EXCOMMUNICATION LATAE SENTENTIAE. MALÉDICTION AVÉRÉE. MONDANITÉ PARTAGÉE.


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En ce Dimanche, Laetare, il est temps que l’Église cesse le théâtre d’ombres qui lui tient généralement lieu de pastorale ; comme aussi la France, pour ce qui lui est sa vie démocratique. Beaucoup moins grandiloquent au niveau du discours, mais tellement plus efficace dans le réel concret !

Excommunication latae sententiae

On est frappé de la légèreté apparente avec laquelle on envisage, commente, soutient ou incrimine, l’ordination annoncée d’Evêques par la fsspx, sans mandat pontifical ; avec un mépris inavoué envers l’excommunication latae sententiae dont la réalité semble si évanescente que d’aucuns hypothèquent même sur sa prononciation effective par l’autorité! En fait de salut des âmes, il y a un ordre de la charité, et il faut commencer par la sienne propre : on doit envisager sérieusement que l’excommunication latae sententiae entraîne en principe la condamnation de son âme au tribunal du Christ, aggravée de toutes celles qu’elle aura égarées ainsi « hors de la communion » de l’Arche du salut.

On ne prend pas garde, par ailleurs, au détournement de l’Episcopat vers la cause salus animarum, c’est tellement plus grave en latin, en une redoutable machination : l’Evêque, comme le rappelle saint Thomas, n’est pas supérieur au Prêtre dans son pouvoir sur le Corps Eucharistique de Notre Seigneur, parce que ce pouvoir du Prêtre est absolu et insurpassable ; par contre, c’est sur le Corps Mystique du Christ, la sainte Église, que l’Evêque est dépositaire de tous les pouvoirs, en tant que membre du Collège épiscopal en qui se continue le Collège Apostolique, toujours avec le Pape, et jamais sans son chef et encore moins contre lui ; le Souverain Pontife étant lui-même le Successeur de Pierre.

Dès lors, la fonction propre des Évêques, avant même le soutien cultuel, si vous me permettez cette expression de l’aumônerie militaire, est d’assurer l’unité et l’intégrité du Collège épiscopal avec à sa tête le Pape, et de garantir aux Fidèles dont ils ont la charge, la participation à cette unité salutaire de l’Église, hors de laquelle il n’y a pas de salut. C’est donc un attentat à la constitution divine de l’Église en sa Source théologique, et chronologique car la succession apostolique est ininterrompue, qui justifie l’automatisme pour la protéger, d’une sanction qui peut entraîner.. la damnation.

Malédiction avérée

Nous n’en sommes pas encore là, heureusement ; il y a loin de la coupe aux lèvres, et le pire n’est jamais sûr. Par contre, ce qui est avéré mais dont on ne fait pas plus de cas, c’est la malédiction proférée à perpétuité par l’Autorité Apostolique, codifiée et reproduite ou référencée au commencement de toutes les éditions du Missale Romanum, que comporte la Bulle Quo Primum Tempore de Pie V pour garantir la Messe Romaine :

« .. ce même Missel pourra être suivi en totalité dans la messe chantée ou lue, dans quelque église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune punition, condamnation ou censure, et qu’on pourra valablement l’utiliser librement et licitement, et cela à perpétuité. .. et que jamais et en aucun temps qui que ce soit ne pourra les contraindre et les forcer à laisser ce Missel ou à abroger la présente instruction ou la modifier, mais qu’elle demeure toujours en vigueur et valide, dans toute sa force..

Si, cependant, quelqu’un se permettait une telle altération, qu’il sache qu’il encourrait l’indignation de Dieu tout-puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul. »

Plutôt donc, que d’encourir une hasardeuse excommunication latae sententiae pour le zèle des âmes, ceux qui se disent prêts, finalement, à lacérer la Tunique du Christ et blesser une nouvelle fois son Cœur Sacré, ne pourraient-ils pas plutôt commencer par avertir l’immense Église de l’indignation avérée de Dieu tout-puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul ? Ils feraient savoir simplement que dans toutes les Cathédrales et églises où la Messe traditionnelle n’aura pas été libérée, il sera donné lecture puissante  de la bulle Quo Primum Tempore lors des célébrations de la Semaine Sainte, à l’occasion de grands chahuts dont les jeunes Français avaient le secret, afin que la vérité éclate, que justice soit faite, et que les âmes les plus simples soient éclairées et consolées.

