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Focus sur les éclairages (3/3)
Le Saint Père nous pardonnera : les incantations compulsives de l’humanisme laïcisé, et de la dignité de tous les hommes et de toutes les femmes pour préserver la maison commune, qui occultent invinciblement la famille comme réseau primordial des relations entre les personnes qu’il appelle pourtant de ses vœux ; nous les compléterons par le dépôt sacré de la Révélation qui a réellement transformé l’histoire en une histoire du salut et de la perdition, et par la confiance très sûre en la Providence qui jamais ne se trompe en ses desseins. Elle, qui sait ce qu’il faut à chacun et le lui donne à chaque moment : d’abord la foi, l’espérance et la charité, vertus théologales en prise sur Dieu lui-même ; puis l’ordre sacramentel actuel et traditionnel, par quoi, effectivement, il n’y a rien d’humain qui ne puisse être digne de Dieu, comme il l’affirme ; enfin les grands dons et grâces charismatiques, prophétiques et mystiques de la période, jusqu’ici mis en œuvre par les Fidèles, il faut bien le confesser, plutôt que par la Hiérarchie pourtant interpellée au plus haut niveau. Mais la normalité d’un ordre temporel catholique, justement remis à l’engagement des laïcs, est complètement sortie des radars ecclésiastiques, et l’idée même en est bannie de l’horizon de la Doctrine Sociale de l’Église qui fait pourtant profession de ne pas traiter autre chose ; tel est le thème capital sous-jacent de l’encyclique.
En ces temps à très hauts risques qu’Elle analyse avec pénétration, Sa Sainteté ne semble pas sentir le manque cruel du roi très chrétien, le fils aîné de l’Église faisant de la France le glaive et le bouclier temporels de la sainte Église, et l’instrument de son règne de vérité et d’amour sur les Nations. Elle ne semble pas considérer encore, malgré les accents eschatologiques surtout à la fin de l’encyclique, que « Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur immaculé de Marie, car c’est par elle qu’on aura la paix » ; et notamment le premier Samedi de cinq mois d’affilée en réparation. Ce qu’Elle n’arrive pas à penser, semble-t-il, c’est ce qui a été demandé et toujours refusé après plus de cent ans, mais préparé dans le secret de la plus haute souffrance, la Messe Perpétuelle sur les coteaux des Rinfilières : « c’est au nom de l’Univers qu’un Autel sur un point précis, ferait monter vers le Père, Dieu Éternel, sans interruption le Seul Très Saint, l’Unique efficace Sacrifice de l’Agneau sans tache, la sublime adoration, la profonde action de grâce, l’intégrale expiation, l’irrésistible imploration » (Claire, Pâques 1944). Les voici, les Jours où ces réalités toutes prêtes à se manifester, deviendront des évidences sur lesquelles on se précipitera : « quand je verrai dans ce lieu que j’ai spécialement choisi pour répandre mon amour miséricordieux sur le monde, les foules à genoux et demander pardon, mon Père fera grâce, et mon Cœur apparaîtra dans le triomphe de la paix sur une France régénérée. Cœur de Jésus, l’heure est venue : avancez, triomphez, régnez » (6-11-25, Les Rinfillières).
Ayant focalisé la lentille des éclairages pour dissiper le flou, nous pourrons mettre à profit la lecture cursive des passages les plus significatifs du texte pontifical. Ils nous donnent de nous situer exactement dans le monde tel qu’il est devenu, et nous encouragent puissamment, comme catholiques, à ne pas baisser les bras, mais bien à relever le défi, avec tous ceux qui voudront en être, dans l’arène où le Christ aujourd’hui ne nous regarde plus combattre, mais où il combat avec nous, parmi nous, en nous, et pour nous ; il vient braver l’antique adversaire et le mettre hors d’état de nuire pour un long temps cette fois : Ave Caesar, triomphatores te salutant ! Le Pape nous y exhorte à plusieurs reprises : ne considérons pas la fragilité comme une erreur à corriger. Au contraire, nous voyons plutôt David s’élançant vers Goliath, non par force et puissance, mais par l’Esprit de Dieu : ainsi du Fils de David, avec la seule fronde de son chapelet. C’est donc en filigrane, avec le visage de Léon XIV sincèrement heureux d’avoir offert au Cœur eucharistique de Jésus-Christ un véritable triomphe lors de la Fête-Dieu à Madrid, que nous lisons l’encyclique de la Magnifique Humanité.
Extraits significatifs de l’encyclique
sur le blog perso de M. l’Aumônier
https://lavieilleposte.blogspot.com/2026/06/sur-lencyclique-magnifica-humanitas-de.html
