Hervé Volto. CJA. Contes et légendes. Le coût de la royauté.

      Votre serviteur a voulu écrire pour nos amis transalpins. Les Royalistes d’un certain âge se trouveront confirmé dans leur Foi et leur Tradition, les plus jeunes apprendront peut-être quelque chose…

     La France vit une crise profonde qui recouvre différents domaines : crise civilisationnelle, crise politique, crise institutionnelle, crise économique et la liste se révèle encore bien longue. En deux centenaires, la République a montré qu’elle n’entendait pas défendre le Bien Commun et les intérêts supérieurs de la France. Il faut donner à la France une institution qui se place au-dessus des partis, des puissances financières et médiatiques. De plus, la monarchie propose cette vision à long terme, forcément essentielle pour mener à bien des projets politiques d’envergure.

      Notre pays est menacé de disparition parce que nos ennemis de l’intérieur et de l’extérieur nous livrent une guerre sans merci. La République se montre véritablement incapable de défendre la France et les plus faibles de nos compatriotes qui en ressentent le besoin. La France doit renouer avec ce que j’appelle le traditionalisme politique française qui repose sur le catholicisme et le monarchisme. Les Français doivent comprendre que notre pays trouve sa source dans le baptême de Clovis et le Sacre de Reims. Être royaliste n’est donc pas une vue de l’esprit, du romantisme ou une pure fantaisie. Il s’agit d’une impérieuse nécessité car si la France ne redevient pas catholique et monarchiste, Elle disparaîtra…

        Depuis la renonciation du Comte de Chambord en 1873 et l’installation du régime républicain, l’école de la République entretient dans la mémoire collective des préjugés aberrants sur l’institution Monarchique. Malgrè l’exemple que donnent différents pays européens encore en Monarchie situés à nos frontières, on continue ici de mélanger les concepts jusqu’à former un gruau idéologique indigeste, et entretenir une tyrannie de l’ignorance.

      C’est le moment, oui, de parler du cout de la Royauté, avec son apparat nécessaire, symbole du prestige de la nation et de son autorité dans le monde. La notion d’apparat politique est d’ailleurs comprise par tous les régime et la République Française a une Garde Républicaine, à cheval, rutilante, pour escorter son Chef d’Etat.

     En 2006, le député socialiste de l’Aisne, René Dosière,a pointé du doigt la multiplication par neuf du budget de l’Etat. Un rapport détaillé que l’on peut retrouver dans un livre intitulé L’argent caché de l’Elysée » (chez Seuil). Face cette gabegie financière, la Cour des Comptes a dénoncé à de nombreuses reprises cette situation mais que rien ne semble endiguer alors « que l’on peut donc légitimement réduire de 25 à 30% le budget » explique René Dosière désormais à la tête de l’Observatoire de l’éthique publique https://www.observatoireethiquepublique.com . Ramené au nombre d’habitants par pays, la Monarchie britannique coûte toujours moins chère que la république : 2 euros pour Paris contre 50 centimes d’euros de moins pour Londres (budget 2021). Et dans leur livre 10 (très) bonnes raisons de restaurer la monarchie, Renaud Dozoul et Laurent-Louis d’Aumale analysent le mythe persistant du coût des Monarchies *;, citant comme référence Buckingham Palace.

      Malgré les apparences, la monarchie anglaise coûte beaucoup moins au Trésor britannique que la Présidence française aux Contribuables Associés. Cinquante-quatre millions d’euros par an pour la couronne contre cent vingt-deux pour l’Élysée : deux fois et demie plus chère ! Ce chiffre intègre les quatre-vingt-deux millions d’Euros du coût net de l’Élysée, et les deux cents millions d’Euros dépensés tous les cinq ans pour les élections présidentielles. Au-delà des frais de la présidence et de ses générosités, on peut méditer sur le poids symbolique de l’État ! peut-on lire dans un des passage cet ouvrage publié aux Muller Édition.

       Incroyable mais vrai !!!

      En l’absence du roi, et le président étant voué à changer régulièrement, l’État est le seul outil d’incarnation permanente de la république. C’est par la taille de l’État que celle-ci assure sa fonction symbolique en France. Un État gros et lourd donne une impression de puissance et de pérennité. Or ce poids a un coût. Les pays où la fonction symbolique est assurée par une famille royale peuvent sans doute plus facilement limiter l’État à sa vocation de gestion de la cité, en faisant un outil plus souple et par conséquent plus efficace, affirment Renaud Dozoul et Laurent-Louis d’Aumale.

       Mais alors, si demain, la France redevenait une Monarchie, combien nous coûterait une institution royale ? Prenons l’hypothèse simple de transposer le dernier budget de la couronne britannique sur celui de la France. https://www.lafinancepourtous.com/2022/09/20/a-combien-le-budget-de-la-monarchie-britannique-seleve-t-il/ . La réponse : « Le prix d’une baguette de pain soit 90 centimes d’euros par habitant ».

      Si pour nous, Royalistes Providentialistes, il n’est d’autre chemin que de s’en remettre à la Providence Divine pour le choix du Roi, en l’occurrence à Jésus par Marie par la prière et par l’action, il n’en reste pas moins que pour nos esprits humains faibles et coruptibles, une incarnation est souvent souhaitable. Conscient de cette nécessité, d’ailleurs plus biologique que véritablement politique, les Royalistes Régentistes proposent de reconnaître le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou -et pas sous la titulature de Louis XX, il y a là plus qu’une nuance !- en tant qu’ AINE VISIBLE  et non aîné Salique.                                                                               Cette Régence en l’attente de la survenance de l’AINE SALIQUE le Prince Henri de La Croix, Duc de Bretagne, dont seul Dieu sait si, et quand, elle se produira, doit être bien comprise. Elle doit d’abord être distinguée des périodes de Régence telles que l’Ancien régime en a connu quelques unes
https://www.sylmpedia.fr/index.php/Royalisme_r%C3%A9gentiste

Hervé J. VOLTO, CJA. Président Honoraire de la Charte de Fontevrault (Président 1991-1994), chroniqueur et mémorialiste, membre du Chapitre Général et Délégué officiel pour l’Italie

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