La discipline ecclésiastique actuellement en vigueur, fait d’ailleurs un devoir à tout catholique de s’opposer du mieux qu’il peut aux abus de pouvoir partout où ils se commettent, particulièrement en matière de doctrine et de mœurs, de liturgie et de communion dans l’Église. L’Église est nôtre : il nous faut avoir la simplicité, l’aplomb et la charité de dénoncer à voix haute, en temps réel et sur place, les erreurs, lacunes, mensonges, désobéissances lorsque nous en sommes témoins ou victimes ; et généralement tout arbitraire sécularisé de la bien-pensance gauche bourgeoise qu’on confond avec l’Evangile. A la posture faussement paulinienne de celui qui est prêt à se damner pour sauver les âmes, tel le Sauveur endossant le blasphème du Sanhédrin, nous recommandons plutôt à chacun de faire respecter ou craindre la dignité et la liberté des enfants de Dieu, dont le monde lui-même est orphelin. On sauve d’abord son âme et c’est ainsi qu’on entraîne aussi les autres dans la voie du salut

 Mondanité partagée

Il est impossible que les scandales n’arrivent, mais malheur à celui par qui ils arrivent ! Il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être jeté à la mer, que de scandaliser un seul de ces petits. Prenez garde à vous ! (cf. Mc 9, 42 et Lc 17, 1-2).

Alors : 
. sacres épiscopaux sans mandat pontifical ;
. chahuts lors de célébrations arbitraires ;
. proclamation de Quo Primum Tempore ;
. remarques publiques de guerre lasse ;

tout va très bien, madame la marquise…           

On n’est pas dupe. Les commentaires ci-dessous nous permettront de mieux voir où nous en sommes ; quel est le scandale ; et qui fait quoi.

L’Aumônier de la Charte de Fontevrault

32 thoughts on “EXCOMMUNICATION LATAE SENTENTIAE. MALÉDICTION AVÉRÉE. MONDANITÉ PARTAGÉE.

  1. basclergeensabots

    La fusion arbitraire des rites serait encore un massacre de la messe. Je pense que ce qu’il a voulu dire c’est plutôt ceci : que le Saint Père revienne à la réalité du Mystère, en abjurant l’idéologie qui prétend juger, autoriser ou interdire la Messe. Partout où le Christ s’offre à son Père pour sa gloire et en propitiation pour nous, quelle que soit la date du Missel Romain utilisé, l’Eglise n’est pas maîtresse mais servante, car elle est là en présence du Christ en Personne, réellement, substantiellement, comme Grand Prêtre et victime de son propre Sacrifice: elle croit, adore, espère et aime; et fait tout pour en faciliter l’accès, certainement pas l’entraver!
    Pour le dire simplement, la solution est de reconnaître la messe traditionnelle et la messe actuelle comme étant la Messe; et de profiter de ce que chacune apporte, sans lui reprocher ce qu’elle n’apporte pas, mais l’autre justement. D’où la nécessité qu’elles soient librement accessibles, chacune dans le respect de ce qu’elle est, selon le droit des fidèles et la charité pastorale des prêtres.

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  2. Hervé J. VOLTO

    La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X aime invoquer un principe à l’autorité redoutable, presque intimidante : salus animarum suprema lex.

    « Salus animarum suprema lex » est un principe fondamental du droit canonique (cité dans Can. 1752), ce qui signifie « Que le salut des âmes soit la loi suprême ». Cela établit que toutes les lois, structures et décisions de l’Église doivent être subordonnées à la sollicitude pastorale et au salut éternel des fidèles, et prévaloir sur les normes purement juridiques.

    Voici les points clés :

    -Objectif pastoral : Le salut des âmes est le but ultime et le critère d’interprétation de toute norme canonique.
    -Exceptionnalité : Ce principe peut fonctionner comme une forme de droit exceptionnel, permettant de dépasser les interprétations juridiques rigides dans des situations de nécessité pour protéger le bien spirituel.
    -Fondement juridique : Il s’agit du principe cardinal qui éclaire l’équité canonique, la dispense et la tolérance au sein de l’ordre de l’Église.

