Lorsque la France aux grandes régions si artificielles aura implosé sous les coups redoublés d’ennemis coalisés, peut-être faudra t’il la reconstruire à partir de fiefs laborieusement arrachés aux ennemis.
Voir ci-dessous ce que fût le Limousin
Entre le XIe et le XVIe siècle, ces élites aristocratiques assoient en grande partie leur domination grâce aux châteaux et la châtellenie, c’est-à-dire la mise en territoire des droits seigneuriaux émanant de la possession d’un site castral, devient le cadre spatial dans lequel la noblesse se définit progressivement : on est non seulement maître de tel ou tel château – ou de tel groupe de châteaux – mais on peut aussi, pour l’aristocratie infra-châtelaine, être de tel ou tel repaire, manoir ou hôtel, au sein de liens féodaux qui inscrivent ces demeures dans telle ou telle châtellenie. En effet, au-delà des lignages détenteurs de prérogatives comtales ou assimilés (en Limousin, surtout des vicomtes), il existe des situations très variables : entre les grandes familles contrôlant plusieurs châteaux, les maîtres d’une forteresse éponyme, les seigneurs de sites secondaires (maison fortes), les chevaliers seigneurs de village et ceux qui ne disposent d’aucune seigneurie s’esquissent des hiérarchies qui sont aussi liées à la maîtrise de l’espace. http://siecles.revues.org/2322
1. Limites départementales ;
2. Anciennes limites du diocèse de Limoges ;
3. Site castral vicomtal ou comtal ;
4. Emprise hypothétique de vicomtés éphémères (Aubusson, Gimel, Ségur) ou tardives (Bridiers).
