Actualité – Article de Monsieur Jean-Yves PONS :

La Corse a été sidérée par l’assassinat de l’ex-indépendantiste et homme d’affaire sulfureux Alain Orsoni, lors des funérailles de sa mère, le 12 janvier à Vero (Corse-du-Sud). Du moins en apparence car, disons-le clairement, ces manifestations de violence sont monnaie courante sur le territoire que l’on a coutume de nommer abusivement “Île de Beauté”. Surtout depuis qu’elle est tombée sous le joug d’organisations mafieuses.
Souvenez-vous d’ailleurs de ce que nous écrivions déjà le 29 octobre 2012 (il y a donc 14 ans) à son propos :
« Kallisté*, le cadeau empoisonné de Louis XV à la France » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/10/29/le-billet-dhumeur-du-sieur-du-plessis-kalliste-ou-le-cadeau-empoisonne-de-louis-xv/ ) :
“La mauvaise intelligence entre les Corses et la métropole ajoute aux difficultés, comme cela avait existé dans des temps plus reculés entre les Corses et les Pisans ou les Génois. Elle a entraîné, pendant les cinquante dernières années, des violences justifiées par les revendications du nationalisme corse d’un côté, par la défense de l’intégrité du territoire de la République française de l’autre. Or, la lutte policière s’est concentrée, pendant cette période, contre les nationalistes et a délaissé le travail endurant visant à réduire la criminalité de droit commun. Des voyous furent (sont ?) utilisés parfois pour accomplir de basses œuvres dans un camp et dans l’autre. On a vu aussi les méthodes des délinquants utilisées par certains militants, lorsque l’impôt révolutionnaire se transformait en racket au profit d’intérêts personnels comme on a connu l‘existence de relations ambiguës entre des hommes politiques et des individus appartenant au milieu. Les activités délinquantes, enfin, ont pris davantage d’ampleur, tandis que diminuait, au cours des dernières années, la violence politique. Au point qu’une authentique dérive mafieuse s’est emparée de l’île.
Des raisons anciennes peuvent expliquer ce manque de compréhension et ces affrontements entre les Corses et l’Etat français.
D’une part, la loi française fut imposée sans tenir compte du droit coutumier local. D’où ces comportements locaux hostiles à un droit dit « étranger » qu’on juge d’autant plus illégitime qu’il ignore des singularités et s’exprime dans une autre langue que la langue corse . Mais, après tout, est-ce anormal dans un Etat aussi jacobin que la France ? Le Roi, père de ses peuples, n’aurait certainement pas conduit une telle politique.
D’autre part, l’idée de la démocratie que se fait la population corse diffère de celle communément admise en France métropolitaine. L’antique organisation de la famille élargie reposait sur une hiérarchie qui ne favorisait pas l’expression des opinions de chacun des membres, mais en revanche débouchait sur le clanisme et le clientélisme. Les « capi » s’appropriaient le pouvoir et chacun, par prudence, retenait sa parole. Rien de tel en métropole.
Mais, au-delà de tout cela, il faut comprendre que la société corse est une société du « mensonge sur soi » pour laquelle l’île n’a fonction que de décor, une sorte de Cineccita sans figures humaines. Les Corses ne s’aiment pas. Comment pourraient-ils aimer la France ?“
* Kallisté : “La plus belle” en Grec ancien.
Mais ce n’est pas tout puisque, pas plus tard que l’année dernière, nous ajoutions une réflexion d’importance dans un post de la Charte de Fontevrault (https://charte-fontevrault-providentialisme.fr/index.php/2025/03/14/jean-yves-pons-la-corse-est-malade-mais-les-corses-davantage-encore/). Et que croyez-vous qu’il arriva ?… L’assassinat d’Alain Orsoni ! Par un tireur d’élite (un sniper) tirant avec une arme de précision et à longue distance, comme le font si bien les tueurs du grand banditisme. Celui qui gangrène désormais notre beau pays livré à la chienlit républicaine.
Et il aura fallu tout ce temps et combien d’abandon, de lâcheté et de violence pour lire enfin cette confession du Monde diplomatique : https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2026-01-13-La-Corse-la-terre-et-la-violence
Le 15 janvier 2026.
Pour le CER et la Charte de Fontevrault, Jean-Yves Pons, CJA.