    Ce principe place le soin des âmes au-dessus de toute considération purement organisationnelle ou procédurale.

    Si le schisme en vertu de la latae sententiae paraît improbable, prions cependant pour l’Eglise Catholique ne se divise pas, ce qui compliquerait l’unité du monde Chrétien.

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  3. basclergeensabots

    Ce qu’on ne prend pas en considération, c’est que la messe est l’acte de culte par excellence, avant d’être un secours aux fidèles et une manifestation aussi de ce qu’est l’Eglise. On voit alors que dans ces trois niveaux ordonnés, la maîtrise de l’Eglise sur la manifestation de son être et de sa mission, vient en dernier : quand le culte aura été honoré et le service des fidèles assuré, on pourra se demander s’il est préférable que Sa Grandeur soit vue de profil ou de face pendant la célébration, et si elle doit s’afficher entourée des prêtres ou au contraire isolée dans la plénitude du sacerdoce ; et on pourra même changer si c’est opportun.

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  4. Hervé J. VOLTO

    Selon la doctrine Légitimiste vraie, le Roi de France Très Chrétien, en tant qu’expression visible du principe Divin Sacré, se devait à la manière d’un Charlemagne se faisant servant de messe pour le pape Léon III de faire honorer le culte et garantir le service des fidèles, réprouver les quatre erreurs majeures qui marquent la dégénérescence du monde moderne :

    -L’erreur philosophique, à travers l’atomisme et la croyance en la réincarnation, procède d’une méconnaissance radicale de la métaphysique traditionnelle, réduisant l’être à une somme de parties matérielles ou à un cycle illusoire d’âmes désincarnées, en rupture avec la conception chrétienne de l’unicité de l’âme et du salut.

    -L’erreur cartésienne, quant à elle, introduit une coupure artificielle entre l’âme et le corps, instaurant les fondements d’une rationalité profane qui nie l’intellect pur, source de toute connaissance véritable.

    -L’erreur spirite, sous les figures de Blavatsky, Steiner ou Kardec, constitue une parodie de l’ésotérisme, travestissant les sciences sacrées en un occultisme dévoyé, accessible à tous, sans transmission initiatique valide.

    -Enfin, l’erreur idéologique du XXe siècle, à travers la peste marxiste et le choléra hitlériste, deux expressions complémentaires du même matérialisme politique, nie toute transcendance en absolutisant soit l’individu, soit l’État, en rupture totale avec la souveraineté Divine qui avait voulu s’exprimer à travers la Royauté Française Très Chrétienne qui avait la Noble charge de défendre la Foi et l’Eglise Catholiques et de faire triompher la Royauté du Christ : car nier la Souveraineté de Dieu peut faciliter la pénétration de la rage islamiste en Occident.

    En ces temps de trouble et de doute, il nous reste peut-être LA VOIE BLANCHE : l’ EUCHARISTIE, qui nous permet de rester en communion avec le Dieu de Clotilde que l’on appelle Jésus-Christ et qui est le seul vrai Dieu -« Vous ferez celà en mémoire de moi… » (Luc 22:19-20)- la Dévotion Mariale (car qui aime Jésus aime Sa Très Sainte Mère) à travers le ROSAIRE consacré à l’Immaculée Conception, et l’Union au SAINT PERE : ” tu es Pierre et sur cette pierre je baptiserai mon Eglise, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas sur Elle! »  (Matthieu 16:18), et Dieu ne veut pas que l’on se sépara de Son Vicaire, pour le quel nous avons le devoir de prier.  En bref, Catho-Tradi mais avec l’indult du pape…

    Reply
    1. ConseildanslEspéranceduRoi

      Hervé Volto citant comme source… Hervé Volto ! Amusant, non ? Mais bien peu crédible.

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    1. UnGueu

      Ha ouais, merci pour ces précisions !
      «https://lavieilleposte.blogspot.com/2025/09/annexe-lallegorie-de-la-bassine-de.html?m=1»

      Voyons si je puis imiter ces comparaisons:
      Que devient la meilleure des soupes avec, disons, une infime quantité de poison ?

