Le Saint Esprit parait avoir déserté la Commission Europénnne qui tente maintenant de rayer le mot Noël des nos consciences.

Un projet émanant de la Commission européenne vise à frapper le mot Noël de damnatio memoriae,*  au nom d’une conception progressiste de la non-discrimination. Le Vatican a obtenu de Bruxelles que le texte soit refondu.

« Vive Noël, vive l’Europe du bon sens ! » Antonio Tajani, fondateur du parti Forza Italia ne contient plus sa joie sur les réseaux sociaux, en ce 30 novembre 2021.Il faut dire que les santons de la crèche, l’Enfant-Jésus en tête, ont éprouvé un coup de chaleur assez inhabituel pour une fin d’automne : dans une réglementation interne, la commissaire européenne Helena Dalli – chargée de « l’égalité » – recommande de ne plus souhaiter « joyeux Noël », afin de manifester le respect des différentes traditions religieuses.De même, l’expression « période de Noël » devrait céder la place à « période de vacances » : quand la culture de l’effacement et de l’annulation avance masquée sous les oripeaux de la « non-discrimination »…La réaction ne s’est pas faite attendre oltretevere : mobilisant la « une » italienne du portail d’informations officiel du Vatican, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège en personne est intervenu pour dire haut et fort ce qu’il pensait de cette énième tentative de négation des racines chrétiennes de l’Europe.
Un phénomène qui, disons-le au passage, n’est pas confiné dans les couloirs de la Commission de Bruxelles : ainsi, l’Office du commerce de la ville de Besançon n’a-t-il pas hésité à pousser le ridicule en substituant la mention « Fantastique décembre » à celle, jugée discriminante, de « Joyeux Noël ».

Pour le cardinal Pietro Parolin, la mesure – qui voulait aussi interdire l’emploi de « madame » ou « mademoiselle » – est tout sauf anodine : « il y a là le risque de détruire, d’anéantir la personne, dans deux directions principales. La première, celle de la différenciation qui caractérise notre monde, et aujourd’hui, la tendance est malheureusement à tout niveler. »

« La seconde : l’oubli de ce qui est la réalité. Or, celui qui va à l’encontre de la réalité se met en grand danger. Et puis il y a l’annulation de ce que sont les racines, notamment en ce qui concerne les fêtes chrétiennes, la dimension chrétienne de notre Europe aussi. »

Car, pour le haut prélat, il ne fait aucun doute que « l’Europe (doive) son existence et son identité à de nombreuses influences, dont la principale, est le christianisme. »

A Bruxelles, le message semble avoir été reçu cinq sur cinq, avec l’annonce du rétropédalage de la commissaire européenne : « le projet avait pour but de mettre en évidence le caractère inclusif de la Commission, mais ces lignes directrices ont clairement besoin d’être approfondies », a précisé Helena Dalli, ajoutant que le futur document révisé tiendra compte, c’est promis, des « préoccupations soulevées ».

L’Office du commerce de Besançon, campe, quant à lui, sur ses positions, ignorant – l’incompétence fait parfois sourire – que « fantastique » se définit dans le dictionnaire par « ce qui n’existe pas dans la réalité » : les commerçants bisontins apprécieront, eux qui doivent souhaiter que leur chiffre d’affaires pour Noël soit bien réel, tout sauf… “Fantastique” !

https://fsspx.news/fr/news-events/news/effacement-de-noel-le-saint-siege-prie-leurope-de-revoir-sa-copie-70246

 

  • NDLRB.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Damnatio_memoriae

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