence du nihilisme ?

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  2. M RICARD

    « …Les Français ne loueront jamais assez l’efficacité euthanasique de nos dirigeants politiques… » Cette volonté d’euthanasier s’est surtout et proprement vue lors du COVID en interdisant les traitements simples et bon marché, en refusant carrément de soigner les personnes malades maintenues chez elles priées d’attendre la mort. Le point d’orgue fut l’utilisation intentionnelle de Rivotril pour des vieillards dans des EHPAD. A cela, comme vous le dites s’ajoutent la volonté farouche d’industrialiser l’avortement pour favoriser l’immigration de substitution de population et la promotion de sexualités par définition infertiles. Mais, la bande de gangsters qui dirige actuellement la France et l’Europe a surtout pour souci de retirer toute perspective aux jeunes générations ( retraite, accès à la propriété…) et incidemment de leur enlever toute envie de procréer ; à quoi bon faire naître des enfants dans un Monde qui s’achève et une civilisation qui se meurt ?…Tout cela réuni dépasse l’euthanasie tant la folie dévastatrice s’est emparée de la ploutocratie et de ses hommes de paille. Nous sommes bel et bien face à des gens mus par une logique génocidaire.

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