      Elle devient du poison.

      On attend l’application du principe au yahourt.

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  5. UnGueu

    Comme je ne sais pas d’où parle l’aumônier de la charte, et que la prose employée utilise doubles négations et sous-entendus, il m’est difficile de voir vers quoi ces réflexions veulent nous mener.

    Cependant, des prérequis manquent, des définitions sont absentes.
    En voilà une, qui fera le tri :
    Si à la hiérarchie de l’Église actuelle a bien été confiée ses missions et autorité, elle est d’abord obéissante aux conclusions de Vatican 2, qui n’est qu’une parodie de l’Église de toujours, un catholicisme mièvre, protestantisé, mondialiste, panthéite, pachamamatique.

    L’Église de la Rome moderne n’est plus qu’une ONG modialiste de service à la personne, et ne prétend même plus évangéliser. Élaborer des réflexions sur la Foi à partir de tels fondements relève de l’onanisme intellectuel.

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  6. UnGueu

    «Dès lors, la fonction propre des Évêques, avant même le soutien cultuel, si vous me permettez cette expression de l’aumônerie militaire, est d’assurer l’unité et l’intégrité du Collège épiscopal avec à sa tête le Pape, et de garantir aux Fidèles dont ils ont la charge, la participation à cette unité salutaire de l’Église, hors de laquelle il n’y a pas de salut»

    Tant que les autorités de l’Église sont catholiques, alors oui.
    Dès lors qu’elles professent publiquement et de manière répétée des hérésies et outrages au premier commandement, alors mille fois non.

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  7. basclergeensabots

    Le Gueu ne sait pas d’où parle l’aumônier de la charte : mais comme tous les aumôniers, de l’Évangile à l’Évangile !
    “Car rien n’est caché qui ne deviendra manifeste, rien non plus n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ! Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir lui sera enlevé.” (Lc 8, 17-18)

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  8. Hervé J. VOLTO

    LISEZ BIEN CES DEUX ANALYSES DE LA PHALANGE DE L’ABBE GEORGES DE NANTES

    Point 72. C’est le crime des gens d’Église
    https://crc-resurrection.org/toute-notre-doctrine/150-points-de-la-phalange/royal-2020/point-72-c-est-le-crime-des-gens-d-eglise.html

    La révolution est un fléau. La dictature césarienne la consolide. Mais la religion démocratique l’éternise. À travers toutes les guerres, les anarchies, les tyrannies, les chutes et les relèvements spectaculaires des peuples, l’idée démocratique les ramène ou les retient dans la servitude des pires oligarchies, et par là les conduit à de nouvelles catastrophes.

    1. Mais pourquoi les peuples y tiennent-ils donc ? Parce que les gens d’Église les y ont enchaînés. Ce fut le compromis du sulpicien Émery avec Napoléon, qui aboutit au Concordat de 1801 et à ses Articles organiques, asservissant l’Église au pouvoir totalitaire. Ce furent les enthousiasmes de Lamennais, Lacordaire, Montalembert, rêvant de marier Dieu et la Liberté, l’Église et la Révolution, et réclamant « l’Église libre dans l’État libre », c’est-à-dire l’État sans Dieu, l’État démocratique (1830-1870). Ce fut Léon XIII imposant aux légitimistes le « Ral­liement » à la République juive, maçonnique, anticléricale, antinationale, antisociale, acceptant l’idée de « démocratie » sociale, ouvrant la voie aux abbés démocrates et au Sillon de Marc Sangnier qui allaient prêcher une démocratie intégrale, politique et religieuse, à l’encontre des condamnations lumineuses de saint Pie X (1910).

    Ce fut Pie XI sauvant la République laïque aux abois en excommuniant scandaleusement les catholiques d’Action française pour crime de royalisme (1926). Ce fut l’épiscopat français se ruant à la servitude du tripartisme de guerre civile et reniant la fidélité jurée au maréchal Pétain pour retourner à ses enthousiasmes démocratiques en 1944. Ce fut Paul VI proclamant et célébrant le culte de l’homme dans l’aula de Saint-Pierre, à Rome, le 7 décembre 1965.

