Au seuil de l’Apocalypse
« Quant à moi, j’attends les Cosaques et le Saint-Esprit. Tout le reste n’est qu’ordure ! »
prophétisait Léon Bloy * vers 1915, en pleine tuerie mondiale.
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https://www.revue-elements.com/leon-bloy-en-attendant-les-cosaques-les-gilets-jaunes-et-le-saint-esprit-deluge/
Pour en savoir plus.
- https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Bloy

Les liens sont
et
https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Bloy
Léon Bloy pour les nuls :
Léon Bloy, né le 11juillet 1846 à Périgueux et mort le 3 novembre 1917 à Bourg-la-Reine, est un romancier et essayiste Français.
Connu pour son roman LE DESPERE, largement inspiré de sa relation avec Anne-Marie Roulé, il est aussi un polémiste Royaliste célèbre.
Léon Henri Marie Bloy est le fils de Jean-Baptiste Bloy, fonctionnaire aux Ponts et Chaussées et franc-maçon, et d’Anne-Marie Carreau, une ardente Catholique.
Ses études au lycée de Périgueux sont médiocres : retiré de l’établissement en classe de quatrième, il continue sa formation sous la direction de son père, qui l’oriente vers l’architecture. En 1864, son père lui trouve un emploi à Paris, il entre comme commis au bureau de l’architecte principal de la Compagnie ferroviaire d’Orléans, et y fréquente un milieux anti-clérical.
En décembre 1868, il fait la connaissance de Jules Barbey d’Aurevilly, un défenseur acharné de l’ultramontanisme et de l’absolutisme qui habite en face de chez lui, rue Rousselet (Léon Bloy habite au numéro 24). C’est l’occasion pour lui d’une profonde conversion intellectuelle, qui le ramène à la religion Catholique, et le rapproche des courants Royalistes. C’est Barbey qui le familiarise avec la pensée du philosophe Antoine Blanc de Saint-Bonnet, considéré dans les milieux Légitimistes comme le continuateur de Joseph de Maistre. « une des majestés intellectuelles de ce siècle », dira Bloy plus tard. Par la suite, Ernest Hello eut également une très forte influence sur lui ; il semble même que ce soit lui qui l’ait incité à écrire.
Reprenant les idées de Blanc de saint Bonnet, Léon Bloy s’oppose à l’industrialisme, à la démocratie : il condamne ensemble et le socialisme et le libéralisme. Il prône une rénovation Cathgolique Sociale basée sur la nature réelle de l’homme. C’est un passionné, allant jusqu’à écrire
-LE CATHOLICISME OU LE PETARD (entendez, le soulèvement populaire)!
En 1870, il est incorporé dans le régiment des « Mobiles de la Dordogne », retourne en Dordogne en 1871 et à son retour à Paris en 1873, où, sur la recommandation de Barbey d’Aurevilly, il entre à L’Univers, le grand quotidien Catholique dirigé par Louis Veuillot. Très vite, en raison de son intransigeance religieuse et de sa violence, il se brouille avec Veuillot, et quitte le journal dès juin 1874. Il est alors engagé comme copiste à la direction de l’enregistrement, tout en étant le secrétaire bénévole de Barbey d’Aurevilly. Il écrit un livre admirable sur Marie Antoinette.
Sa vie bascule à nouveau en 1877. Il perd ses parents, effectue une retraite à la Grande Trappe de Soligny (première d’une série de vaines tentatives de vie monastique), et rencontre Anne-Marie Roulé, prostituée occasionnelle, qu’il recueille, et convertit, en 1878. Rapidement, la passion que vivent Bloy et la jeune femme se meut en une aventure mystique, accompagnée de visions, de pressentiments apocalyptiques.
C’est dans ce contexte passablement exalté que Bloy rencontre l’abbé Tardif de Moidrey, qui l’initie à l’exégèse symbolique durant un séjour à La Salette, avant de mourir brusquement non sans avoir révélé à Léon Bloy le secret du Berger de La Salette et la cause de la renonciation du Comte de Chambord ! Léon Bloy passe du Légitime à l’Ultra-Légitimisme
Léon Bloy sera associé à certaines influences Royalistes Providentialistes qui s’exprimeront dans les mouvements les plus extrêmes du traditionalisme Catholique, refusant tout compromis avec l’Action Français naissante, fortement imprégnés d’une eschatologie étroitement liée à l’apparition de la Vierge Marie à la Salette (1846) et du retour du Grand Monarque.
-POUR MA PART, JE N’ATTEND PLUS QUE LES COSAQUES ET LE SAINT ESPRIT, écrira-t-il à la fin de sa vie, prédisant l’occupation de Paris par l’armée russe et l’Empire du Saint Esprit fondé par le Grand monarque HENRI V DE LA CROIX…
Très vite, en raison de son intransigeance religieuse et de sa violence, Léon Bloy se brouille avec Veuillot, et quitte le journal dès juin 1874 : il y a une raison à celà ! Louis Veuillot avait accepté le principe du ralliement, ce qui pour un Ultra comme Léon-Bloy, ne pouvait être vu que comme une trahison !!!
Espérons que les cosaques qui viendront à Paris ne seront pas d’origine Tchétchène…