    Ce fut encore Jean-Paul II semant la révolution partout où le menèrent ses voyages apostoliques, en élevant la défense de la dignité de tout homme au rang de premier commandement de ce culte de l’homme.

    C’est enfin Benoît XVI dont « l’herméneutique de la continuité » prétend concilier Lumières des philosophes et vérités de la foi réduites à des valeurs évangéliques.

    2. Une science politique qui tirerait les leçons de l’expérience passée suffirait cent fois aux nations pour abjurer les dogmes insensés et cruels de la démocratie, au moins quand les frappe le malheur qui en découle. Les nations sortiraient de ce cycle infernal si l’Église leur rappelait que la légitimité et l’action politiques ne sauraient venir d’en bas ni de la multitude anarchique, mais qu’elles viennent de Dieu, qu’elles s’exercent au seul nom du Christ et de sa Divine Mère, Médiatrice de la plénitude de l’Esprit-Saint par l’établissement dans le monde de la dévotion à son Cœur Immaculé qui est source de l’extension de la Chrétienté.

    Mais non ! Avides de plaire au peuple en exaltant la liberté, aux individus en leur prêchant leurs droits plutôt que leurs devoirs, plus encore avides de plaire aux riches et aux puissants, les gens d’Église n’ont plus osé lutter pour Dieu et par Marie contre la Révolution. Et de compromis en trahison, ils ont enfin partie liée avec la démocratie, se faisant inconsidérément, scandaleusement, ennemis de la gloire de Dieu et du salut de leurs frères !

    Point 84. Ce sera le bienfait des gens d’église
    https://crc-resurrection.org/toute-notre-doctrine/150-points-de-la-phalange/royal-2020/point-84-ce-sera-le-bienfait-des-gens-d-eglise.html

    Certaines nations, et la France en tout premier lieu, par leur histoire et l’action conjointe de l’Église ont acquis un caractère propre. Pour elles, le chef de l’État ne pourra pas se contenter d’être indépendant, antidémocratique, démophile, paternel et non tyrannique : entre le chef de l’État et la nation, régnera un degré éminent d’union.

    Le légiste Jean de Terrevermeille l’avait parfaitement compris au quinzième siècle et expliqué. Il osa comparer la nation à l’Église “ Corps mystique du Christ ”. Ce faisant, il voulait marquer le rôle considérable, déterminant du caput, du chef, dans la vie et le gouvernement du corpus. En France, la clef de voûte de ce corpus mysticum était le Roi. C’est lui qui permit l’unité morale, affective, volontaire, condition, cause, source “ mystique ” même de la vie et du salut de tous, comme le Pape l’est pour l’Église catholique romaine.

    En outre, il fait ainsi de la nation une personne morale, une unité mystique où règne une communion de pensée et d’actes entre le chef et ses sujets, communion qui est adhésion constante et active des membres à la volonté de la tête, à qui est reconnue une souveraineté indispensable pour travailler à l’unification du royaume.

    Une telle adhésion du peuple à la volonté de son roi ne peut exister que dans une nation catholique, car l’existence d’une volonté unique nationale suppose une impétuosité, une sorte d’instinct civique, patriotique, nationaliste, qui n’est pas purement naturel, mais qui implique une énergie supérieure, capable de l’emporter sur les forces contraires, en particulier celles qui résultent du péché originel.

    Or, nous savons que la grâce du Christ n’est donnée aux hommes que par le truchement des sacrements et sacramentaux. Existe-t-il entre le roi et la nation l’équivalent d’un sacrement ? Oui, répond Terrevermeille en se faisant l’écho d’une tradition immémoriale et générale, reconnaissant à toute autorité politique une aide divine, mais très spécialement au roi de France, en vertu du “ sacrement ” de son sacre à Reims, un pouvoir quasi épiscopal de don de la grâce, de gouvernement aidé d’En-Haut, don des miracles même, celui de toucher et guérir les écrouelles, en preuve de cette assistance divine.

    Ainsi donc, l’aboutissement obligé de la contre- révolution restauratrice de notre nation, qui suivra ou accompagnera le triomphe du Cœur Immaculé de Marie, sera de renouer dès que possible avec cette conception mystique de la nation et de son chef qui sont des réalités sacrées, voulues par Dieu, pour notre salut.

    Ce sera le bienfait des gens d’Église, revenus des erreurs de Vatican II et du culte de l’Homme, d’aider d’abord le chef de l’État à restaurer la nation selon son ordre particulier, conformément aux lois de son histoire. Et ensuite, le moment venu, de lui donner une tête, en sacrant le roi, lui conférant la forme de légitimité la plus parfaite et la plus bienfaisante : la légitimité mystique chrétienne.

    Ce n’est pas le peuple qui désignera son roi, mais l’autorité politique qui aura rétabli l’ordre et relevé la nation de ses ruines temporelles, morales et spirituelles. Elle choisira de préférence un descendant de Saint Louis, s’il s’en trouve un capable de réunir les conditions de sa reconnaissance par son peuple. Sinon, la légitimité naturelle de l’autorité politique contre- révolutionnaire pourra fonder une nouvelle dynastie, à moins que Dieu, par quelque événement indubitable, fasse connaître son élu. Mais, dans tous les cas, c’est l’Église qui fixera les conditions du sacre et en sera la gardienne : la foi catholique et le respect de la loi fondamentale du Royaume, sans lesquels le roi, même sacré, perdrait toute légitimité.

    C’EST SA FOI QUI ENGAGE LE ROYALISTE AU SERVICE D’UNE DOUBLE PROFESSION DE FOI, DE CONTRE REFORME CATHOLIQUE, PRIANT ET AGISSANT POUR QUE L’EGLISE REVIENNE DE SON MODERNISME ET DE SON LIBERALISME, ET DE CONTREREVOLTUION FRANCAISE.

    Reply
    1. ConseildanslEspéranceduRoi

      Un texte aussi long SANS FAUTE D’ORTHOGRAPHE NI DE SYNTAXE est forcément un emprunt. D’où vient-il ? C’est ça la vérité ! Le reste n’est que mensonge.

      Reply
  9. Aum Guy Vandevelde

    On est passé d’UnGueu à Dégueu… Las, ils sont légion ! Ne jetez pas vos perles devant eux, de crainte qu’ils ne les piétinent, puis se retournent contre vous pour vous déchirer. (Cf. Mc 5, 9 et Mt 7, 6)

    Reply
    1. Dégueu

      Gueux je suis et je resterai.
      Cette condition n’est pas si mauvaise : je pourrai par exemple tomber bien plus bas en m’aveuglant sur les principes pachamamiques et communistes des Romains modernes, et en les suivant, bêlant à droite et à gauche que c’est la route à suivre.

      Mais je laisse cette voie aux royalistes.

      PS: Parlant de royalisme, Epstein et certaines royautés nord-européennes, ça schlingue pas la dépravation ?
      Le sujet est tabou, ici ?

      Reply
      1. ConseildanslEspéranceduRoi

        Non, le sujet n’est pas tabou. La clé se trouve dans l’ouvrage de David Goodhart, “The Road to somewhere“ (https://charte-fontevrault-providentialisme.fr/index.php/2026/02/13/quand-la-depravation-la-corruption-et-la-perversion-detruisent-le-monde/). Mais ne vous faites pas d’illusion et ne cherchez pas si loin, nous avons les mêmes à la maison où les exemples ne manquent pas et selon que l’on prononcera le nom maudit « Epstiiin » ou « Epchtaïgne » il sera facile de les identifier !

        Reply
        1. LaLégionDégueu (et de tous les cochons de fRance)

          Merci pour cette parenthèse que j’avais moi-même ouverte !

          Pour revenir aux “commetaires ouverts” de l’article, ils m’auront appris que la charte sera désormais nourrie au yahourt, nature, aux fruits voire empoisonnés.

          Pas de crainte dans ce dernier cas, puisque la partie saine sera garantie sans.

          Reply
  10. LaLégionDégueu (et de tous les cochons de fRance)

    Il est de bon ton d’esquinter ceux qui condamnent ou approuvent ces Excommunications latae sententiae.

    On attendra en revanche longtemps ici sur le forum de la charte, une condamnation de cette Rome actuelle qui se fait passer pour catholique.

    Je parie des lingots contre de la monnaie de singe.

    Reply
    1. basclergeensabots

      Perdu !
      Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. ..
      Pour la version “hard” c’est plutôt sur lavieilleposte qu’il faut aller.
      Sinon, pour y voir clair, c’est eglise-la-crise.fr exhaustif et unique, notamment le TRRF… Prévoir le temps de lecture en conséquence.

      Reply
    2. Avatar photoChouandecoeur Post author

      Bonjour à tous,

      Attention Dégueu, un conseil et une exhortation : ne pas se faire un clone de Luther !
      Ce dernier, orgueilleux comme un paon, imbu de lui-même, certain de son intelligence et de ce qu’il croyait dur comme fer comme sa bonne foi, il s’est octroyé unilatéralement le droit de vouloir réformer l’Église en tant qu’Institution alors que les crises internes existantes n’était dues qu’à certains de ses membres pervers et pourris à quelque niveau qu’ils se trouvent. Conséquences : Il a fabriqué une autre religion et a fait tomber l’Allemagne dans des guerres atroces.
      De nos jours, la crise de l’Église est de même ordre, sauf qu’il n’y a plus UN Luther, mais DES MULTITUDES dans toutes les strates de la Chrétienté catholique (“nous sommes légion”).
      Qu’on le veuille ou non, L’EGLISE EST SAINTE !
      Et saper le CORPS MYSTIQUE du Christ, par des critiques systématiques, anodines d’abord puis virulentes, et enfin par des séparations qui ne veulent pas dire leur nom, par des statu quo interminables nourris par un orgueil démesuré (nous sommes la seule et vraie Église, disent-ils), est une faute extrêmement grave qui ne restera pas impunie.
      “L’Église ou Jésus-Christ c’est tout comme” disait Jeanne en son temps. En le nôtre, c’est identique.
      Comprenez bien que l’Église doit passer par où la Tête est passée. Elle doit porter visiblement les péchés du monde comme le Christ a endossé le rôle plein et entier de pécheur devant Son Père. Dans la Passion qu’elle est en train de vivre, devant cette mère crucifiée, de grâce, ne jouons pas aux salopards de pharisiens et autres scribes : “Ah, elle en a converti d’autres en d’autres temps, et maintenant elle ne peut se convertir elle-même.”
      Eh bien NON !
      Tant que je serai Connétable de la Charte de Fontevrault, l’Institution de l’Église Romaine, QUI EST UNE, SAINTE, CATHOLIQUE ET APOSTOLIQUE et ETERNELLE, ne sera pas condamnée sur le blogue de la Charte !
      Des hommes d’église pourront être critiqués, mais pas la Sainte Église !

      Chouandecoeur.

      Reply
  11. basclergeensabots

    Grand merci à Volto pour ces deux longues citations de la CRC : c’est clair, c’est simple, c’est tellement cohérent.. On voit quel immense engagement peut d’ores et déjà être le nôtre; dit avec nos mots : la Charte de Fontevrault et du royalisme providentialiste !

    Reply
    1. ConseildanslEspéranceduRoi

      Sauf que… ce n’est pas de lui ! Tant d’aveuglement est mortifère.

      Reply
      1. La légion des gueux

        Ce n’est pas de l’aveuglement, mais je vous rejoins sur le caractère mortifère.

        Reply
  12. basclergeensabots

    Apparemment on a un problème de connexion : l’abbé de Nantes est cité, le site de la CRC est cité, je me réfère aussi à la CRC, et vous reprochez au commentateur (et à moi) que les citations ne soient pas de son cru…
    On perdrait moins de temps en gardant l’adage de saint Thomas : toute vérité est formulée par l’Esprit Saint, quelle que soit la bouche qui la prononce.

    Reply
    1. Catoneo

      Personne n’y croit vraiment mais tous font semblant. C’est comme le culte du Cargo de John Frum au Vanuatu. On met les mains en visière et on scrute l’horizon.

      Reply

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